Kim Robinson - Les 40 signes de la pluie

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À Washington, Anna et Charlie Quibler oeuvrent aux applications des découvertes scientifiques visant à améliorer la vie sur terre. L’enjeu est de taille : alerter le monde sur les dangers du réchauffement climatique global et convaincre une administration réticente de prendre les mesures qui s’imposent.
L’urgence devient criante lorsque des pluies torrentielles s’abattent sur la ville, bientôt engloutie sous les eaux. Pour l’humanité, l’adoption des lois préparées par Charlie est désormais une question de vie ou de mort…

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— Oh, bien. Ils adorent ça. J’ai toutes les peines du monde à les empêcher de sortir.

— Ne les laisse pas aller dehors, surtout.

— Non, non. Alors, le bâtiment où tu es n’est pas inondé ? Mais le Mall est sous l’eau, non ?

— Si, si, absolument, mais pas le bâtiment où je suis. Enfin, pas trop. Ils ont fermé hermétiquement les portes, et ils ont assez bien réussi à les sceller en bas. Ce n’est pas génial, mais au moins, on n’est pas en danger. On n’a qu’à rester dans les étages.

— Et les générateurs marchent ?

— Oui.

— Ils ont dit à la télé que beaucoup de générateurs avaient pris l’eau.

— Ça, je veux bien le croire. Personne n’avait prévu ça.

— Non. Les générateurs dans les sous-sols, c’est vraiment une idée idiote.

— C’est là que se trouve le nôtre.

— D’accord. Mais il est sur une table, et il marche.

— Et pour manger, tu as des provisions, à la maison ? demanda Charlie en essayant de se rappeler ce qu’il y avait dans les placards.

— Ne t’en fais pas, on ne mourra pas de faim tout de suite. Enfin, ce n’est pas génial, et ça pourrait devenir embêtant si on n’arrive pas à se ravitailler d’ici peu. Je pense que ça risque d’être un peu compliqué pendant quelques semaines.

— Bah, ça va aller. Je veux dire, d’ici là, ils auront bien réussi à remettre les choses en ordre.

— Sûrement. Et il faudra nous donner de l’eau potable, aussi.

— Tu crois que l’eau va s’en aller très vite ?

— Ça, je l’ignore. Comment veux-tu que je le sache ?

— Eh bien, je ne sais pas… Tu as une formation scientifique.

— Tu parles !

Ils s’écoutèrent respirer, chacun à un bout de la ligne.

— Je suis rudement content de t’entendre, dit Charlie. C’était terrible de ne pas pouvoir te contacter, comme ça.

— Moi aussi.

— Il y a plein de bateaux autour de nous, maintenant, reprit Charlie. Je vais essayer de rentrer à la maison le plus vite possible. Une fois sur la terre ferme, je pourrai rentrer à pied.

— Ça, ce n’est pas certain. Le pont Taft au-dessus du Rock Creek a été emporté. D’après ce que j’ai vu aux infos, tu ne pourras traverser que sur le pont de Massachusetts Avenue.

— Ouais, j’ai vu que le Rock Creek avait débordé. C’est stupéfiant !

— Ça oui. Le zoo et tout le reste. Drepung dit qu’on retrouvera la plupart des animaux, mais je n’en suis pas si sûre.

La mort des animaux du zoo la préoccupait presque autant que celle des gens. Elle ne faisait pas la différence.

— Bon, alors, je vais prendre Mass Avenue, dit Charlie.

— Ou alors tu pourrais leur demander de te déposer à l’ouest du Rock Creek, dans Georgetown. De toute façon, pas d’imprudence, hein ? Ne prends pas de risques pour rentrer ici plus vite. Ça n’en vaut pas la peine.

— Ne t’inquiète pas. Je ferai attention, et je t’appellerai régulièrement. Enfin, j’espère. C’était affreux d’être coupés.

— Je sais.

— Enfin… Eh bien, je n’ai pas vraiment envie de raccrocher, mais ça vaudrait peut-être mieux. Mais je voudrais parler aux garçons, d’abord.

— Oh oui, bien sûr. Tiens, je te passe Joe. J’aime autant te dire qu’il n’a pas apprécié ton absence. Il n’arrête pas de demander après toi. De te demander, en fait. Tiens…

Et alors, dans son oreille :

— Papppa ?

— Joe !

— Pa ! pa !

— Oui, Joe ! C’est papa ! Ça me fait plaisir de t’entendre, mon bout de chou ! Je suis au travail. Mais je rentre bientôt.

— Pa ! Pa ! (Puis, dans une forme de gémissement :) Veux… Paaaa…

— Tout va bien, mon Joe, dit Charlie, la gorge nouée. Je vais bientôt rentrer. Ne t’inquiète pas, va.

— Pa ! fit le bambin dans un hurlement.

Anna reprit le téléphone.

— Désolée. Il pique une crise. Tiens, Nick veut te parler aussi.

— Hé, salut, Nick ! Tu t’occupes bien de maman et de Joe ?

— Ouais. Enfin, je m’en occupais bien, mais Joe est plutôt en rogne, là.

— Il s’en remettra. Alors, comment c’est, à la maison ?

— Eh bien, on a fait brûler ces grosses bougies, tu vois ? Et j’ai fait une grande tour avec la cire fondue, c’est vraiment super. Et puis Drepung et Rudra sont venus et ils ont amené leurs tigres. Ils en ont mis un dans la cave, et l’autre ils l’ont laissé dans leur camion !

— Ça, c’est vraiment, vraiment super. Fais bien attention de ne pas ouvrir la porte de la cave, au fait.

— Elle est fermée à clé, répondit Nick en rigolant. Et c’est maman qui a la clé !

— Bon. Il a beaucoup plu, dans le coin ?

— Je crois. On voit que Wisconsin est sous l’eau, mais il y a encore des voitures qui passent ; la plupart des gros problèmes, on ne les a vus qu’à la télé. Maman s’en faisait vraiment pour toi. Quand est-ce que tu vas rentrer ?

— Dès que je pourrai.

— Ah, tant mieux.

— Ouais. Enfin, ça t’aura toujours fait quelques jours de vacances, hein ? Bon, tu peux me repasser maman ?… Allô, chou ?

— Écoute, reste où tu es jusqu’à ce que tu trouves un moyen vraiment sûr de rentrer à la maison.

— Promis.

— On t’aime.

— Moi aussi, je vous aime. Je rentre le plus vite possible.

Et puis Joe se remit à pleurnicher, et ils raccrochèrent.

Charlie rejoignit les autres et leur raconta les nouvelles. Les autres se remettaient à parler dans leurs portables. Tout le monde bavardait. Et puis des cris se firent entendre au bout du couloir.

Une navette de la police était devant les fenêtres du premier étage, du côté de Constitution, prête à ramener les gens à pied sec. Celle-ci allait vers l’ouest, et oui, elle irait à Georgetown s’il y avait des gens qui voulaient qu’on les dépose là-bas. C’était parfait pour Charlie, qui pensait rentrer à pied chez lui une fois qu’il serait de l’autre côté du Rock Creek.

Et c’est comme ça que, quand son tour fut venu, il grimpa par la fenêtre et descendit dans le grand bateau.

Une strophe d’un poème de Robert Frost qu’il avait appris au lycée lui revint tout d’un coup :

Des années passèrent, mais enfin on frappa,
Et je pensai à la porte sans serrure à verrouiller…
On frappa à nouveau, ma fenêtre était large ;
Je grimpai sur le bord et descendis au-dehors.

Il riait lorsqu’il alla vers l’avant du bateau pour faire de la place aux autres réfugiés. C’était drôle, les idées qui vous passaient parfois par la tête. Comment ce poème continuait-il ? Quelque chose gna gna gna… il n’arrivait pas à s’en souvenir.

Peu importait. Ce qui comptait lui était revenu après toutes ces années. Et voilà : il était sorti par la fenêtre et il poursuivait son chemin.

L’embarcation rugit, s’éloigna du bâtiment en glissant et décrivit une large courbe vers l’ouest : Constitution Avenue, puis vers la gauche, et la vaste étendue du Mall. Ils faisaient du bateau sur le Mall.

La National Gallery lui rappela le Taj Mahal ; le même reflet dans l’eau, la même pierre blanche, magnifique. Tous les bâtiments du Smithsonian étaient stupéfiants. On disait que les gars s’étaient démenés toute la nuit pour remonter les choses au-dessus du niveau de l’eau. Ça allait être un furieux gâchis.

Charlie se stabilisa contre le plat-bord. Il se sentait tellement abasourdi. Il crut qu’il allait perdre l’équilibre et tomber. C’était probablement la faute du bateau, mais il titubait bel et bien. Les images de la télé c’était une chose, la vérité vraie en était une autre ; il n’arrivait pas à en croire ses yeux. Des nuages blancs dansaient au-dessus de lui dans le ciel bleu, et le lac brun, lisse, brillait au soleil, réfléchissant un coin de ciel bleu, étincelant, compact – aussi réel qu’on pouvait l’être, et peut-être même plus. Rien de ce qu’il avait pu voir dans sa vie n’avait jamais été aussi réel que ce lac, aujourd’hui.

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