Ursula Le Guin - L'autre côté du rêve

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L'autre côté du rêve: краткое содержание, описание и аннотация

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Lorsque George Orr dort, il rêve, comme tout le monde. Mais lorsqu’il se réveille, au contraire de tout le monde, il découvre que ses rêves ont changé l’univers.
Et parce qu’il lui arrive aussi de faire des cauchemars, le monde réel se trouve ravagé par des guerres nucléaires et envahi par des extraterrestres.
George Orr doit-il se débarrasser d’un aussi terrifiant pouvoir ? Ou bien doit-il l’utiliser dans l’intention redoutable d’améliorer le monde ?
Un des grands romans d’Ursula Le Guin, la grande dame de la science-fiction américaine, qui a obtenu plusieurs fois les prix Hugo et Nebula.

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— Pourquoi, à votre avis, votre mère n’avait-elle pas remarqué que la réalité avait changé depuis cette nuit-là ?

— Eh bien, elle ne l’avait pas rêvé. Je veux dire, le rêve avait vraiment changé la réalité. Il avait créé une réalité différente, rétroactivement, dont elle avait toujours fait partie. Étant dans cette réalité, elle n’avait souvenir d’aucune autre. Moi si ; je me souvenais des deux parce que j’étais… là… au moment du changement. C’est la seule façon de l’expliquer ; je sais que cela paraît insensé. Mais je dois trouver une explication, ou bien me rendre compte que je suis fou.

Non, ce gars-là n’était pas un imbécile.

— Mon rôle n’est pas de juger, Mr. Orr. Je cherche des faits. Et les événements de l’esprit, croyez-moi, sont pour moi des faits. Quand vous voyez les rêves d’un autre homme, tandis qu’il dort, enregistrés en noir et blanc sur l’électroencéphalographe, comme j’en ai eu dix mille fois l’occasion, vous ne pouvez pas dire que les rêves sont irréels . Ils existent ; ce sont des événements ; ils laissent une marque derrière eux. O.K. Je suppose que vous avez eu d’autres rêves qui semblaient avoir ce même effet ?

— Quelques-uns. Pas pendant longtemps. Seulement quand j’étais nerveux. Mais cela semblait arriver de plus en plus souvent. J’ai commencé à m’effrayer.

— Pourquoi ? demanda Haber en se penchant en avant.

Orr parut ne pas comprendre.

— Pourquoi effrayé ? répéta Haber.

— Parce que je ne veux pas changer les choses ! répondit Orr, comme s’il énonçait une évidence. Qui suis-je pour m’occuper de la façon dont tourne le monde ? Et c’est mon inconscient qui change les choses, sans aucun contrôle intelligent. J’ai essayé l’auto-hypnose, mais en vain. Les rêves sont incohérents, égoïstes, irrationnels… immoraux, disiez-vous il y a une minute. Ils proviennent de la tendance insociable de nous-mêmes, n’est-ce pas, tout au moins en partie ? Je ne voulais pas tuer cette pauvre Ethel. Je voulais seulement qu’elle ne me dérange plus. Mais dans un rêve, c’est généralement radical. Les rêves prennent des raccourcis. Je l’ai tuée. Dans un accident d’auto, six semaines avant le rêve, à mille cinq cents kilomètres de chez moi. Je suis responsable de sa mort.

Haber se caressa la barbe.

— Donc, dit-il doucement, vous avez pris des drogues pour supprimer vos rêves. Afin d’éviter toute autre responsabilité.

— Oui. Les drogues empêchaient mes rêves de se développer et de prendre une certaine intensité. Il n’y en a que certains, les plus intenses, qui sont (il chercha le mot)… effectifs.

— Bien. O.K. Maintenant, voyons, vous êtes célibataire ; vous êtes dessinateur pour les autorités du district de Bonneville-Umatilla. Aimez-vous votre travail ?

— Assez.

— Comment est votre vie sexuelle ?

— J’ai fait un mariage à l’essai. Il s’est terminé l’été dernier, après plusieurs années.

— Qui a décidé la séparation, vous ou elle ?

— Tous les deux. Elle ne voulait pas d’enfant. Cela ne pouvait pas donner un vrai mariage.

— Et depuis ?

— Eh bien, il y a quelques filles là où je travaille. Je ne suis pas… je ne suis pas un grand séducteur, en fait.

— Et quelles sont vos relations en général ? Pensez-vous avoir des rapports satisfaisants avec les autres gens ? Vous avez une place dans l’écologie émotionnelle de votre environnement ?

— Je pense.

— Ainsi, vous pouvez dire qu’il n’y a rien d’anormal dans votre vie. Exact ? O.K. Maintenant, dites-moi, voulez-vous… voulez-vous sérieusement échapper à cette emprise de la drogue ?

— Oui.

— O.K. Bien. Maintenant, vous avez pris des drogues parce que vous voulez vous empêcher de rêver. Mais tous les rêves ne sont pas dangereux ; seulement certains trop intenses. Vous avez rêvé que votre tante Ethel était un chat blanc, mais, le lendemain matin, ce n’était pas un chat blanc, pas vrai ? Certains rêves sont parfaitement… inoffensifs.

Il attendit l’acquiescement d’Orr.

— Maintenant, pensez-y. Que diriez-vous de tester tout cela, et peut-être d’apprendre à rêver sans danger et sans crainte ? Je m’explique. Le fait de rêver est plutôt accablant pour vous, émotionnellement. Vous avez littéralement peur de rêver parce que vous sentez que certains de vos rêves ont la faculté d’affecter la vie réelle, d’une manière que vous ne pouvez pas contrôler. Maintenant, cela peut être une métaphore significative et compliquée par laquelle votre inconscient essaie de dire quelque chose à votre conscience au sujet de la réalité – votre propre réalité, votre vie – que vous n’êtes pas prêt à accepter rationnellement. Mais nous pouvons prendre cette métaphore littéralement ; il n’est pas nécessaire de la traduire, à ce niveau, en termes rationnels. Votre problème, à présent, est celui-ci : vous avez peur de rêver, et pourtant vous avez besoin de rêver. Vous avez tenté de supprimer vos rêves en prenant des drogues et cela n’a pas marché, O.K., essayons le contraire. Vous allez rêver, volontairement. Vous rêverez d’une façon intense et nette, ici même. Sous ma direction, et dans des conditions strictement surveillées. Ainsi, vous pourrez contrôler vous-même ce qui vous semble incontrôlable.

— Comment pourrais-je rêver sur commande ? demanda Orr, très mal à l’aise.

— Dans le palais des rêves du docteur Haber, vous le pourrez ! Avez-vous déjà été hypnotisé ?

— Pour des soins dentaires.

— Bien. O.K. Voilà comment ça marche. Je vous mets en transe hypnotique et je vous suggère de dormir, de rêver, et je vous indique ce que vous allez rêver . Vous portez un trancasque pour être sûr de dormir vraiment, que ce ne sera pas seulement une transe hypnotique. Et pendant que vous rêverez, je vous surveillerai tout le temps, physiquement et sur l’électroencéphalogramme. Puis je vous réveillerai et nous parlerons de ce rêve expérimental. S’il se passe sans problème, peut-être vous sentirez-vous un peu mieux pour affronter votre prochain rêve.

— Mais ce rêve ne se réalisera pas ici ; cela n’arrive que pour un rêve sur des douzaines ou des centaines.

Le système de défense rationnel d’Orr était assez solide.

— Vous pouvez faire n’importe quelle sorte de rêve ici. Le contenu et l’affect des rêves peuvent être contrôlés presque entièrement par un sujet motivé et un hypnotiseur bien entraîné. Je fais cela depuis dix ans. Et vous resterez en contact avec moi, puisque vous porterez un trancasque. Vous en avez déjà porté ?

Orr fit non de la tête.

— Vous savez ce que c’est, malgré tout ?

— Cela envoie un signal par électrodes, qui stimule le… disons le cerveau.

— En gros, c’est cela. Les Russes l’utilisent depuis cinquante ans, les Israéliens l’ont amélioré ; finalement, nous sommes passés au stade suivant et nous en avons fait un produit de masse, professionnellement pour calmer les patients psychotiques et, chez soi, pour produire le sommeil ou une transe alpha. Tenez, il y a quelques années, à Linnton, je suivais une patiente gravement déprimée qui était en traitement thérapeutique obligatoire. Comme de nombreux déprimés, elle ne dormait pas beaucoup et manquait en particulier de sommeil paradoxal, c’est-à-dire de rêves ; dès qu’elle entrait en sommeil paradoxal, elle avait tendance à se réveiller. Un cercle vicieux : augmentation de la dépression, d’où une diminution des rêves ; moins de rêves, d’où une aggravation de la dépression. Comment le briser ? Aucune des drogues que nous avions n’augmentait notablement le sommeil paradoxal. Une stimulation électronique du cerveau ? Mais pour cela, il fallait implanter des électrodes, et profondément, pour atteindre les centres du sommeil ; il valait mieux éviter une opération. J’utilisais le trancasque sur elle pour l’inciter à dormir. Et si on rendait ce signal diffus de basse fréquence plus distinct, en le dirigeant localement vers la partie spécifique du cerveau ? Oui, bien sûr, docteur Haber, c’est ça ! En fait, quand j’eus assimilé les études sur l’électronique qui étaient nécessaires, cela ne m’a pris que quelques mois pour comprendre le fonctionnement de la machine. J’ai alors essayé de stimuler le cerveau du sujet avec un enregistrement des ondes cérébrales d’un sujet en bonne santé. Un enregistrement des états appropriés, c’est-à-dire des différents stades du sommeil et du rêve. Sans grand résultat. Je découvris qu’un signal émanant d’un autre cerveau pouvait ou ne pouvait pas déclencher une réponse chez le patient ; je dus apprendre à généraliser, à faire une sorte de moyenne, en prenant des centaines d’enregistrements d’ondes cérébrales normales. Puis, à force de travailler avec la malade, j’ai affiné le système, je l’ai adapté ; dès que je désire que le cerveau du sujet refasse quelque chose, j’enregistre ce moment, je l’amplifie, rallonge, le repasse, et stimule ainsi le cerveau en le forçant à suivre la bonne voie, si j’ose dire. Bien sûr, cela demande une importante analyse du feedback, et c’est pourquoi un trancasque relié à un EEG a poussé là-dedans.

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