Kim Robinson - Les 40 signes de la pluie

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À Washington, Anna et Charlie Quibler oeuvrent aux applications des découvertes scientifiques visant à améliorer la vie sur terre. L’enjeu est de taille : alerter le monde sur les dangers du réchauffement climatique global et convaincre une administration réticente de prendre les mesures qui s’imposent.
L’urgence devient criante lorsque des pluies torrentielles s’abattent sur la ville, bientôt engloutie sous les eaux. Pour l’humanité, l’adoption des lois préparées par Charlie est désormais une question de vie ou de mort…

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Il tapa rapidement « consultants » dans la case du moteur de recherche et afficha la page de la boîte qui en faisait la liste. Elle était bien là : docteur Francesca Taolini, Massachusetts Institute of Technology, centre d’études bio-informatiques.

— Je veux bien être pendu !

Il s’appuya au dossier de son fauteuil, en réfléchissant. Taolini avait apprécié la demande de subvention de Pierzinski ; elle l’avait gratifiée d’un « Très bon » et avait plaidé en faveur de son financement, d’une façon assez convaincante pour l’effrayer un peu, sur le coup. Elle en avait vu le potentiel…

C’est alors que Kenzo l’appela, en délirant sur la tempête et l’inondation, et Frank rejoignit tous ceux qui étaient présents dans le bâtiment devant les infos télévisées et le site Internet de la NOAA afin d’essayer d’apprécier la gravité de la situation. Une chaîne montra le Rock Creek, qui avait débordé de son lit et se déversait dans les rues, au niveau de Foggy Bottom, où tout le monde avait de l’eau jusqu’à la taille. Ensuite, ce fut le quartier sud-ouest, où les maisons étaient inondées jusqu’au toit, notamment les bâtiments de l’École de guerre, dont la façade à colonnade classique, au confluent du Potomac et de l’Anacostia, sortait de l’eau comme un temple de l’Atlantide.

C’était plus ou moins la même chose au Jefferson Memorial. Dans toute la ville, les caméras fixées sur les immeubles transmettaient les mêmes images de déluge. Frank les contemplait, fasciné. La ville était un lac.

Les spécialistes du climat, au neuvième, affichaient déjà des cartes topographiques montrant l’inondation à différents stades. Si l’eau montait à cent mètres au-dessus du niveau de la mer, au confluent du Potomac et de l’Anacostia, projection que Kenzo considérait comme raisonnable compte tenu du mascaret et de tout le reste, le long de cette courbe de niveau, le nouveau rivage courrait plus ou moins du Capitole, en haut de Pennsylvania Avenue, jusqu’à l’intersection avec le Rock Creek. Le Capitole, sur sa colline, et la Maison-Blanche, un peu plus bas sur la pente, seraient probablement épargnés tous les deux ; mais tout, au sud et à l’ouest, serait sous l’eau, comme le confirmaient déjà les vidéos.

En amont, les stations de monitoring montraient que le pic de l’inondation n’avait pas encore été atteint.

— Les éléments se sont conjurés ! beugla Kenzo dans le téléphone. Tout est arrivé en même temps !

Frank ne l’avait jamais vu aussi excité. Lui qui s’exprimait généralement d’un ton mesuré, voilà qu’il parlait comme un imprésario – l’agent des désastres –, sur un ton voisin de la fierté paternelle.

— Est-ce que ça pourrait être une conséquence de la stagnation du courant Atlantique ? demanda Frank.

— Oh non, c’est très improbable. Ça n’a rien à voir. C’est un front orageux. Sauf que la stagnation pourrait provoquer la multiplication de tempêtes de ce genre. Plus froides, plus venteuses. Ce n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend !

— Nom de Dieu…

Il n’y aurait pas moyen de traverser le Potomac avant la fin de la tempête.

— Tu peux me dire ce qui se passe du côté de la Virginie ? Les gens travaillent, par chez toi ?

— Ils mettent des sacs de sable le long du cimetière d’Arlington, répondit Kenzo. Si tu veux, il y a des images sur la chaîne 44. Ils font appel à des volontaires.

— Vraiment !

Frank était déjà parti. Il descendit au sous-sol, par l’escalier, pour ne pas courir le risque de se retrouver coincé dans un ascenseur, récupéra sa voiture et sortit du parking. Il y avait de grandes mares, mais leur profondeur n’excédait pas une dizaine de centimètres. Ça n’allait pas tarder à empirer, quand le fleuve remonterait dans les canalisations, empêchant l’eau de s’évacuer. Enfin, pour l’instant, on pouvait encore aller vers le fleuve.

Il tourna à droite et s’arrêta au feu rouge. Les employés du Starbucks étaient sur le trottoir et passaient des cafés et des sachets de papier aux voitures, devant lui. Frank ouvrit sa vitre alors que l’une des employées s’approchait. Elle lui tendit un sachet de viennoiseries et un gobelet de café en carton.

— Merci, les gars ! s’écria Frank. C’est à vous qu’on devrait confier les urgences !

— C’est déjà fait ! Allez, tirez-vous d’ici ! dit-elle en lui faisant signe d’avancer.

Frank repartit en riant vers le fleuve, tout en mangeant ses pâtisseries. Il avançait comme tous les autres, sur la route détrempée, à une dizaine de kilomètres à l’heure. Cinq camions passèrent plus vite, laissant de grandes vagues derrière eux.

En traversant un carrefour, Frank repéra trois hommes qui se cachaient derrière un bâtiment. Ils transportaient quelque chose. Des pillards ? Qui oserait faire une chose pareille ? Quelle tristesse de penser qu’il y avait des gens tellement coincés dans le mauvais mode de fonctionnement qu’ils ne pouvaient pas en sortir, même quand l’occasion se présentait de tout remettre à plat. C’était vraiment ce qui s’appelait perdre une belle occasion !

En arrivant à une rue barrée, il se gara, suivant les instructions d’un homme en gilet orange fluo. La pluie tombait vraiment fort. Au loin, des gens faisaient la chaîne avec des sacs de sable, sur le côté du mémorial aux marines US. Il se précipita pour les rejoindre.

De l’endroit où il était, il voyait le Potomac qui se déversait dans le Boundary Channel, au niveau de Columbia Island, arrachant les ponts, les marinas, menaçant le bas du cimetière d’Arlington. Il s’affairait au milieu de centaines, de milliers de gens peut-être, qui transportaient de petits sacs de sable ressemblant à des sacs de ciment d’une vingtaine de kilos, et qui pesaient bien leurs vingt kilos. De grands gaillards les prenaient dans des camions et les passaient à des gens qui les repassaient à d’autres, le long de la chaîne, ou les transportaient sur leur épaule vers différents points d’un mur de sacs de sable, du côté du Memorial Bridge situé en Virginie, où les pompiers dirigeaient la construction.

Avec le bruit du fleuve et de la pluie, on avait du mal à s’entendre, et il fallait crier pour se transmettre des informations et des instructions. L’aéroport était sous l’eau, la vieille ville d’Alexandria et la vallée de l’Anacostia étaient inondées sur des kilomètres. Tout comme le Mall, évidemment.

Frank travaillait comme un derviche. Quoi qu’on lui dise, il hochait la tête sans chercher à comprendre. C’était très satisfaisant. Il se sentait profondément heureux, et tout le monde autour de lui avait l’air heureux aussi. Et voilà, se dit-il en regardant les gens transbahuter des sacs de sable mous, tels les coolies d’une vieille peinture chinoise. Il faut des événements comme ça pour libérer les gens et qu’ils deviennent généreux.

Plus tard, ce jour-là, il se retrouva debout sur le mur de sacs de sable, d’où il avait une bonne vue sur l’inondation. Le vent avait cessé, mais la pluie tombait toujours aussi fort. Il avait par instants l’impression de respirer plus d’eau que d’air.

Son équipe faisait un break, parce qu’ils s’étaient subitement retrouvés à court de sacs de sable. Il avait le dos cassé et s’étirait par ondes successives, comme les cercles des arbres. Le vent avait tourné plusieurs fois. Ils avaient essuyé de brèves bourrasques venant de l’ouest et du nord, des claques vicieuses comme des micro-tornades. Là, en cet instant, il semblait y avoir une sorte de trêve atmosphérique.

Puis la pluie se calma à son tour, se muant en un très lent crachin. Loin vers l’est, par-delà les eaux écumantes du Boundary Channel et du Potomac proprement dit, une étendue brune, tourbillonnante, s’étendait à perte de vue. Le monument de Washington était un obélisque indistinct sur un horizon plein d’eau. Le Lincoln Memorial et le Kennedy Center étaient deux îles dans le courant. Les nuages noirs formaient un plafond bas, compact, et entre l’eau et les nuages l’air était agité de rafales désordonnées, mais Frank avait encore chaud à cause de tout l’exercice qu’il avait fait, et bien qu’il soit trempé il n’était pas gelé. Il avait juste les oreilles et les mains mordues par le vent. Il resta debout, là, à fléchir la colonne vertébrale, les reins en compote.

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