Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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— Aucune idée là-dessus non plus, désolé. On perd facilement le fil, ici, et malheureusement, il n’y a pas de tache d’humidité de la forme d’un calendrier. Le 29, je crois, ou le 30.

Le 30 ? Cela ferait un mois complet. Sans doute avait-il mal compris.

— Le 30 juin ?

— Eh bien, vous êtes resté inconscient un sacré bout de temps. On est en juillet.

— En juillet ?

C’est impossible. Oxford aurait envoyé une équipe de récupération à la minute même où ils se seraient aperçus que Mike n’était pas rentré après l’évacuation.

— Des gens m’ont-ils rendu visite ? interrogea-t-il.

— Pas à ma connaissance, mais moi aussi j’ai été inconscient un sacré bout de temps.

L’équipe de récupération serait incapable de le localiser. Ils ne sauraient pas qu’il était allé à Dunkerque, ou qu’il se trouvait dans un hôpital, et jamais ils n’auraient l’idée de le chercher dans un couvent.

La bonne sœur revint avec un docteur qui portait une blouse blanche et un antique stéthoscope autour du cou.

— Vous a-t-il appris son identité ? demandait-il à la nonne.

— Non. Je suis venue vous avertir dès que j’ai vu qu’il était réveillé…

— Quel jour est-on ? interrogea Mike.

— Réveillé et loquace, commenta le docteur. Comment vous sentez-vous ?

— Quel jour est-on ?

— Le 10 août, annonça l’infirmière.

— Bonté divine ! si tard que ça ? s’exclama Fordham.

— Comment vous sentez-vous ? insista le docteur.

L’infirmière lui coupa la parole.

— Comment vous appelez-vous ?

— Vous n’aviez aucune pièce d’identité lors de votre admission, expliqua le docteur.

Ainsi, l’équipe de récupération n’aurait pas pu le trouver, même s’ils avaient eu l’idée de le chercher ici.

— C’est Mike, dit-il. Mike Davis.

Le docteur écrivit son nom sur la feuille de température.

— Vous souvenez-vous du nom de votre unité ?

— Unité ? répéta Mike, en pleine confusion.

— Ou du nom de votre capitaine ?

Ils croient que je suis un soldat. Et que je suis l’un des rescapés de Dunkerque. Et pourquoi pas ? Il provenait d’un bateau rempli de soldats, et le fait qu’il ne porte pas d’uniforme ne signifiait rien. La moitié des soldats n’en avaient pas. Il essaya de se rappeler ce qui était arrivé à ses papiers. Ils étaient dans sa veste et il l’avait enlevée quand il s’était jeté à l’eau.

Pourquoi n’avaient-ils pas compris qu’il était américain ? Il se souvenait avoir parlé dans son délire. Peut-être son implant L-et-A avait-il cessé de fonctionner. Les implants se détraquaient parfois, quand les historiens tombaient malades.

Le docteur attendait, son crayon suspendu au-dessus de la feuille.

— Je…, commença Mike.

Il hésitait. Si son implant ne marchait plus, il valait mieux ne pas leur annoncer qu’il était américain. Et s’il se trouvait dans un hôpital militaire, quand ils apprendraient qu’il était un civil, ils le flanqueraient dehors. Cependant, on ne voyait pas de religieuses dans les hôpitaux militaires.

— Aucune importance, assura le docteur avant qu’il puisse émettre une réponse adéquate. Vous venez de traverser des moments difficiles. Vous rappelez-vous comment vous avez été blessé ?

— Non.

Cela s’était sans doute produit quand l’explosion avait dépêtré le soldat mort de l’hélice…

— Il a été touché par des éclats d’obus, intervint la bonne sœur avec obligeance avant d’ajouter pour le docteur : Il était dans l’eau et tentait de dégager l’hélice bloquée de son bateau quand ils ont été attaqués. Il a réagi en héros : il a plongé et il a libéré l’hélice.

— Ma sœur, puis-je vous parler un instant ? dit le docteur.

Ils s’éloignèrent ensemble, penchés l’un vers l’autre.

— … perte de mémoire…, entendit Mike, puis : …extrêmement fréquent dans des cas comme celui-ci… commotion cérébrale due à l’explosion… ménagez-le… revient au bout de quelques jours, en principe…

Doux Jésus ! ils croient que je souffre d’amnésie !

Peut-être était-ce une chance. Cela lui laisserait le temps de comprendre si son implant L-et-A avait cessé de marcher et si cet endroit ne prenait que des patients militaires et, maintenant qu’il leur avait donné son nom, il n’aurait besoin de temporiser qu’un jour ou deux avant que l’équipe vienne le sortir d’ici et le ramène en sécurité à Oxford. S’il n’était pas trop tard et son pied déjà amputé. Si tel n’était pas le cas, quels que soient les dommages subis, des greffes de muscle et de nerfs et la régénération des tissus permettraient la restauration. Évidemment, s’ils l’avaient coupé…

La nonne et le docteur avaient terminé leurs échanges.

— Nous allons examiner vos poumons, d’accord ? dit le docteur.

Il tendit la feuille de température à la religieuse, plaça les embouts du stéthoscope dans ses oreilles, repoussa la couverture et releva la chemise d’hôpital de Mike, dénudant sa poitrine.

— Est-ce que vous avez dû me couper le pied ?

Mike avait veillé à garder un accent neutre, qui ne semble ni anglais ni américain.

— Inspirez profondément, lui enjoignit le docteur.

Il écouta, puis déplaça le stéthoscope.

— Encore une fois.

Il leva les yeux vers la religieuse et hocha la tête.

— Léger mieux. Moins d’encombrement dans le poumon gauche qu’avant.

— Est-ce que j’ai une pneumonie ? laissa échapper Mike.

Et de toute évidence son implant fonctionnait, maintenant. Sa prononciation de « pneumonie » était indubitablement américaine.

Le docteur ne sembla pas y prêter attention. Il regardait le diagramme.

— Sa température est-elle un peu tombée ?

— Il avait 38,9 °C ce matin.

— Bien.

Il tendit la feuille à la religieuse et se tourna pour partir.

— Est-ce que j’ai une pneumonie ? insista Mike. Est-ce que vous avez dû amputer mon pied ?

— Laissez-nous nous inquiéter de la partie médicale, répondit le médecin d’une voix chaleureuse. Et vous, concentrez-vous sur…

— L’avez-vous coupé ?

— Vous ne devriez pas penser à tout ça, dit la nonne sur un ton rassurant. Essayez de vous reposer.

— Non ! protesta Mike en secouant la tête.

Erreur. Le mouvement lui donna une violente envie de vomir.

— Je veux savoir le pire. C’est important.

Le docteur échangea un regard avec la religieuse et sembla prendre une décision.

— Très bien. Quand on vous a amené ici, votre pied était gravement mutilé, et vous aviez perdu beaucoup de sang. Vous souffriez également d’hypothermie et vous étiez en état de choc. C’est pourquoi nous n’avons pas pu opérer aussi vite que nous l’aurions souhaité. Lorsque nous sommes intervenus, une grosse infection était survenue…

Oh ! mon Dieu ! ils ont dû amputer toute la jambe !

— Et, après la première chirurgie, vous avez contracté la pneumonie, si bien que nous avons dû attendre plus longtemps encore pour vous opérer de nouveau. Vos tendons et vos muscles étaient considérablement endommagés…

— Je veux le voir, déclara Mike, et la bonne sœur jeta un vif coup d’œil au docteur. Tout de suite.

Le docteur fronça les sourcils puis ordonna :

— Sœur Carmody, voulez-vous l’aider à s’asseoir ?

Il se pencha pour atteindre une manivelle au pied du lit. La religieuse plaça sa main dans le dos de Mike pour le soutenir pendant que le lit se redressait. Mike sentait sa tête bourdonner et tourner. Il avala sa salive, résolu à ne pas vomir.

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