Kim Robinson - Les 40 signes de la pluie

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À Washington, Anna et Charlie Quibler oeuvrent aux applications des découvertes scientifiques visant à améliorer la vie sur terre. L’enjeu est de taille : alerter le monde sur les dangers du réchauffement climatique global et convaincre une administration réticente de prendre les mesures qui s’imposent.
L’urgence devient criante lorsque des pluies torrentielles s’abattent sur la ville, bientôt engloutie sous les eaux. Pour l’humanité, l’adoption des lois préparées par Charlie est désormais une question de vie ou de mort…

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Edgardo pointa son nez et dit allègrement :

— Alors, cette réunion ? Encore des palabres inutiles, je suppose.

— Non, coupa Anna.

— Quoi, Diane a réformé la NSF de fond en comble ? s’esclaffa-t-il.

— Non.

Ils restèrent assis là. Edgardo entra et se versa un café.

— Je ne sais pas, mais si tu avais annoncé à Diane que tu restais une année de plus, tu ne t’y serais pas pris autrement, dit Anna à Frank.

— Ouaip.

Edgardo se retourna, surpris.

— Eh bien, ça prouve que les miracles existent ! J’espère que tu n’as pas résilié le bail de ton appartement !

— Eh si.

— Oh non ! La tuile !

Frank écarta la réplique d’un revers de sa main brûlée.

— Le type revenait, de toute façon.

— Alors, tu as vraiment changé d’avis ? lui demanda Anna.

— C’est-à-dire que…

Les lumières et les ordinateurs s’éteignirent. Une coupure de courant, due à l’orage.

— Il ne manquait plus que ça !

Ils étaient dans le noir complet. L’atrium était un aquarium uniquement éclairé par la lueur verdâtre, glauque, des boîtiers de sécurité. EXIT. L’ombre de l’avenir.

Et puis le générateur de secours prit le relais, faisant entendre un bourdonnement perceptible du haut en bas de l’immeuble. L’électricité était revenue, annoncée par une sorte de vibration basse et plusieurs pings informatiques.

Anna alla dans le couloir et regarda par la vitre d’angle. Arlington était plongée dans le noir, jusqu’à l’horizon noyé de pluie. Beaucoup de générateurs de secours étaient déjà entrés en service, et d’autres suivaient, de plus en plus, vives lumières qui, dans la pluie, ressemblaient à des petits feux de camp. Au-dessus du Pentagone, le ventre des nuages noirs, éclairé par dessous, brillait d’une lueur sinistre.

Frank sortit de son bureau et la rejoignit.

— Voilà comment ce sera tout le temps, prédit-il d’un ton sinistre en regardant par-dessus son épaule. On a intérêt à s’y habituer.

— Comment ça marcherait ? demanda Anna.

Il eut un bref sourire. Mais un vrai sourire, une version en réduction de celui qu’elle lui avait vu chez elle.

— Ça, il ne faut pas me le demander.

Il regarda, par la fenêtre, la ville plongée dans le noir. Au sourd martèlement de la pluie se superposait le hululement étouffé d’une sirène, dans le lointain.

33

L’Hyperniño, qui était maintenant dans son quarante-deuxième mois, avait généré un nouveau système tropical dans le Pacifique Est, au nord de l’équateur, et une énorme tempête gorgée de pluie se ruait à présent vers la Californie, au nord-est. C’était la quatrième d’une série de formidables tempêtes appelées Pineapple Express qui suivaient le Jet Stream à une allure exceptionnellement rapide, droit vers la côte du comté de San Diego. À quinze kilomètres d’altitude, les vents soufflaient à deux cent soixante-dix kilomètres à l’heure, et l’air, en dessous, s’abattait sur le sol à cent kilomètres à l’heure, en bourrasques tumultueuses, hachées, vengeresses, qui recrachaient toute leur humidité. Les falaises de La Jolla, Blacks, Torrey Pines, Del Mar, Solana Beach, Cardiff-by-the-Sea, Encinitas et Leucadia étaient frappées de plein fouet, et en beaucoup d’endroits le grès, rongé par les vagues par en dessous et saturé de pluie par en dessus, commença à s’effondrer dans la mer.

Leo et Roxanne Mulhouse étaient aux premières loges, dans leur maison dressée au bord de la falaise, à Leucadia. Depuis qu’il avait été licencié, Leo avait passé des heures assis devant la baie vitrée, à l’ouest, ou debout sous le porche, dans la tourmente, à regarder les tempêtes arriver sur le continent. C’était stupéfiant de voir une telle quantité d’eau s’écraser sur une côte. Les nuages et le ciel surgissaient de l’horizon et filaient au-dessus de leur tête, se déversant tout d’un coup, et pourtant les falaises et les maisons tenaient bon dans le vent hurlant qui se déchaînait sur les obstacles, comprimé et intensifié dans ce premier assaut sur la terre ferme.

Ce matin-là, c’était pire que les jours précédents. Les branches des arbres s’agitaient furieusement ; trois eucalyptus avaient été arrachés rien que sur Neptune Avenue. Et Leo n’avait jamais vu la mer dans cet état. Du rivage jusqu’à l’endroit où les noires tempêtes qui se ruaient sur eux bouchaient l’horizon, l’océan était une masse gigantesque de vagues en furie. Des millions de crêtes blanches roulaient vers la terre sous les lambeaux d’écume et le crachin emportés par le vent ; les vagues hachaient inlassablement l’eau grise, battue par un vent ininterrompu. De violentes bourrasques chargées de pluie passaient à toute vitesse, ou rabattaient de noires explosions de pluie sur le pignon ouest de la maison. De brefs éclairs et des colonnes de lumière dardaient entre ces rafales, sans réussir à éclairer la surface de l’océan. L’eau était trop déchiquetée. Les colonnes grises de lumière semblaient dévorées par les embruns.

D’un côté et de l’autre de Neptune Avenue, leur falaise se délitait. Ça arrivait irrégulièrement, par blocs de tailles différentes, qui cédaient parfois en haut de la falaise, parfois au pied, parfois au milieu.

L’érosion n’était pas une nouveauté. Les falaises de San Diego s’érodaient continuellement, depuis le début de la période de colonisation moderne, comme elles le faisaient probablement depuis des siècles avant cela. Mais le long de cette partie de la falaise, au nord et au sud de Moonlight Beach, les maisons avaient été construites très près du bord. Les topographes qui étudiaient les photos ne remarquaient pas beaucoup de mouvement entre 1928 et 1965, quand les constructions avaient commencé. On n’y voyait pas trace de la tempête du 12 octobre 1889, au cours de laquelle il était tombé vingt centimètres de pluie sur Encinitas en huit heures, déclenchant une inondation et un effondrement de falaise si graves que trois rues – A, B et C – de la ville nouvelle avaient disparu dans la mer. Ils ne voyaient pas non plus qu’en faisant des gradins à flanc de paroi, et en creusant des tuyaux d’évacuation qui débouchaient à même la falaise, ils détruisaient le schéma de drainage naturel qui menait vers l’intérieur des terres. Et c’est ainsi que des maisons et des immeubles avaient été construits sur ces falaises d’où on avait une si belle vue, et dont la stabilisation avait exigé dix ans d’efforts.

Maintenant, entre autres problèmes, elles étaient souvent d’une verticalité anormale, à cause de tous les travaux d’étaiement. Les barrières de béton et d’acier, les parterres de plantes couvre-sol, les parois de bois et les poutrelles, les bardages et les profilés de plastique, les murs de soutènement en parpaings ou en pierre naturelle, les contreforts de béton – tous ces travaux avaient été faits à la même période, une époque où les lagunes, au nord, avaient toutes été réhabilitées et leurs rivières canalisées, tant et si bien que leur sable n’arrivait plus jusqu’à la mer. Alors, avec le temps, les plages avaient disparu, et désormais les vagues frappaient directement la base des falaises de plus en plus abruptes. Le point d’équilibre était dépassé, et de très loin.

La férocité de l’Hyperniño obligeait maintenant à prendre tout ça en compte, balayant tout d’un coup un siècle d’efforts. La veille, juste au sud de la propriété des Mulhouse, une section de la falaise de vingt-cinq mètres de longueur sur quatre ou cinq de hauteur s’était éboulée, ensevelissant la bande de béton qui s’étendait en bas. Deux heures plus tard, un croissant de roche d’une douzaine de mètres de profondeur s’était abattu dans la mer, juste au nord, ouvrant une nouvelle faille à nu entre deux immeubles. La ravine s’était rapidement changée en une coulée de boue et de pierres qui s’était déversée dans les eaux en furie, les teintant en marron sur des centaines de mètres vers le large. Le courant habituel remontait vers le sud, mais l’orage chassait l’océan tout comme l’air vers le nord, de sorte que l’eau, au large, était un chaos de courants où se rencontraient les décharges des fleuves tumultueux et les coups de boutoir des énormes vagues soulevées par le vent qui soufflait sans discontinuer, projetant du crachin partout. C’était tellement violent qu’il n’y avait pas un surfeur en vue.

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