Les Mille Et Une Nuits Tome I

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«Or, ma fille, continua le vizir en parlant toujours à Scheherazade, ce marchand avait cinquante poules et un coq, avec un chien qui faisait bonne garde. Pendant qu’il était assis, comme je l’ai dit, et qu’il rêvait profondément au parti qu’il devait prendre, il vit le chien courir vers le coq qui s’était jeté sur une poule, et il entendit qu’il lui parla dans ces termes: «Ô coq! Dieu ne permettra pas que tu vives encore longtemps! N’as-tu pas honte de faire aujourd’hui ce que tu fais?» Le coq monta sur ses ergots, et se tournant du côté du chien: «Pourquoi, répondit-il fièrement, cela me serait-il défendu aujourd’hui plutôt que les autres jours? – «Puisque tu l’ignores, répliqua le chien, apprends que notre maître est aujourd’hui dans un grand deuil. Sa femme veut qu’il lui révèle un secret qui est de telle nature, qu’il perdra la vie s’il le lui découvre. Les choses sont en cet état; et il est à craindre qu’il n’ait pas assez de fermeté pour résister à l’obstination de sa femme; car il l’aime, et il est touché des larmes qu’elle répand sans cesse. Il va peut-être périr; nous en sommes tous alarmés dans ce logis. Toi seul, insultant à notre tristesse, tu as l’impudence de te divertir avec tes poules.»

«Le coq repartit de cette sorte à la réprimande du chien: «Que notre maître est insensé! il n’a qu’une femme, et il n’en peut venir à bout, pendant que j’en ai cinquante qui ne font que ce que je veux. Qu’il rappelle sa raison, il trouvera bientôt moyen de sortir de l’embarras où il est. – Hé! que veux-tu qu’il fasse? dit le chien. – Qu’il entre dans la chambre où est sa femme, répondit le coq; et qu’après s’être enfermé avec elle, il prenne un bon bâton, et lui en donne mille coups; je mets en fait qu’elle sera sage après cela, et qu’elle ne le pressera plus de lui dire ce qu’il ne doit pas lui révéler.» Le marchand n’eut pas sitôt entendu ce que le coq venait de dire, qu’il se leva de sa place, prit un gros bâton, alla trouver sa femme qui pleurait encore, s’enferma avec elle, et la battit si bien, qu’elle ne put s’empêcher de crier: «C’est assez, mon mari, c’est assez, laissez-moi; je ne vous demanderai plus rien.» À ces paroles, et voyant qu’elle se repentait d’avoir été curieuse si mal à propos, il cessa de la maltraiter; il ouvrit la porte, toute la parenté entra, se réjouit de trouver la femme revenue de son entêtement, et fit compliment au mari sur l’heureux expédient dont il s’était servi pour la mettre à la raison. Ma fille, ajouta le grand vizir, vous mériteriez d’être traitée de la même manière que la femme de ce marchand.»

«Mon père, dit alors Scheherazade, de grâce, ne trouvez point mauvais que je persiste dans mes sentiments. L’histoire de cette femme ne saurait m’ébranler. Je pourrais vous en raconter beaucoup d’autres qui vous persuaderaient que vous ne devez pas vous opposer à mon dessein. D’ailleurs, pardonnez-moi si j’ose vous le déclarer, vous vous y opposeriez vainement: quand la tendresse paternelle refuserait de souscrire à la prière que je vous fais, j’irais me présenter moi-même au sultan.»

Enfin, le père, poussé à bout par la fermeté de sa fille, se rendit à ses importunités; et quoique fort affligé de n’avoir pu la détourner d’une si funeste résolution, il alla dès ce moment trouver Schahriar, pour lui annoncer que la nuit prochaine il lui mènerait Scheherazade.

Le sultan fut fort étonné du sacrifice que son grand vizir lui faisait: «Comment avez-vous pu, lui dit-il, vous résoudre à me livrer votre propre fille? – Sire, lui répondit le vizir, elle s’est offerte d’elle-même. La triste destinée qui l’attend n’a pu l’épouvanter, et elle préfère à sa vie l’honneur d’être une seule nuit l’épouse de votre majesté. – Mais ne vous trompez pas, vizir, reprit le sultan: demain, en vous remettant Scheherazade entre les mains, je prétends que vous lui ôtiez la vie. Si vous y manquez, je vous jure que je vous ferai mourir vous-même. – Sire, repartit le vizir, mon cœur gémira, sans doute, en vous obéissant; mais la nature aura beau murmurer: quoique père, je vous réponds d’un bras fidèle.» Schahriar accepta l’offre de son ministre, et lui dit qu’il n’avait qu’à lui amener sa fille quand il lui plairait.

Le grand vizir alla porter cette nouvelle à Scheherazade, qui la reçut avec autant de joie que si elle eût été la plus agréable du monde. Elle remercia son père de l’avoir si sensiblement obligée; et voyant qu’il était accablé de douleur, elle lui dit, pour le consoler, qu’elle espérait qu’il ne se repentirait pas de l’avoir mariée avec le sultan, et qu’au contraire il aurait sujet de s’en réjouir le reste de sa vie.

Elle ne songea plus qu’à se mettre en état de paraître devant le sultan; mais avant que de partir, elle prit sa sœur Dinarzade en particulier, et lui dit: «Ma chère sœur, j’ai besoin de votre secours dans une affaire très-importante; je vous prie de ne me le pas refuser. Mon père va me conduire chez le sultan pour être son épouse. Que cette nouvelle ne vous épouvante pas; écoutez-moi seulement avec patience. Dès que je serai devant le sultan, je le supplierai de permettre que vous couchiez dans la chambre nuptiale, afin que je jouisse cette nuit encore de votre compagnie. Si j’obtiens cette grâce, comme je l’espère, souvenez-vous de m’éveiller demain matin une heure avant le jour, et de m’adresser ces paroles: «Ma sœur, si vous ne dormez pas, je vous supplie, en attendant le jour qui paraîtra bientôt, de me raconter un de ces beaux contes que vous savez.» Aussitôt je vous en conterai un, et je me flatte de délivrer, par ce moyen, tout le peuple de la consternation où il est. Dinarzade répondit à sa sœur qu’elle ferait avec plaisir ce qu’elle exigeait d’elle.

L’heure de se coucher étant enfin venue, le grand vizir conduisit Scheherazade au palais, et se retira après l’avoir introduite dans l’appartement du sultan. Ce prince ne se vit pas plutôt avec elle, qu’il lui ordonna de se découvrir le visage. Il la trouva si belle, qu’il en fut charmé; mais s’apercevant qu’elle était en pleurs, il lui en demanda le sujet: «Sire, répondit Scheherazade, j’ai une sœur que j’aime aussi tendrement que j’en suis aimée. Je souhaiterais qu’elle passât la nuit dans cette chambre, pour la voir et lui dire adieu encore une fois. Voulez-vous bien que j’aie la consolation de lui donner ce dernier témoignage de mon amitié?» Schahriar y ayant consenti, on alla chercher Dinarzade, qui vint en diligence. Le sultan se coucha avec Scheherazade sur une estrade fort élevée, à la manière des monarques de l’Orient, et Dinarzade dans un lit qu’on lui avait préparé au bas de l’estrade.

Une heure avant le jour, Dinarzade, s’étant réveillée, ne manqua pas de faire ce que sa sœur lui avait recommandé: «Ma chère sœur, s’écria-t-elle, si vous ne dormez pas, je vous supplie, en attendant le jour qui paraîtra bientôt, de me raconter un de ces contes agréables que vous savez. Hélas! ce sera peut-être la dernière fois que j’aurai ce plaisir.

Scheherazade, au lieu de répondre à sa sœur, s’adressa au sultan: «Sire, dit-elle, votre majesté veut-elle bien me permettre de donner cette satisfaction à ma sœur? – Très-volontiers,» répondit le sultan. Alors Scheherazade dit à sa sœur d’écouter; et puis, adressant la parole à Schahriar, elle commença de la sorte:

I NUIT. LE MARCHAND ET LE GÉNIE.

Sire, il y avait autrefois un marchand qui possédait de grands biens, tant en fonds de terre qu’en marchandises et en argent comptant. Il avait beaucoup de commis, de facteurs et d’esclaves. Comme il était obligé de temps en temps de faire des voyages, pour s’aboucher avec ses correspondants, un jour qu’une affaire d’importance l’appelait assez loin du lieu qu’il habitait, il monta à cheval et partit avec une valise derrière lui, dans laquelle il avait mis une petite provision de biscuit et de dattes, parce qu’il avait un pays désert à passer, où il n’aurait pas trouvé de quoi vivre. Il arriva sans accident à l’endroit où il avait affaire, et quand il eut terminé la chose qui l’y avait appelé, il remonta à cheval pour s’en retourner chez lui.

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