James Ballard - Le monde englouti

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Au III° millénaire, le Terre n’est plus peuplée que de cinq millions d’habitants. Le Soleil a changé de forme et s’est rapproché de notre planète, entraînant une formidable diminution des terres émergées, envahies désormais par la jungle où des reptiles colossaux ont remplacé les mammifères. Comment survivre dans ces conditions, surtout quand des bandes de pirates recherchent sans relâche les trésors engloutis ?
Un classique de la science-fiction écologique.

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La limite du marécage avait un peu reculé au fur et à mesure que l’eau envahissait la lagune, et il eut du mal à tirer dans les épaisses herbes râpeuses le lourd catamaran qu’il avait fabriqué lui-même avec deux tonneaux de deux cent cinquante litres attachés parallèlement deux par deux. Riggs et le pilote sortirent des fougères au moment où il s’éloignait sur l’eau.

Le moteur de hors-bord prit vie et Kerans, épuisé, s’allongea au fond de l’embarcation tandis que les balles du 38 de Riggs crevaient la petite voile triangulaire. L’étendue d’eau qui les séparait augmentait lentement : cent mètres, puis deux cents ; il atteignit enfin la première des petites îles qui s’élevaient au milieu du marécage, constituées par les toits d’immeubles isolés. Dissimulé derrière elle, il s’assit, amena la voile, puis regarda pour la dernière fois le pourtour de la lagune.

Riggs et le pilote n’étaient plus visibles, mais tout en haut de la tour de l’immeuble, il pouvait voir la silhouette isolée de Béatrice faisant de grands gestes vers le marais, passant alternativement d’un bras à l’autre, bien qu’elle ne fût plus en mesure de le distinguer au milieu des îles. Loin d’elle, à sa droite, se dressant au-dessus des collines de boue qui les entouraient, se trouvaient les autres points de repaire familiers qu’il connaissait si bien, même le toit vert du Ritz qui disparaissait dans la brume. À la fin, il ne vit plus rien que les lettres isolées du panneau géant qu’avaient peint les hommes de Strangman, se dégageant dans l’obscurité au-dessus de l’eau comme une ultime épitaphe : ZONE DU TEMPS.

Le courant contraire ralentissait sa progression, et quinze minutes plus tard, lorsque l’hélicoptère gronda de nouveau au-dessus de lui, il n’avait toujours pas atteint le bord du marais. Comme il passait à côté du dernier étage d’un petit immeuble, il se glissa à l’intérieur par une des fenêtres et attendit tranquillement pendant que l’appareil montait et descendait en ronronnant, mitraillant les lies.

L’hélicoptère s’éloigna et Kerans repartit ; finalement, moins d’une heure plus tard, il atteignit l’extrémité du marais et entra dans la grande mer intérieure qui le mènerait vers le sud. De grandes îles, longues de plusieurs centaines de mètres, en couvraient la surface, la végétation retombant dans l’eau, leurs contours complètement modifiés par l’eau unie qui était montée pendant la courte période qui s’était écoulée depuis qu’ils avaient recherché Hardman. Il arrêta le moteur et déploya la petite voile, avançant régulièrement de quatre ou cinq kilomètres chaque heure, louvoyant sous la petite brise du sud.

Sa jambe s’ankylosait au-dessous du genou et il ouvrit la petite trousse médicale qu’il avait emportée ; il arrosa la blessure de pénicilline, puis se fit un bandage serré. Juste avant le crépuscule, la douleur devint intolérable et il prit un comprimé de morphine avant de sombrer dans un sommeil agité ; le grand soleil s’étendait jusqu’à remplir l’univers entier, bousculant de ses rayons les étoiles elles-mêmes.

Il se réveilla le lendemain matin à sept heures, appuyé au mât, dans le soleil brillant, la trousse de médicaments ouverte sur ses genoux, les avants du catamaran légèrement enfoncés dans une large fougère qui poussait au bord d’une petite île. À deux kilomètres de là, volant à quinze mètres au-dessus de l’eau, l’hélicoptère s’approchait ; il pouvait distinguer à bord de l’appareil la lueur tremblotante de la mitrailleuse qui tirait sur les îles. Kerans démonta le mât et le glissa sous l’arbre en attendant que l’hélicoptère s’éloigne. Il massa sa jambe, mais, ne voulant pas reprendre de morphine, il mangea une plaque de chocolat, une des dix qu’il avait réussi à trouver. Heureusement, l’officier marinier responsable des magasins à bord du patrouilleur avait reçu pour instruction de laisser Kerans accéder librement aux réserves de médicaments.

Les attaques aériennes se répétèrent à une demi-heure d’intervalle ; l’hélicoptère passa une fois juste au-dessus de lui. De l’endroit où il se cachait dans une lie, Kerans put voir distinctement Riggs qui regardait par un hublot, sa mâchoire mince s’avançant avec férocité. Pourtant le tir de la mitrailleuse devint de plus en plus sporadique, et les vols furent finalement interrompus dans l’après-midi.

À ce moment, vers cinq heures, Kerans n’en pouvait plus. La température avait atteint à midi, soixante-cinq degrés et l’avait complètement épuisé ; il était mollement étendu sous la voile humide, laissant les gouttes d’eau chaude tomber sur sa poitrine et son visage, priant pour qu’arrive la fraîcheur du soir. La surface de l’eau était en feu, le bateau paraissait flotter sur un nuage de feu à la dérive. Poursuivi par d’étranges visions, il pagaya faiblement d’une main.

15. Le paradis du soleil

Le jour suivant, par chance, les nuages d’orage s’interposèrent entre le soleil et lui, et l’air se rafraîchit sensiblement, descendant à trente-cinq degrés à midi. Les énormes bancs de cumulus noirs n’étaient qu’à cent cinquante mètres au-dessus de l’eau ; ils obscurcissaient le ciel comme une éclipse solaire, et Kerans reprit suffisamment vie pour mettre le moteur en marche et atteindre une vitesse de dix-huit kilomètres à l’heure. Se faufilant entre les îles, il se dirigeait vers le sud, suivant le soleil qui battait dans sa tête. Plus tard, dans la soirée, la pluie d’orage se déclencha et il se sentit assez bien pour se tenir debout sur une jambe, appuyé au mât, et laisser le jaillissement torrentiel frapper sa poitrine et arracher les lambeaux de tissu de sa veste. La première ceinture de nuages s’éloigna et la visibilité s’étendit. Il pouvait voir la rive sud de la mer, une ligne d’affreuses collines de boue, hautes de plus de cent mètres. Elles brillaient au-dessus de l’horizon dans la lumière spasmodique du jour, tels des champs d’or, les sommets de la jungle qui s’étendait derrière apparaissant au-dessus d’elles.

Il était encore à plusieurs centaines de mètres de la rive lorsque la réserve de carburant s’épuisa. Il démonta le moteur et le jeta dans l’eau, le regardant s’enfoncer au-dessous de la surface brune, dans un petit remous de bulles. Il ferla la voile et avança lentement, vent debout. Lorsqu’il atteignit la rive il faisait nuit, l’ombre s’étendait sur les grandes mares grises. Boitillant sur les hauts-fonds, il échoua le bateau puis s’assit, le dos appuyé à l’un des tonneaux. Il contempla l’immense solitude de la rive morte et sombra bientôt dans un sommeil épuisé.

Le lendemain matin, il démonta le bateau et transporta les morceaux un à un sur l’énorme talus couvert de vase, espérant découvrir une nouvelle étendue d’eau vers le sud. Autour de lui les grands talus ondulaient pendant des kilomètres, les dunes arrondies ponctuées de seiches et de nautiles. La mer n’était plus visible et il était seul avec ces objets inanimés, tels les débris d’une continuité évanouie, une dune suivant l’autre, tandis qu’il traînait les lourds tonneaux de deux cent cinquante litres de crête en crête. Le ciel au-dessus de lui était lourd et sans nuages, d’une impassible douceur bleue, évoquant plus le plafond intérieur d’une profonde psychose irrévocable que la sphère céleste pleine d’orages qu’il avait connue les jours précédents. À un moment donné, après qu’il eut déposé son fardeau, il tomba dans le creux d’une dune et trébucha dans les cuvettes silencieuses dont le sol était craquelé en plaques hexagonales, comme un homme endormi à la recherche de la porte invisible qui lui permettrait de sortir de son cauchemar.

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