Yves Meynard - Le Livre des Chevaliers

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Adelrune se tourna vers Riander, qui haussa les épaules en souriant.

— Je n’essaierai pas de te fournir une explication. Garde simplement en mémoire que tu ne dois pas trop t’éloigner des portes qui relient les pièces ; elles n’existent qu’à l’avant de la maison. Pour l’instant, dis-moi plutôt ce que tu voudrais manger.

Adelrune bredouilla : « Alors je… je peux rester ? »

Riander ouvrit les mains, paumes vers le haut : « N’est-ce pas ce que je viens de dire ? »

*

En l’espace de trois autres jours, Adelrune recouvra la santé. Riander lui tint une conversation légère tout ce temps : le soleil et les nuages, la musique du vent, le goût de la nourriture simple. Il accrocha une tenture à travers la chambre d’Adelrune, afin de lui donner une limite. D’une semblable manière, Adelrune tendit un rideau devant certains de ses souvenirs ; même s’ils étaient toujours là, prêts à être examinés, il ne s’appesantissait plus inlassablement sur eux.

Un matin – son cinquième dans la maison de Riander, mais seulement le quatrième dont il avait conscience – il se leva, s’habilla de lui-même, sortit de sa chambre et descendit l’escalier jusqu’au salon. Riander était assis sur une chaise à haut dossier, feuilletant un livre qui tombait en lambeaux. Dès qu’il eut remarqué la présence d’Adelrune, il se leva en souriant.

— Je ne te demande comment tu te sens que par acquit de conscience : ton habillement me dit tout ce que je dois savoir.

— Je voulais vous remercier encore, messire, de vos soins…

— Un instant. Mon nom est Riander. Fais-moi le plaisir de l’utiliser.

— Comme vous voudrez, Riander. Je voulais vous remercier – et vous demander ce que vous comptez faire maintenant que je suis remis.

— Tu es venu à moi pour recevoir une formation de chevalier, n’est-ce pas ? (Riander prit les deux feuilles de parchemin d’Adelrune, qui trônaient au sommet d’une pile sur un bureau.) Ta liste d’actes d’éclat est plutôt brève, de même que tes voyages – mais ce qui m’importe, c’est la qualité et non la quantité. Tu remplis à loisir les conditions, Adelrune. Et comme je te l’ai déjà dit, la quête que tu t’es imposée est une noble quête. Je déclare solennellement que je t’accepte comme apprenti chevalier.

Adelrune inclina la tête muettement, ne sachant plus que dire.

— Non, non, le reprit Riander gentiment. Je me répète : regarde les gens dans les yeux ! Allez, garde ton menton droit.

Adelrune releva le visage, risqua un sourire.

— Une des vertus premières d’un chevalier est l’humilité, dit Riander. Et l’un de ses corollaires est que l’on n’est jamais assez important pour refuser les corvées. Va à la cuisine – c’est par la porte qui fait face à celle-ci – et pèle six pommes de terre pour la soupe.

Adelrune esquissa une courbette maladroite et sortit. Dans la cuisine, qui était dallée de blanc et s’étendait à l’infini, il trouva une huche remplie de tubercules et un petit couteau. Il se mit au travail. Mère lui avait souvent confié cette corvée, dès qu’il avait été assez vieux pour manier sans risque le couteau à peler. Ses mains s’affairaient selon un rythme familier, et de longs rubans spiralés de pelure tombaient des tubercules. Après quelques minutes, quand Riander le rejoignit pour l’aider, il le trouva en train de finir la dernière pomme de terre.

— Eh bien, remarqua-t-il avec un large sourire, tu es plus habile à manier cette lame-ci que je ne le serai jamais. Je suppose qu’il n’y a plus qu’à te mettre à l’entraînement aux armes tout de suite après le repas.

*

Fidèle à sa parole, dès qu’ils eurent terminé le repas du midi, Riander emmena Adelrune dans une autre des pièces de la maison. Ses murs étaient de pierre taillée ; des supports de métal de diverses formes étaient vissés dans les blocs, sans que leur fonction soit évidente au premier regard.

Il y avait des râteliers de bois contre les murs, dans lesquels était rangé un assortiment d’armes d’une diversité ahurissante. Épées droites ou courbes, ondulées, garnies de crochets ou tripartites ; masses à la tête garnie d’ailettes ou de piquants ; arcs de toutes tailles, armes d’hast, dagues, assemblages de chaînes, de hampes de bois et de lames dont Adelrune ne parvenait pas à comprendre l’usage.

— Eh bien, fit Riander, nous pouvons commencer en t’apprenant à reconnaître et nommer toutes ces armes, ou bien nous pouvons voir comment tu te débrouilles avec une épée en mains.

— S’il vous plaît, messire – je veux dire, Riander – j’ai passé des années à la Maison Canoniale à apprendre des mots par cœur. Je voudrais essayer une lame.

— Fort bien. Voyons, tu es trop petit pour ces épées-ci… Peut-être que celle-là ferait l’affaire.

Il donna à Adelrune une longue et mince lame, avec une large garde, qui recouvrait sa main jusqu’au poignet. Le garçon la soupesa, allongea le bras. Étrange impression que de manier une telle longueur d’acier. Riander prit une lame similaire pour lui-même.

— Travaillons la posture de base. Imagine que nous allons nous battre.

Adelrune essaya consciencieusement de prendre une posture de combat. Riander eut un sourire amusé.

— Adelrune, que tiens-tu dans ta main ?

— Je ne sais pas de quel genre d’épée il s’agit, mess – Riander.

— C’est un fleuret de duelliste façonné selon la manière du Vieux Szeis. Mais ce n’est pas cela qui m’importe en ce moment. Je voulais simplement te signaler que ce que tu tiens n’est pas une chandelle.

— Je vous demande pardon ?

— Puisque ce n’est pas une chandelle, tu ne devrais pas le tenir comme une chandelle, expliqua patiemment Riander. À quoi donc peut-il être utile dans cette position ? Pointe-le vers l’avant, un peu relevé. Ainsi, si je me rue sur toi, je recevrai ton acier dans l’estomac. Oui, comme ça. Beaucoup mieux. Essaie de me frapper, maintenant.

Riander para le coup hésitant d’Adelrune, arracha l’épée du garçon à sa prise et l’envoya valser avec fracas sur le sol dallé.

— Tu aurais dû garder ta prise sur le fleuret, déclara-t-il.

— J’ai bien essayé, mais je n’y suis pas arrivé, dit Adelrune.

— Tu es peut-être encore faible par suite de ta maladie ; mais je crois que ce sont tes bras qui ne sont pas assez musclés. Remonte ta manche, gonfle ton bras… C’est ce que je pensais. Je crois qu’un programme de lever de poids sera nécessaire.

Adelrune eut honte de sa faiblesse ; il hocha la tête en signe d’acquiescement à la suggestion, se retenant à grand-peine de répondre « Bien, messire. »

— Tu as pris l’habitude d’obéir, n’est-ce pas ? demanda Riander d’une voix plus douce. Quand tu étais malade, tu as déliré. À un moment, tu ne cessais de répéter « Oui, Didacteur » comme si quelqu’un te donnait un ordre après l’autre. Et maintenant, tu viens de baisser les yeux encore une fois, et tu as acquiescé immédiatement, avec le moins de bruit possible.

Adelrune expliqua en soupirant :

— Le neuvième Précepte de la Règle stipule que les laïcs doivent obéir aux Didacteurs « sans refus, sans plainte et sans dérobade ». Les Commentaires du Didacteur Elfindle ajoutent que « Les laïcs sont comme des enfants face aux Didacteurs, et les enfants doivent obéissance à leurs parents comme ceux-ci obéissent aux Didacteurs. » Chez moi, l’obéissance était la première des vertus, après la droiture spirituelle.

Riander fronça les sourcils.

— Pourquoi es-tu parti dans ce cas ? Ce ne sont sûrement pas tes parents qui t’ont envoyé ici ?

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