Ursula Le Guin - L'autre côté du rêve

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L'autre côté du rêve: краткое содержание, описание и аннотация

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Lorsque George Orr dort, il rêve, comme tout le monde. Mais lorsqu’il se réveille, au contraire de tout le monde, il découvre que ses rêves ont changé l’univers.
Et parce qu’il lui arrive aussi de faire des cauchemars, le monde réel se trouve ravagé par des guerres nucléaires et envahi par des extraterrestres.
George Orr doit-il se débarrasser d’un aussi terrifiant pouvoir ? Ou bien doit-il l’utiliser dans l’intention redoutable d’améliorer le monde ?
Un des grands romans d’Ursula Le Guin, la grande dame de la science-fiction américaine, qui a obtenu plusieurs fois les prix Hugo et Nebula.

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Il pressa un bouton blanc sur le panneau mural à droite de l’ampli, près de la tête du divan.

Un Étranger qui marchait parmi la foule de l’avenue bouscula légèrement Orr ; il leva son coude gauche pour s’excuser et Orr murmura : « Je suis désolé. » Il s’arrêta, bloquant à moitié le passage ; Orr en fit autant, étonné et impressionné par cette impassibilité verdâtre de trois mètres de haut. L’Étranger était grotesque au point d’être amusant, comme une tortue de mer ; et tout comme une tortue, il possédait une étrange beauté, une beauté plus sereine que celle d’aucun être sous le soleil, d’aucun passant sur la terre.

De son coude gauche toujours levé sortit une voix terne.

— Jor Jor, dit-il.

Au bout d’un moment, Orr reconnut son propre nom dans cette double syllabe barsoomienne.

— Oui, je suis Orr, admit-il un peu embarrassé.

— Veuillez pardonner cette interruption justifiée. Vous êtes un humain capable de iahklu’ comme déjà remarqué. Ceci trouble votre personnalité.

— Je ne… Je pense…

— Nous aussi avons été différemment dérangés. Les concepts se croisent dans la brume. La perception est difficile. Les volcans crachent du feu. Une aide est offerte : elle est refusable. Le sérum antivenimeux n’est pas prescrit pour tous. Avant de suivre des chemins conduisant vers de mauvaises directions, les forces auxiliaires peuvent être appelées, d’une façon immédiate : Er’ perrehnne !

Er’ perrehnne , répéta automatiquement Orr, tout son esprit essayant de comprendre ce que l’Étranger lui disait.

— Si désiré. La parole est argent, le silence est or. La personnalité est univers. Veuillez pardonner cette interruption, rencontre dans la brume.

L’Étranger, sans cou et sans articulation du tronc, donna malgré tout l’impression de saluer, et s’éloigna, énorme et verdâtre au-dessus de la foule grise. Orr le suivit des yeux jusqu’à ce que Haber l’appelât.

— George !

— Quoi ?

Son regard balaya d’un air stupide la pièce, le bureau, la fenêtre.

— Qu’étiez-vous en train de faire ?

— Rien, répondit Orr.

Il était toujours assis sur le divan, la tête couverte d’électrodes. Haber avait arrêté l’ampli et se tenait près du divan, regardant Orr, puis l’écran de l’EEG.

Il ouvrit la machine et examina l’enregistrement permanent qui se trouvait à l’intérieur, dessiné par les pointes sur la bande de papier.

— J’ai cru avoir mal lu l’écran, dit-il en poussant un rire particulier, une version très abrégée de son rugissement habituel. Il se passait de drôles de choses dans votre cortex, et je ne l’avais même pas encore connecté à l’ampli, j’avais juste envoyé un léger stimulus vers le pont, rien de spécial… Qu’est-ce que… Bon sang, ça doit faire du 150 mV à cet endroit ! À quoi pensiez-vous ? Rappelez-vous, demanda-t-il en se tournant soudain vers Orr.

Un puissant désir de refus s’empara du patient, qui se résuma en un sentiment de peur, de danger.

— Je pensais… Je pensais aux Étrangers.

— Les Aldébaranais ? Et alors ?

— Je pensais à l’un d’eux que j’ai vu dans la rue en venant ici.

— Et cela vous a rappelé, consciemment ou inconsciemment, l’euthanasie dont vous avez été témoin. Exact ? O.K. ! Cela peut expliquer tout ce drôle de gribouillis sur les graphes des centres émotifs ; l’ampli les a recueillis et les a amplifiés. Vous avez dû ressentir… Y avait-il quelque chose de spécial, d’inhabituel dans votre esprit ?

— Non, répondit Orr.

Et c’était la vérité, car il n’avait rien senti de spécial.

— O.K. Maintenant, écoutez, au cas où mes réactions vous agaceraient, je dois vous dire que j’ai connecté cet ampli à mon propre cerveau plusieurs centaines de fois, et à des sujets de laboratoire ; environ quarante-cinq sujets différents, en fait. Il ne vous fera pas plus de mal qu’il ne leur en a fait. Mais cet enregistrement est très inhabituel pour un sujet adulte, et je voulais simplement savoir si vous l’aviez ressenti subjectivement.

Haber se rassurait lui-même. Il ne s’adressait pas vraiment à Orr ; mais cela n’avait aucune importance.

— O.K. On recommence.

Haber remit l’EEG en marche et s’avança vers l’interrupteur de l’ampli. Orr serra les dents et s’apprêta à affronter le chaos et la nuit.

Mais rien n’arriva. Et il ne se retrouva pas en ville parlant avec une tortue haute de trois mètres. Il resta assis sur le confortable divan à regarder par la fenêtre le cône gris-bleu et brumeux du mont St. Helen. Et discret comme un voleur dans la nuit, un sentiment de bien-être s’empara de lui, la certitude que les choses allaient bien, et qu’il se trouvait au milieu d’elles. La personnalité est l’univers. On ne lui permettrait pas d’être seul, d’être abandonné. Il était revenu là où était sa place. Il sentait en lui la sérénité, la certitude de connaître son rôle, et celui des autres. Ce sentiment ne lui apparaissait pas comme mystique, mais simplement comme normal. Il s’était toujours senti ainsi, sauf pendant les périodes de crise, d’agonie ; c’était l’état d’esprit de son enfance, et des heures les plus intenses de son adolescence et de sa maturité ; c’était son état d’esprit naturel. Ces dernières années, il s’était dégradé peu à peu, et presque entièrement, mais Orr avait à peine réalisé qu’il le perdait. Quatre ans auparavant, au mois d’avril, il s’était passé quelque chose qui avait ruiné son équilibre pendant un moment ; et récemment, les drogues qu’il avait prises, les rêves qu’il avait faits, ces bonds incessants d’une mémoire à une autre, la dégradation de la vie au fur et à mesure que Haber l’améliorait, tout cela l’avait à nouveau déséquilibré. Maintenant, d’un seul coup, il était de retour là où il devait être.

Il sut qu’il n’avait pas accompli cela tout seul.

— C’est l’ampli qui a fait cela ? demanda-t-il à haute voix.

— Fait quoi ? répondit Haber, se penchant de nouveau vers la machine pour examiner l’écran de l’EEG.

— Oh… Je ne sais pas.

— Il ne fait rien du tout, au sens où vous l’entendez, déclara Haber avec une pointe d’irritation dans la voix.

Haber était sympathique dans des moments comme celui-ci, ne jouant aucun rôle et restant peu loquace, complètement absorbé par ce qu’il essayait de découvrir dans les réactions subtiles et rapides de ses appareils.

— Il ne fait qu’amplifier ce que produit votre cerveau en ce moment, en renforçant l’activité d’une manière sélective, et votre cerveau ne fait absolument rien d’intéressant… Là !

Il fit une brève remarque, puis revint à l’ampli et se pencha ensuite pour observer les lignes qui sautillaient sur le petit écran. Il en sépara trois qui semblaient ne faire qu’une, en tournant des boutons, puis les réunifia. Orr ne l’interrompit pas.

— Fermez les yeux, ordonna sèchement Haber à un certain moment. Tournez-les vers le haut. Bien. Gardez vos paupières closes, essayez de visualiser quelque chose… un cube rouge. Bien…

Quand il arrêta enfin ses machines et commença à détacher les électrodes, la sérénité qu’Orr avait ressentie ne disparut pas, comme si on avait simulé en lui l’effet d’une drogue ou de l’alcool. Elle resta présente.

— Docteur Haber, déclara Orr sans préméditation et sans la moindre timidité, je ne peux plus vous laisser vous servir de mes rêves effectifs.

— Hein ? demanda Haber, l’esprit encore occupé par les résultats de la machine.

— Je ne peux plus vous laisser utiliser mes rêves.

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