James Ballard - Le monde englouti

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Au III° millénaire, le Terre n’est plus peuplée que de cinq millions d’habitants. Le Soleil a changé de forme et s’est rapproché de notre planète, entraînant une formidable diminution des terres émergées, envahies désormais par la jungle où des reptiles colossaux ont remplacé les mammifères. Comment survivre dans ces conditions, surtout quand des bandes de pirates recherchent sans relâche les trésors engloutis ?
Un classique de la science-fiction écologique.

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Sa main rampa sur l’argile pierreuse et humide comme un crabe, comme s’il cherchait quelque chose. Puis il se tourna vers le soleil évanoui, ignorant les mouches qui se posaient sur son visage et sa barbe.

— Il est encore parti ! Ah ! Il s’éloigne toujours de moi ! Aidez-moi à me lever, soldat ; nous allons le suivre. Maintenant, avant qu’il s’en aille pour toujours.

Il tendit sa serre vers Kerans, comme un voleur mourant. Puis sa tête s’affaissa de nouveau et la pluie coula sur son crâne noir.

Kerans s’agenouilla. Malgré les effets du soleil et de la pluie, ce qui restait du pantalon d’uniforme de l’homme prouvait qu’il s’agissait d’un officier. La main droite qui était restée fermée s’ouvrit alors faiblement. Dans la paume se trouvait un petit cylindre d’argent avec un cadran circulaire, une boussole de poche comme celles qu’on trouvait dans les trousses de secours des aviateurs.

— Hé, soldat ! (L’homme avait brusquement ressuscité, tournant sa tête aveugle vers Kerans.) Je vous donne l’ordre de ne pas me laisser ! Vous pouvez vous reposer maintenant pendant que je prends le tour de garde. Demain, nous partirons.

Kerans s’assit à côté de lui, défit son petit paquet et commença à essuyer la pluie et les mouches mortes sur la figure de l’homme. Prenant entre ses mains les joues ravagées comme s’il s’agissait d’un enfant, il dit doucement :

— Je suis Kerans, Hardman – le docteur Kerans. Je vais vous accompagner, mais pour le moment essayez de vous reposer.

Hardman ne réagit pas en entendant son nom ; ses sourcils se froncèrent doucement avec étonnement.

Tandis que Hardman s’adossait à l’autel, Kerans se mit à soulever quelques-unes des dalles craquelées du bas-côté avec son couteau pliant. Il ramena les pierres sous la pluie et construisit un abri grossier autour de la silhouette couchée sur le dos, bouchant les fissures avec des plantes grimpantes attachées au mur. Ainsi protégé de la pluie, Hardman s’agita un peu dans le recoin sombre mais sombra bientôt dans un sommeil superficiel, coupé çà et là de soupirs et de ronflements. Kerans repartit dans l’obscurité vers le bord de la jungle, cueillit une brassée de baies comestibles dans les arbres ; puis il retourna près de l’abri et s’assit à côté de Hardman jusqu’à ce que l’aurore pointe au-dessus des collines derrière eux.

Il demeura avec Hardman les trois jours suivants, lui faisant manger les baies et baignant ses yeux avec ce qui restait de pénicilline. Il consolida la hutte avec d’autres dalles et fabriqua une sorte de paillasse avec des feuilles pour qu’ils puissent dormir tous deux. L’après-midi et le soir, Hardman restait assis sur le pas de la porte, observant le soleil lointain à travers les brumes. Entre les orages, ses rayons lavés par la pluie allumaient des reflets étrangement intenses sur sa peau aux nuances verdâtres. Il n’avait pas reconnu Kerans et continuait à l’appeler soldat, sortant quelquefois de sa torpeur pour donner une série d’ordres sans suite au sujet du lendemain. Kerans prit progressivement conscience de ce que la vraie personnalité de Hardman était maintenant submergée, loin dans son esprit, et que son attitude extérieure et ses réactions étaient seulement un pâle reflet de celle-ci, recouvert par son délire et les symptômes de cette superposition. Kerans supposa qu’il avait perdu la vue un mois plus tôt et qu’il avait instinctivement rampé jusqu’au terre-plein sur lequel se trouvait la ruine. C’était de là qu’il pouvait le mieux percevoir le soleil, seule entité maintenant assez forte pour imposer son image sur les rétines défaillantes.

Le deuxième jour Hardman se mit à manger avec voracité comme s’il se préparait pour une autre marche dans la jungle ; à la fin du troisième jour il avait absorbé plusieurs branches de baies géantes. Les forces parurent revenir brusquement dans le grand corps meurtri et, dans le courant de l’après-midi, il parvint à tenir sur ses jambes, adossé au chambranle de la porte tandis que le soleil se couchait derrière les collines boisées. Kerans n’était pas sûr qu’il l’eût reconnu, mais le monologue d’ordres et d’instruction prit fin.

Kerans fut un peu surpris lorsqu’il se réveilla le lendemain matin de constater que Hardman était parti. Il secoua sa torpeur dans la mince lueur de l’aube et descendit en boitillant dans la vallée, vers la lisière de la forêt, là où un petit torrent se frayait un chemin vers la rivière lointaine. Il leva les yeux vers les rameaux sombres des fougères qui pendaient dans le silence. Il cria faiblement le nom de Hardman ; mais il n’eut pas de réponse parmi les troncs sombres, et il retourna à la hutte. Il accepta la décision de Hardman de s’éloigner sans explication, se demandant s’il rencontrerait ou non l’homme au cours de leur odyssée commune vers le sud. Aussi longtemps que ses yeux seraient assez forts pour percevoir les signaux distants transmis par le soleil et aussi longtemps que les iguanes ne flaireraient pas sa trace, Hardman avancerait, trouvant son chemin dans la forêt en tâtonnant, la tête dressée vers le soleil qui brillait entre les branches.

Kerans attendit deux jours de plus dans la hutte, pour le cas où Hardman déciderait de revenir, puis il reprit son chemin. Ses réserves de médicaments étaient maintenant épuisées et il n’avait plus qu’un sac de baies et le Colt dans lequel restaient deux balles. Sa montre marchait encore, et il s’en servait comme d’une boussole, tenant un compte précis des jours qui passaient en faisant une encoche chaque matin dans sa ceinture.

Il parcourut la vallée, pataugeant dans le ruisseau peu profond avec l’espoir d’atteindre les rives de la rivière lointaine. De grosses pluies d’orage battaient par intermittence la surface de l’eau, mais elles semblaient maintenant se concentrer en quelques heures au cours de l’après-midi et de la soirée.

Lorsque le cours de la rivière l’obligea à avancer pendant plusieurs kilomètres vers l’ouest pour atteindre ses rives, il abandonna sa tentative et pressa le pas en direction du sud, laissant la jungle profonde de la région des collines pour entrer dans une forêt plus clairsemée qui se transforma bientôt en vastes étendues marécageuses.

C’est en les contournant qu’il arriva brusquement sur les rives d’une immense lagune, mesurant près de deux kilomètres de diamètre, bordée par une plage de sable blanc crevée par les étages supérieurs de quelques immeubles dévastés ; vus de loin, on aurait cru des cabines de plage. Il se reposa dans l’un d’eux pendant une journée entière, espérant reposer sa cheville qui était devenue noire et gonflée. Regardant par la fenêtre le disque d’eau, il vit la pluie de l’après-midi se déverser sur la surface avec une fureur sans limite ; puis les nuages s’éloignèrent et l’eau se calma jusqu’à devenir une feuille de verre dont les couleurs semblaient récapituler tous les changements qu’il avait observés dans ses rêves.

L’élévation sensible de la température lui permettait de savoir qu’il avait parcouru environ deux cent cinquante kilomètres vers le sud. La chaleur s’était de nouveau emparée de tout, atteignant soixante degrés, et il n’avait pas envie de quitter la lagune avec ses plages vides et son encerclement tranquille de jungles. Sans en comprendre la raison, il savait que Hardman allait bientôt mourir et que sa propre vie risquait de ne plus durer longtemps dans les forêts denses et vierges du sud.

À moitié endormi, il s’étendit sur le dos, repassant en mémoire les événements des deux dernières années qui avaient atteint leur point culminant avec leur arrivée dans les lagunes centrales et l’avaient lancé vers son odyssée neuronique ; il pensa à Strangman et à ses alligators fous, et, avec un sentiment profond de regret et d’affection, essayant de garder son image le plus clair possible dans son esprit aussi longtemps qu’il le pourrait, à Béatrice et à son sourire chaleureux.

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