Robert Silverberg - Les royaumes du Mur

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Le Mur est une montagne. Géante, redoutable, empilement de ravins, de falaises, de précipices, elle perce les basses couches de l’atmosphère et pointe sa cime vers l’espace.
Le sommet du Mur est presque inaccessible. Pourtant, chaque année, depuis le village de Jospodar situé au pied de la montagne, quarante jeunes hommes et femmes parmi les meilleurs entrepren­nent de le conquérir. Car là-haut, d’après les légendes et de rares témoignages contradictoires, vivent les dieux détenteurs de la sagesse.
Malheureusement, l’épreuve est telle que presque personne n’est revenu pour transmettre cette sagesse, et ceux qui sont redescen­dus avaient perdu la raison.
Poilar Bancroche, qui a rêvé toute sa courte vie de parler avec les dieux, a été choisi pour commander les quarante. Il lui reste à affron­ter les royaumes du Mur comme autant de remparts protégeant le sommet, et à découvrir, peut-être, le secret terrible et poignant des dieux descendus du vide.

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— Je parie qu’il va courir jusqu’au Sommet d’une traite, sans s’arrêter pour reprendre son souffle. Il n’attendra pas les autres… Il s’élancera et continuera sans se retourner.

— Probablement, fit Traiben. Pauvre Thrance.

— Pauvre Thrance ? Pourquoi cette remarque bizarre ? Thrance est quelqu’un à envier, tu le sais bien !

— Envier Thrance ? dit Traiben en secouant la tête. Non, Poilar. Je lui envie sa carrure et ses longues jambes, mais rien d’autre. Ne comprends-tu pas ? Il est en train de vivre en cet instant le plus beau moment de son existence. Pour lui, les choses ne peuvent désormais qu’aller de mal en pis.

— Parce qu’il a été choisi comme Pèlerin ?

— Parce que, dès le départ, il va distancer les autres.

Sur ces mots, Traiben détourna la tête et se mura dans un silence qui ne m’était déjà que trop familier. Je savais qu’il ne servait à rien de lui demander des explications quand il se comportait ainsi.

Thrance passa en courant devant nous, transporté de joie, la tête levée vers la montagne.

La Procession touchait maintenant à sa fin.

Le dernier des Pèlerins de l’année était passé et avait tourné sur la place, derrière le gigantesque szambar aux feuilles écarlates, le point de rencontre de toutes les routes, l’arbre en fuseau marquant l’endroit d’où rayonne toute la vie de notre village. Ils avaient tous pris un virage serré derrière l’arbre pour tourner à droite et s’engager sur la route de Kosa Saag. Derrière eux venait le dernier groupe du cortège, le plus triste de tous, la horde des candidats malheureux dont la tâche humiliante consistait à transporter l’équipement et le bagage des élus jusqu’aux limites du village.

Comme j’avais honte pour eux, comme leur humiliation me serrait le cœur !

Ils étaient des centaines et des centaines, en rangs serrés, cinq de front, à défiler devant moi pendant ce qui me parut une éternité. Je savais qu’il n’y avait là que ceux qui avaient survécu aux longues épreuves de la formation et de la sélection, car ils sont nombreux à mourir pendant cette période. Même sans compter ces morts, il devait bien rester quatre-vingts ou quatre-vingt-dix vaincus pour chacun des Quarante. Il en était toujours allé ainsi. Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Pour mon année, où le nombre était élevé sans être exceptionnel, il y eut quatre mille deux cent cinquante-six candidats : chacun de nous avait moins d’une chance sur cent d’être choisi.

Mais les vaincus marchaient d’une allure aussi fière que s’ils avaient été vainqueurs : la tête droite, les yeux fixés sur la montagne. Chaque année, c’était la même chose et je n’avais jamais réussi à comprendre pourquoi. Certes, c’est un honneur d’avoir été candidat, même si l’on a échoué. Mais je n’aurais pas aimé être des leurs.

Ils passèrent donc en rangs serrés et, tout d’un coup, la Rue de la Procession fut vide.

— Il devrait y avoir des Balayeurs à la fin comme au début, dit Traiben. Pour chasser les esprits qui affluent après le passage des gens.

Je haussai les épaules sans répondre. Encore une de ses lubies. Mon attention restait fixée sur la route de Kosa Saag, au nord-ouest de la ville, sur ma gauche. Les Pèlerins étaient encore sur la partie plane de la route et donc cachés aux regards, mais leur pitoyable escorte de porteurs de bagages était encore visible. Puis ils disparurent à leur tour dans une déclivité et les Pèlerins de tête réapparurent sur les premières pentes, légèrement à l’ouest du centre du village, là où la route commence à s’élever sur les contreforts du Mur. La double lumière d’Ekmelios, d’un blanc éclatant, et de Marilemma, rouge sang, les nimbait d’une aura éblouissante tandis qu’ils progressaient sur la route au revêtement doré.

En les regardant, une violente agitation s’empara de moi et je faillis me sentir mal. Je me mis à trembler, ma gorge se dessécha et mon visage prit la dureté d’un masque. J’avais assisté tous les ans à ce départ des Pèlerins, mais, cette fois, c’était différent. Je m’imaginais parmi eux, m’élançant à l’assaut du Mur. Le village rapetissait derrière moi, se réduisait à un point. Je sentais l’air se rafraîchir et se raréfier à mesure que je grimpais. Je renversais la tête en arrière pour lever les yeux vers le Sommet lointain et mystérieux, et l’émerveillement me faisait tourner la tête.

Traiben me serra de nouveau le bras. Cette fois, je ne le repoussai pas.

Nous commençâmes ensemble à énumérer les bornes qui jalonnaient l’ascension des Pèlerins :

— Roshten… Ashten… Glay… Hespen… Sennt…

La borne de Sennt était d’ordinaire la plus élevée que l’on pût voir des basses terres sur la route du Mur. Mais, comme je l’ai déjà dit, la luminosité était devenue très forte ce jour-là et il nous fut possible de discerner un virage de plus, celui de la borne baptisée Denbail. D’un même souffle, nous murmurâmes le nom à voix basse au moment où les Pèlerins l’atteignaient. C’était l’endroit où s’achevait le tapis cérémoniel doré qui laissait la place à la route empierrée. L’endroit où les vaincus devaient se débarrasser de l’équipement dont ils étaient chargés, car il leur était interdit de poursuivre l’ascension. Les yeux plissés, nous regardâmes les Quarante prendre tout leur barda des mains de ceux qui le leur avaient porté jusque-là. Puis les vaincus commencèrent à rebrousser chemin et les Quarante reprirent leur marche. Ils continuèrent à gravir la route, s’éloignant dans la brume, et, quelques instants plus tard, un coude du chemin les déroba à nos regards.

3

Cette nuit-là, je fis pour la première fois ce rêve que j’appelle le rêve de l’étoile.

C’était une nuit baignée par la clarté de plusieurs lunes, où des paillettes de lumière dansaient sur les murs de notre maison. Certains ont du mal à trouver le sommeil avec tout cet éclat, mais les événements de la journée m’avaient épuisé et je sombrai dans un profond sommeil. C’est au cœur de la nuit que je me mis à rêver des mondes au-delà du Monde.

Dans mon rêve, je gravissais Kosa Saag sans faire plus d’efforts que s’il m’avait fallu monter sur le toit d’une grange. Je montais infatigablement, traversant chacun des Royaumes du Mur en un rien de temps. Traiben m’accompagnait, il me suivait de près avec quelques autres amis, mais je ne leur prêtais aucune attention. Je continuais de grimper avec une aisance et une rapidité stupéfiantes, jusqu’à ce que j’atteigne le Sommet. Et là, je me tins sous les mondes du Ciel, qui sont les étoiles. Je vis ces planètes lointaines grouillant au firmament comme des esprits flamboyants. En un lieu élevé, je dansai sous leur froide lumière. J’eus le sentiment de leur puissance et de leur étrangeté. Je mêlai ma voix à celle des dieux et j’eus un aperçu de cette sagesse qu’ils doivent nous transmettre. Mon grand ancêtre, le Premier Grimpeur, Celui Qui Grimpa, le plus saint de tous les hommes, m’apparut et se dressa devant moi, et mon esprit fusionna avec Son esprit. Quand je redescendis du Mur, mon visage était radieux et je tendis les mains à ceux qui me saluaient et s’agenouillaient devant moi en versant des larmes de joie.

Tel fut mon rêve. Je devais encore le faire à maintes reprises pendant les années qui suivirent, tandis que je dormais à la clarté factice du ciel des esprits. Et ceux qui étaient étendus près de moi pendant que je rêvais me disaient au réveil que je me tournais et me retournais, que je murmurais dans mon sommeil et que je levais les bras comme si j’avais voulu saisir le Ciel à pleines mains.

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