John Barnes - La mère des tempêtes

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La mère des tempêtes: краткое содержание, описание и аннотация

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Un début de guerre nucléaire libère dans l’atmosphère d’immenses volumes de méthane enfoui sous les fonds marins polaires. Or le méthane est un gaz à effet de serre.
Il va faire chaud, partout sur la planète déjà torride, l’été prochain, en 2028. Des ouragans gigantesques vont parcourir les océans, se transformer en tornades au-dessus des continents, faire naître des vents supersoniques et soulever des marées de tempête de cent mètres de haut.
Et autant de passions humaines, de l’amour à la panique.
John Barnes réunit, dans ce somptueux roman-catastrophe, une science approfondie de la météorologie et de l’écologie, un sens aigu du suspense et un talent impressionnant qui lui permet de dresser le tableau d’une planète entière balayée par la mère des tempêtes. Au-delà d’une fiction, Barnes nous prévient de ce qui nous attend, sur une Terre déjà menacée par le réchauffement planétaire.

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Cependant, tout prospectiviste sait par expérience qu’une grande partie de l’ossature des sociétés industrielles s’établit dans un temps long, pluriséculaire pour les réseaux routiers et ferroviaires, de l’ordre du siècle (pour l’instant) pour les réseaux énergétiques (électricité, gaz, pétrole) et pour ceux des technologies de l’information (télex, téléphone, etc. ), même s’ils sont constamment remaniés. La durée de vie d’une famille d’avions est de l’ordre d’un demi-siècle. C’est aussi celle prévue des navettes spatiales. Un moteur automobile, même s’il est amélioré, est souvent conservé dans son principe pendant au moins une trentaine d’années. Un système d’armes dure au moins aussi longtemps, parfois plus. Bref, nos sociétés se déploient dans des temps longs, même si elles choisissent souvent de l’ignorer au profit du culte de la nouveauté. Pour prendre un exemple trivial, l’impact de l’automobile et des transports routiers qui a été structurant sur l’urbanisme et sur l’aménagement du territoire s’est étalé sur un siècle, et ce n’est pas fini, sans que personne ne l’ait décidé ni même vraiment prévu. On a procédé par extensions successives, par petites retouches, si bien que même beaucoup de spécialistes ont fini par oublier que cela se déployait au rythme des décennies, voire de plusieurs siècles.

Une autre raison banale de la négligence de nos sociétés à l’endroit du réchauffement anthropique tient à ceci qu’une véritable prise de conscience aurait pour effet une remise en question radicale et douloureuse, pour tous et pour chacun, de nos modes de production et de vie. Encore une minute, monsieur le bourreau, telle est la prière générale pourvu que cette minute dure aussi longtemps que chacun de nous. Après nous le déluge, formule qui pourrait bien prendre ici un sens littéral. On pense évidemment à l’automobile et aux transports routiers, mais on pourrait aussi bien penser à toutes nos consommations d’énergie, et dans les pays sous-développés, à la déforestation et à la combustion du bois ainsi produit ou détruit en pure perte pour libérer des terres fragiles.

Pour ce qui est de l’énergie, on peut certes imaginer de maintenir nos niveaux de consommation, mais à la condition stricte que sa production ne contribue pas à l’effet de serre, c’est-à-dire en recourant à l’énergie nucléaire, les sources dites alternatives ne pouvant guère servir que d’appoint. On ne peut pas à la fois prétendre maintenir nos niveaux de vie et a fortiori les étendre à toute la population humaine, et renoncer au nucléaire, comme font les écologistes allemands et scandinaves, entre autres. Certes, on sait que le principal gisement d’énergie réside dans son économie et donc dans l’accroissement de sa productivité. Certes on sait aussi que les écologistes les plus radicaux prêchent en faveur d’une autarcie domestique, dans le vide et aussi, il convient de le dire, dans l’ignorance des données démographiques et économiques les plus rudimentaires.

Une autre remarque banale touchant à l’indétermination des gouvernants et des opinions tient à l’ignorance des meilleurs experts quant aux conséquences non linéaires de réchauffement anthropique. Cette ignorance est fondamentale, il est difficile, voire même impossible dans la plupart des cas concrets, d’y remédier. Le cas le plus simple, qui ne concerne pas vraiment les experts, est celui des progressions exponentielles qu’on peut facilement linéariser en affichant un taux de progression constant. Mais pour la plupart des gens, une progression exponentielle est déjà difficile à concevoir dans ses développements. Cela tient probablement au fait que l’intelligence humaine naturelle, si l’adjectif a un sens, par son expérience commune et peut-être du fait de son câblage neurologique, traite essentiellement de phénomènes pour lesquels la relation entre l’effet et la cause est directe, simple, proportionnelle. Si on double la cause, on double aussi l’effet et ainsi de suite.

Gestuellement, en quelque sorte intuitivement, les humains sont tout à fait capables de tenir compte de relations non immédiatement linéaires par exemple lorsqu’ils lancent une pierre, jouent aux boules, etc., mais intellectuellement, c’est une autre affaire. L’idée que la distance d’arrêt sur une route n’est pas proportionnelle à la vitesse mais en gros au carré de la vitesse n’a manifestement pas effleuré nombre d’automobilistes, du moins avant l’accident. Cette autre idée que les cours de bourse ne montent pas jusqu’au ciel, même s’ils sont parfois quasi exponentiels sur une durée limitée, fait le plus souvent l’objet d’expériences coûteuses.

Même les experts sont souvent embarrassés par les exponentielles car s’ils savent bien dans le concret qu’elles n’atteindront pas l’infini, ils ignorent souvent quand elles se retourneront. Dans le cas qui nous occupe, la limite de réchauffement planétaire demeure, dans les modélisations, largement une affaire de suppositions.

Mais ce sont surtout des véritables phénomènes non linéaires que je voudrais parler sommairement ici, par exemple de certains phénomènes météorologiques. De tels phénomènes sont rigoureusement déterminés, c’est-à-dire qu’ils sont en principe descriptibles strictement par des ensembles d’équations, pour la plupart non linéaires, qu’on sait plus ou moins intégrer dans des modèles. Mais leur développement est extrêmement sensible aux conditions initiales qu’on ne peut pas mesurer avec une précision infinie. Autrement dit, on ne sait pas prédire ce qui va se passer à tel endroit et à tel moment. Un assez bon exemple (qui fera grincer des dents nombre d’ingénieurs) en est donné par le départ d’une fracture dans un matériau soumis à un stress. Un tout petit effort supplémentaire déterminera la rupture sans qu’on puisse toujours prédire exactement la valeur de cet effort ni où et quand la fracture commencera. Un exemple plus littéraire et peut-être plus parlant nous est fourni par la nouvelle de Dino Buzatti, L’Écroulement de la Baliverna : une vieille forteresse tient debout depuis des siècles jusqu’à ce qu’un passant, sans penser à mal, en fasse tomber une toute petite pierre. Celle-ci en calait une autre qui glisse, et de proche en proche, c’est tout le bâtiment qui s’effondre.

Les systèmes non linéaires ont été de tous temps le cauchemar des économistes (notamment de celui que vous lisez) et de bien d’autres spécialistes. On s’en arrange tant bien que mal à l’aide d’observations empiriques et de statistiques mais tôt ou tard ils se vengent. Dans certains domaines, notamment dans la dynamique des fluides, on est parvenu à les modéliser plutôt bien sur ordinateurs mais sous réserve de conditions très contraignantes. À l’échelle de la planète, c’est une autre affaire. Les phénomènes non linéaires mettent partout rudement à l’épreuve notre capacité de prédiction.

Or la plupart des effets intéressants, c’est-à-dire éventuellement tragiques, de réchauffement planétaire, y compris le développement de cet échauffement lui-même, relèvent de tels phénomènes sur lesquels on ne peut pratiquement rien dire de certain. Le refus des scientifiques de se prononcer sur telle ou telle composante, ou sur tel ou tel effet, de cet échauffement ne procède pas de leur mauvaise volonté, et encore moins de leur goût du secret, mais de leur incapacité reconnue par eux-mêmes à démontrer. Au mieux, ils font des suppositions largement dictées par leur expérience personnelle, voire, plus ou moins à leur insu, par leurs présupposés idéologiques.

Je ne pense pas médire en suggérant que la quasi-totalité des fonctions incluses dans les modèles de réchauffement planétaire sont de type linéaire ou quasi linéaire parce que ce sont des relations qu’on maîtrise bien. On y voit mieux sous le lampadaire. Ce qui signifie que la plus grande partie des phénomènes réels, des ruptures, des écroulements de la Baliverna nous échappent et que les scientifiques répugnent à en parler même s’ils ont des soupçons, des hypothèses, des inquiétudes. Ce dont on ne peut pas parler avec certitude, il vaut mieux le taire, comme disait l’autre.

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