Ursula Le Guin - L'autre côté du rêve

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L'autre côté du rêve: краткое содержание, описание и аннотация

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Lorsque George Orr dort, il rêve, comme tout le monde. Mais lorsqu’il se réveille, au contraire de tout le monde, il découvre que ses rêves ont changé l’univers.
Et parce qu’il lui arrive aussi de faire des cauchemars, le monde réel se trouve ravagé par des guerres nucléaires et envahi par des extraterrestres.
George Orr doit-il se débarrasser d’un aussi terrifiant pouvoir ? Ou bien doit-il l’utiliser dans l’intention redoutable d’améliorer le monde ?
Un des grands romans d’Ursula Le Guin, la grande dame de la science-fiction américaine, qui a obtenu plusieurs fois les prix Hugo et Nebula.

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— Qu’y a-t-il, chérie ?… Ne crains rien. Allons, tout ira bien.

« Je deviens folle, pensa-t-elle ; ce n’était pas George, ce n’était pas George ; depuis le début, c’était moi. »

— Tout ira bien, murmura-t-il une fois de plus, mais elle comprit au son de sa voix, à la pression de ses mains, qu’il ne le croyait pas lui-même.

— Qu’est-ce qui ne va pas ? cria-t-elle désespérément. Qu’est-ce qui ne va pas ?

— Je ne sais pas, répondit-il d’un ton presque détaché.

Il avait levé la tête et s’était légèrement retourné, tout en continuant à la serrer contre lui pour qu’elle ne pleure plus. Il semblait observer, écouter. Elle sentit battre le cœur de son mari, fortement, régulièrement.

— Heather, écoute. Je vais devoir y retourner.

— Où cela ? Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle d’une voix aiguë.

— Voir Haber. Je dois y aller et tout de suite. Attends-moi dans le restaurant. Attends-moi, Heather, ne me suis pas !

Il partit ; elle voulut le suivre. Il s’en alla sans se retourner, rapidement, descendit les longs escaliers, passa sous les arcades, près des fontaines asséchées, se dirigea vers la station du funiculaire. Un wagon attendait là, au terminus ; il y grimpa. Elle s’y hissa à son tour, le souffle court, juste au moment où le véhicule démarrait.

— Bon sang, George, qu’est-ce qui se passe ?

— Je suis désolé. (Il était tout essoufflé, lui aussi.) Je dois y aller. Je ne voulais pas t’entraîner là-dedans.

— Dans quoi ?

Elle le détestait en ce moment. Ils étaient assis l’un en face de l’autre, haletants.

— Qu’est-ce que c’est que toute cette histoire ? Pourquoi retournes-tu là-bas ?

— Haber est… La voix de George s’enroua un instant. Il est en train de rêver, expliqua-t-il.

Une profonde terreur s’infiltra dans l’esprit de Heather, mais elle l’ignora.

— Et alors ? Il rêve de quoi ?

— Regarde par la fenêtre.

Depuis qu’ils couraient et qu’ils étaient montés dans le funiculaire, elle n’avait pas quitté son mari des yeux. Le véhicule traversait maintenant la rivière, bien au-dessus de l’eau. Mais il n’y avait pas d’eau. La rivière était asséchée. Son lit était boueux et craquelé dans l’éclairage des ponts, sale, plein de matières huileuses et d’ossements, de vieux outils et de poissons mourants. Les gros navires étaient échoués et endommagés près des grands quais.

Les buildings du centre de Portland, la capitale du monde, les grands parallélépipèdes de pierre et de verre disposés parmi les touches de verdure, les forteresses du gouvernement – Recherche et Développement, Communications, Industrie, Planification Économique, Contrôle de l’Environnement – se mélangeaient. Ils chancelaient et coulaient comme de la gelée au soleil. Les coins s’étaient écroulés au bas des côtés, y laissant de larges taches crémeuses.

Le funiculaire allait très vite, sans s’arrêter aux stations le système de traction du câble doit être détraqué, pensa Heather, sans frayeur excessive. Il glissait rapidement au-dessus de la ville qui se désagrégeait, assez bas cependant pour qu’ils entendissent les hurlements et le fracas des bâtiments qui s’effondraient. Tandis que le véhicule s’élevait, elle put bientôt voir le mont Hood derrière la tête de George, qui lui faisait face. Peut-être vit-il le reflet lugubre de l’éruption sur le visage ou dans les yeux de sa femme, car il se retourna soudainement et aperçut l’énorme cône de feu renversé.

Le funiculaire s’emballait dans les hauteurs, entre la ville qui se déformait et le ciel informe.

— Rien ne semble aller bien, aujourd’hui, déclara d’une voix forte et tremblante une femme qui se trouvait à l’autre bout du wagon.

La lumière de l’éruption était terrifiante et magnifique. Son énorme force matérielle, géologique, était rassurante, comparée aux zones ravagées qui s’étendaient devant le véhicule, tout en haut de la ligne.

Le pressentiment qui s’était emparé de Heather quand ses yeux avaient quitté le ciel de jade devenait maintenant une véritable présence. C’était là. C’était un lieu, ou peut-être un moment, ou une sorte de vide. C’était la présence de l’absence : une entité qui n’était ni quantifiable, ni qualifiable, dans laquelle disparaissait toute chose et d’où rien ne provenait. C’était affreux, et ce n’était rien. C’était la mauvaise direction.

Et en plus de tout cela, au moment où le funiculaire s’arrêta à son terminus, George s’en alla. Il se retourna vers elle en s’éloignant, lui criant :

— Attends-moi, Heather ! Ne me suis pas, reste là !

Malgré ses efforts pour lui obéir, « cela » s’empara d’elle. « Cela » s’étendait rapidement à partir du centre. Elle s’aperçut que toutes les choses avaient disparu et qu’elle était perdue dans les ténèbres de la panique, hurlant sans voix le nom de son mari, désespérée, jusqu’à ce qu’elle sombrât dans un tourbillon qui s’ouvrit au centre d’elle-même et tombât à jamais dans les abysses desséchées.

Par la force de la volonté qui, en fait, est grande quand elle est exercée au bon moment, et dans la bonne direction, George Orr sentit bientôt sous ses pieds le marbre dur des marches de la tour de l’UHRED. Il s’avança, alors que ses yeux lui disaient qu’il marchait sur la brume, sur la boue, sur des corps pourrissants, sur d’innombrables petits crapauds. Il faisait très froid et pourtant il y avait dans l’air une odeur de métal chauffé et de chairs et de cheveux brûlés. Il traversa le hall d’entrée ; les lettres d’or de l’aphorisme qui entourait le dôme dansèrent devant lui :

HOMME HUMANITÉ M N A A A .

Les A essayèrent de le faire trébucher. Il monta un escalier qui n’était pas visible pour lui, puis sauta dans l’escalator en spirale et le fit s’élever dans le néant par la seule force de sa volonté. Il ne ferma même pas les yeux.

Au dernier étage, le sol était de glace. Celle-ci avait près de cinq centimètres d’épaisseur, et elle était transparente. On pouvait voir au travers les étoiles de l’hémisphère Sud. Orr s’y avança et tous les astres se mirent à résonner fortement comme des cloches fêlées. L’affreuse odeur empirait, et il essayait de respirer le moins possible. Il continua, la main tendue en avant. Il ne tarda pas à rencontrer la porte du bureau extérieur de Haber ; il ne pouvait pas la voir, mais il la touchait. Un loup hurla. La lave descendit vers la ville.

Il entra et se dirigea vers la porte du fond. Il l’ouvrit. De l’autre côté, il n’y avait rien.

— Aidez-moi, dit-il à haute voix, car le froid s’emparait de lui, l’engourdissait.

Tout seul, il n’aurait pas la force de traverser le néant et de pénétrer de l’autre côté.

Son esprit parut soudain sortir de sa torpeur ; il pensa à Tiua’k Ennbe Ennbe, et au buste de Schubert, et à la voix de Heather qui disait farouchement, « Bon sang, George, qu’est-ce qui se passe ? » Apparemment, il n’avait que cela pour l’aider à franchir le néant. Il s’avança. Et, ce faisant, il sut qu’il allait perdre tout ce qu’il avait.

Il pénétra dans l’œil du cauchemar.

Des ténèbres de peur, froides, mouvantes, tournoyantes, le repoussèrent, le déchirèrent. Il savait où se trouvait l’ampli. Sa main fit ce qu’elle devait faire. Il toucha l’appareil, sentit le bouton inférieur et le pressa.

Il se recroquevilla alors sur le sol, se couvrant les yeux en tremblant, car la peur l’avait saisi. Quand il releva la tête pour regarder à l’entour, le monde existait à nouveau. Il n’était pas en bon état, mais il était là.

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