Robert Silverberg - L'oreille interne

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David Selig. Né en 1935 à New York. Juif.
Calvitie précoce. Ex-étudiant en lettres, ex-courtier en valeurs mobilières.
Célibataire. Sans ressources bien définies.
Signes particuliers : néant.
Bref, raté sur toute la ligne.
Et télépathe.
Bientôt ex-télépathe.
Car, en ces beaux jours de 1976, le pouvoir de David Selig décline. Ou plutôt disparaît, revient, semble jouer à cache-cache.
Mais David est sans illusion. Il sait que meurt en lui, irrévocablement, ce pouvoir étrange de lire dans l'esprit des autres, ce pouvoir qui a fait de lui un étranger sur la terre.

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Je me morfondis tout le mercredi, ne sachant pas quoi faire, puis finalement, la mort dans l’âme, je décidai d’appeler la police. Je donnai à un sergent qui s’en fichait complètement le signalement complet de Toni : grande, mince, longs cheveux bruns, yeux bruns. Pas de cadavre découvert à Central Park dernièrement ? Dans les poubelles du subway ? Dans les sous-sols des immeubles d’Amsterdam Avenue ? Non, non, non. Écoutez, mon vieux, si nous entendons parler de quelque chose, nous vous avertirons, mais votre affaire ne me paraît pas bien sérieuse. Autant pour la police. Agité, nerveux, horriblement tendu, j’allai au Giçat Shanghai m’asseoir devant un repas que je touchai à peine. De la bonne nourriture perdue. (Il y a des enfants qui meurent de faim en Europe, Duv. Mange, mange.) Après cela, contemplant les tristes restes éparpillés de mes crevettes sautées au riz et me sentant sombrer dans la mélancolie, je fis un levage facile d’une manière que j’ai toujours méprisée. Je sondai les filles seules assises dans le grand restaurant, et il y en avait des tas, à la recherche de celle qui était solitaire, frustrée, vulnérable, sexuellement tolérante, et d’une manière générale qui avait besoin d’un solide raffermissement de son ego. Ce n’est pas sorcier de lever une fille si vous possédez un moyen sûr de dire laquelle est disponible, mais ce n’est pas tellement du sport. Ce poisson tout ferré était une dame mariée passablement jolie de vingt-cinq, vingt-six ans, dont le mari, assistant à Columbia, s’intéressait de toute évidence davantage à sa thèse de doctorat qu’à elle. Il passait toutes ses nuits enfermé parmi les alignements de volumes de la Butler Library à faire ses recherches, et rentrait tard, les jambes en coton, irritable et généralement impuissant. Je la conduisis chez moi. Je fus incapable de triquer aussi. Ça la tracassa, elle se sentait rejetée. Nous passâmes deux heures tendues à écouter l’histoire de sa vie. Finalement, je réussis à la tringler, et je jouis presque instantanément. Ce n’était pas mon heure de gloire. Quand je rentrai chez moi après l’avoir raccompagnée – au coin de la 110 e Rue et de Riverside Drive – le téléphone était en train de sonner. C’était Pam. « J’ai des nouvelles de Toni », m’annonça-t-elle, et brusquement je me sentis débordant de culpabilité honteuse pour ma piètre infidélité consolatrice. « Elle est chez Bob Larkin, dans la 83 e Rue. »

Jalousie. Désespoir. Humiliation. Souffrance. « Bob qui ? »

« Larkin. C’est ce décorateur plein aux as dont elle parle tout le temps. »

« Pas à moi. »

« Un des plus anciens amis de Toni. Ils étaient très intimes. Je crois qu’ils sortaient déjà ensemble quand elle était au lycée. »

Un long silence. Puis elle éclata d’un rire gai : « Ne fais pas cette tête-là, David ! C’est un pédé ! Il lui sert seulement de père-confesseur. Elle va le trouver quand elle a des ennuis. »

« Je vois. »

« Vous avez rompu tous les deux, non ? »

« Je ne sais pas. Je crois que oui. Je ne suis pas sûr. »

« Est-ce que je peux faire quelque chose ? »

Ceci venant de Pam, dont j’avais toujours cru qu’elle me considérait comme exerçant une influence pernicieuse sur Toni, et qu’elle lui conseillait de me quitter.

« Donne-moi juste son numéro de téléphone », lui dis-je.

J’appelai. Le téléphone sonna, sonna, sonna. Finalement, ce fut Bob Larkin qui décrocha. C’était bien un pédé, sans l’ombre d’un doute. Petite voix de ténor, complète avec le cheveu sur la langue, pas très différente de celle du Teddy du boulot. Qui leur apprend à parler avec cet accent de tantouze ? Je demandai : « Est-ce que Toni est là ? » Réponse prudente : « C’est de la part de qui, je vous prie ? » Je lui dis qui j’étais. Il me demanda d’attendre, et une minute ou deux s’écoulèrent tandis qu’il conférait avec elle, la main sur le combiné. Finalement, il me déclara que Toni était là, oui, mais qu’elle était très fatiguée et qu’elle se reposait. Elle ne désirait pas me parler maintenant. « C’est urgent », insistai-je. « Dites-lui que c’est très urgent. » Nouvelles palabres étouffées. Même réponse. Il me suggéra vaguement de rappeler dans deux ou trois jours. Je me mis à gémir, prier, supplier. Au milieu de cette peu héroïque démonstration, le téléphone changea brusquement de mains et Toni me parla : « Pourquoi appelles-tu ? »

« Tu le sais très bien. Je veux que tu reviennes. »

« Je ne peux pas. »

Elle ne disait pas : je ne veux pas, elle disait : je ne peux pas.

« Peux-tu me dire pourquoi ? » demandai-je. « Pas vraiment. »

« Tu n’as même pas laissé un mot. Pas une explication. Tu t’es enfuie comme ça. »

« Pardonne-moi, David. »

« C’est quelque chose que tu as vu en moi pendant que tu trippais, c’est ça ? »

« Ne parlons pas de ça, David. C’est fini, maintenant. »

« Je ne veux pas que ce soit fini. »

« Moi, si. »

Moi, si. C’était comme le bruit d’un grand portail qui se refermait à mon nez. Mais je n’allais pas la laisser refermer le verrou. Pas encore. Je lui dis qu’elle avait oublié quelques-unes de ses affaires chez moi, des livres, des vêtements. Un mensonge : elle avait tout emporté. Mais je sais être persuasif quand je n’ai pas d’autre ressource, et elle finit par se laisser persuader que c’était vrai. Je proposai de les lui amener sur-le-champ. Elle ne voulait pas que je vienne. Elle préférait ne plus jamais me revoir, me dit-elle. C’était moins pénible pour tout le monde, de cette façon. Mais sa voix manquait de conviction ; elle était plus haut perchée et beaucoup plus nasale que quand elle parlait avec sincérité. Je savais qu’elle m’aimait encore, plus ou moins ; même après un incendie de forêt, certaines souches demeurent en vie et donnent naissance à de nouvelles pousses. C’est ce que je me disais. Idiot que j’étais. De toute manière, elle ne pouvait me rembarrer comme ça. De même qu’elle n’avait pas pu s’empêcher de prendre l’écouteur, elle se trouvait maintenant dans l’impossibilité de me refuser de la voir. En la mitraillant de paroles, je réussis à la faire céder. D’accord, fit-elle. Tu peux venir. Tu peux venir, mais je t’avertis que tu perds ton temps.

Il n’était pas loin de minuit. L’atmosphère avait une moiteur d’été, comme si l’orage était sur le point d’éclater. Aucune étoile n’était visible. Je me hâtai, oppressé par les vapeurs de la cité humide et les humeurs bilieuses de mon amour détruit, vers l’appartement de Larkin, qui se trouvait au dix-neuvième étage d’une immense tour blanche qui surplombait York Avenue. Lorsqu’il m’ouvrit la porte, il me lança un doux regard compatissant, comme pour me dire : pauvre vieux, tu es blessé, sanglant, et maintenant tu vas recevoir le coup de grâce. Il avait une trentaine d’années, et c’était un homme trapu au visage de petit garçon et aux longs cheveux blonds bouclés et indisciplinés. Son sourire, qui laissait entrevoir de larges dents irrégulières, irradiait la bonté et la sympathie. Je comprenais pourquoi Toni se réfugiait chez lui en des moments pareils. « Elle est dans le living », me dit-il. « Sur la gauche. »

C’était un appartement immense, impeccable, au décor presque monstrueux, avec des taches de lumière multicolores dansant sur les murs, des statuettes précolombiennes exposées dans des armoires vitrées illuminées, des masques africains baroques, un mobilier en acier chromé – le genre d’appartement impossible qu’on voit photographié dans la section magazine du Sunday Times. Le living-room était le morceau de résistance du spectacle. C’était une vaste pièce aux murs blancs et à la longue baie vitrée incurvée qui révélait les splendeurs de Queens de l’autre côté d’East River. Toni était assise à l’extrémité opposée, près de la baie vitrée, sur un canapé angulaire bleu marine strié d’or. Elle portait de vieux habits sans grâce qui juraient furieusement avec toute la splendeur qui l’entourait : un sweater rouge mangé par les mites et que je détestais, une jupe noire qui lui allait comme un sac et des collants noirs. Elle était affalée sur le dos, appuyée sur un coude, les jambes maladroitement disposées dans le prolongement de son corps. C’était une position qui faisait saillir ses os et la rendait disgracieuse. Une cigarette pendait entre ses doigts, et il y avait un monceau de mégots dans le cendrier posé à côté d’elle. Ses yeux étaient sinistres. Sa longue chevelure était en désordre. Elle ne fit pas un mouvement quand je m’avançai vers elle. Une telle aura d’hostilité émanait d’elle que je m’arrêtai à vingt pas.

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