Gene Wolfe - La cinquième tête de Cerbère

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Bien loin de la Terre, deux planètes soeurs, Sainte-Anne et Sainte-Croix, ont été colonisées par des Français qui ont détruit la population indigène de la seconde.
Bien des décennies plus tard — après que les colons français ont été eux-mêmes vaincus et dispersés —, un ethnologue, le Dr Marsh, consacre sa vie à retrouver des traces de cette culture effacée, oubliée, passée au rang des mythes et qu'une culpabilité ancienne tend à refouler dans l'imaginaire.
En trois contes d'une écriture à chaque fois renouvelée, Gene Wolfe retrace les aspects contradictoires mais complémentaires de cette quête de l'identité d'un peuple, d'une pureté originelle dont un génocide a voilé jusqu'au souvenir.
Voici un livre étrange, subtil et attachant, sans pareil dans le domaine de la science-fiction et qui imprègne longtemps le souvenir du lecteur comme d'un parfum, comme d'une vibration, comme du souvenir d'un songe.

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Pourquoi ai-je une si mauvaise écriture ? Mes institutrices, ces horribles vieilles bonnes femmes avec leur esprit retors, possédaient une explication immédiate : je tenais (et je tiens toujours) mon stylo de manière incorrecte. Mais c’est là, naturellement, une explication qui n’explique rien. Pourquoi est-ce que je tiens mon stylo de manière incorrecte ? Je me souviens très bien du premier jour où on nous a appris à écrire à l’école. La maîtresse nous montrait d’abord comment tenir le porte-plume, puis elle allait de table en table pour placer correctement nos doigts. Lorsque je mettais les miens comme elle me montrait, j’étais incapable de tracer autre chose — en balayant toute la page de mon coude — que des lignes tremblantes et faibles. J’étais régulièrement battu à cause de ça, naturellement. Quand je rentrais à la maison, ma mère emportait mon pantalon à la rivière ; elle marchait en remontant le courant pendant des heures pour s’éloigner des égouts, et elle nettoyait le sang tandis que je restais, honteux et apeuré, avec une vieille couverture ou un morceau de voile déchirée autour de moi. Finalement, à force d’expérimenter, j’appris à tenir mon porte-plume comme je tiens ce stylo, coincé entre l’index et le médius, le pouce libre de faire ce qui lui plaisait. Je n’étais plus celui qui ne savait pas écrire, mais seulement celui dont l’écriture était la plus exécrable. Et comme il y a nécessairement un garçon dans ce cas (ce n’est jamais une fille) dans chaque classe, on ne me battait plus.

La réponse, par conséquent, à la question de savoir pourquoi je tiens mal mon stylo, est que je ne peux pas écrire si je le tiens bien. Je viens de refaire l’expérience, pour la première fois depuis des années, et je constate que c’est toujours vrai.

Connaissez-vous la Loi de Dolle ? D’après ses travaux sur la carapace des tortues de mer fossiles, le grand savant belge a formulé le Principe de l’Irréversibilité de l’Évolution : Un organe qui dégénère au cours de son évolution ne regagne jamais sa taille originale, et un organe qui disparaît ne reparaît jamais. Lorsqu’un individu ultérieur retourne à un mode de vie où l’organe vestigiel occupait une fonction importante, ce dernier ne retourne pas à l’état original, mais l’organisme produit un substitut.

J’ai réfléchi à la situation de ce cachot souterrain. Je suis souvent passé devant la citadelle, à pied ou en chaise à porteurs, et bien qu’elle soit vaste, elle ne l’est pas assez pour permettre l’existence d’un souterrain en ligne droite aussi long que celui que nous avons traversé. Techniquement, donc, ma cellule se trouve en dehors des murs. Mais où ? La citadelle s’élève juste en face de ce que l’on appelle le Vieux square. À sa droite, il y a un canal. Ça ne peut pas être là, car ma cellule, bien qu’elle soit glacée, n’a pas d’humidité. Derrière, il y a un groupe de boutiques et d’immeubles d’habitation. (Un jour j’y ai acheté un ustensile de cuivre, parce qu’il m’avait fasciné : un objet hérissé de pointes et de crocs et de cruelles mâchoires. Je suis encore incapable d’en deviner l’usage, à moins qu’il ne soit utilisé dans la pratique de la médecine vétérinaire. Je l’imagine fouillant le ventre béant d’un grand cheval de trait, écartant le foie, repoussant l’intestin grêle et plaquant la rate contre la colonne vertébrale pour charcuter un pancréas malade.) Il me paraît hautement improbable qu’ils aient construit des cellules au-dessous de tout cela, car il deviendrait trop facile pour les amis des détenus (je prends l’exemple d’un détenu pourvu d’amis) de travailler à sa libération.

Sur la gauche, cependant, se dresse un ensemble de bureaux gouvernementaux ; un tunnel les reliant à la citadelle n’est pas du tout une hypothèse improbable, et permettrait aux employés et aux bureaucrates qui y travaillent de se mettre à l’abri en cas d’émeutes populaires sans avoir à s’exposer à des attaques dans les rues. Une fois construit un tel tunnel, il paraîtrait certainement logique — si d’autres installations, ou des installations plus secrètes se révélaient nécessaires pour les prisonniers — de creuser des cellules dans ses parois. Il ne fait donc pratiquement aucun doute que je me trouve au-dessous de l’un de ces bâtiments gouvernementaux en briques. Peut-être le ministère des Archives.

Je me suis endormi en laissant ma bougie allumée et j’ai fait toutes sortes de rêves. Je devrais être plus prudent. Qu’ils m’aient donné des bougies et des allumettes cette fois-ci ne me garantit pas qu’elles seront remplacées quand le stock actuel sera épuisé. Inventaire : onze bougies, trente-deux allumettes, cent quatre feuilles de papier encore inutilisé, et ce stylo qui fabrique son encre à partir de l’humidité ambiante et avec lequel quelqu’un qui en aurait la patience pourrait noircir les murs de cette cellule. Heureusement, je n’ai jamais été particulièrement patient.

De quoi ai-je rêvé ? Des hurlements de bêtes sauvages, des cloches qui sonnent, des femmes (chaque fois que je me souviens de mes rêves, ce sont des rêves de femmes, ce qui je suppose me rend particulièrement privilégié), des bruits de pas mêlés, et ma propre exécution, qui dans mon rêve prend place dans une vaste cour déserte entourée de colonnades. Cinq des robots utilisés comme sentinelles dans les camps de travail sur les hauteurs de la ville, et que j’ai souvent vus accompagner des équipes de forçats au bord des routes, étaient mes bourreaux. Un ordre sec issu de lèvres invisibles — la lueur bleutée aveuglante des lasers — et je tombe, les cheveux et la barbe en flammes.

Mais mes rêves de femmes — d’une femme, en fait, toujours la même — m’ont rappelé une théorie que j’avais formulée quand je vivais dans les montagnes. Elle est si simple, si vraisemblable et évidente, que sur le moment, je croyais que tout le monde avait dû y penser. Mais j’en ai parlé à plusieurs reprises à différentes personnes de l’université de Roncevaux, et la plupart m’ont regardé comme si j’étais fou. Elle consiste simplement en ceci : Tout ce que nous considérons comme beau chez une femme n’est qu’un caractère de sa propre survie, et donc de celle des enfants que nous engendrerons en elle. En gros (ah, Darwin !) ceux qui ont suivi ces critères dans les embuscades qu’ils tendaient aux femelles (car nous ne les poursuivons pas vraiment, n’est-ce pas ? Nous ne sommes pas assez rapides. Nous bondissons sur elles du couvert après avoir endormi leurs soupçons) ont peuplé les mondes, et nous sommes leurs descendants ; tandis que ceux qui les ont dédaignées ont vu, au cours de la longue préhistoire de l’homme, leurs enfants déchiquetés par les loups et les ours.

De la même manière, nous recherchons les filles aux longues jambes, parce qu’une fille aux longues jambes échappe plus rapidement au danger, et les filles de grande taille, mais pas trop grandes. Les plus rapides se situent aux alentours de cent quatre-vingts centimètres, ou légèrement plus. Ainsi, les hommes s’attroupent autour d’une fille de la taille d’un homme normalement grand. (Et ses sœurs plus petites mettront des talons plus hauts et des semelles plus épaisses afin de lui ressembler.) Mais une fille trop grande sera gênée dans sa course, et celles qui mesurent, disons deux cent vingt centimètres, ne trouveront presque jamais un mari.

D’un autre côté, le pelvis de la femme devra être assez large pour laisser passer un enfant (mais pas trop large non plus, car elle sera également gênée dans sa course) et tout homme prend l’habitude sur le passage d’une fille d’évaluer sa largeur de bassin. Il faut qu’il y ait suffisamment de poitrine, ou nos enfants risquent d’avoir faim — c’est ce que nous dit encore notre instinct. Et bien qu’une fille maigre soit à même de courir vite, si elle est trop maigre, elle manquera de lait quand la nourriture manquera.

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