Guillaume Musso - Un appartement à Paris

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« L'art est un mensonge qui dit la vérité… » « Techniquement maîtrisé, narrativement efficace, ce page turner s'inscrit dans la lignée de Harlan Coben et de Jesse Kellerman. »
Michel Dufranne — RTBF « Une intrigue qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière page. »
Marina Carrère d'Encausse — France 5
Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante.
Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler. À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.
Guillaume Musso signe un thriller addictif et envoûtant porté par des personnages profondément humains. Une plongée vertigineuse dans le monde mystérieux de la création.

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Sans regret, elle avait fini par quitter ce job pour revenir vivre en Angleterre. Elle s’en voulait même d’avoir joué les prolongations si longtemps. Car depuis que Jonathan Lempereur — l’homme qu’elle avait aimé et suivi à Manhattan — était retourné vivre avec sa femme, plus rien ne la retenait vraiment aux États-Unis.

— Marjolaine et moi attendons un bébé pour le printemps, confia soudain le fleuriste.

Cette révélation tira Madeline de ses pensées.

— Je… je suis très heureuse pour toi, articula-t-elle en essayant de mettre de la joie dans sa voix.

Mais sa réaction sonnait faux. À tel point que Takumi enchaîna sur autre chose :

— Tu ne m’as toujours pas dit ce qui t’amenait à Paris, Madeline ?

— Des choses et d’autres, répondit-elle d’un ton évasif.

— Si tu veux passer le réveillon de Noël avec nous, à la maison, tu es la bienvenue.

— C’est très gentil, mais je ne préfère pas. Ne m’en veux pas, mais j’ai vraiment besoin d’être seule.

— Comme tu voudras.

Un nouveau silence. Pesant. Madeline ne relança pas la conversation. Le nez à la fenêtre, elle essayait de retrouver ses marques, s’efforçant de rattacher chaque lieu à un souvenir de sa vie parisienne. La place de la Madeleine lui fit penser à une exposition à la pinacothèque consacrée à Dufy ; la rue Royale lui rappelait un bistrot qui faisait une blanquette de veau à tomber ; le pont Alexandre-III restait associé à un accident qu’elle avait eu un jour de pluie lorsqu’elle conduisait sa moto…

— Tu as des projets professionnels ? insista Takumi.

— Bien sûr, mentit-elle.

— Et tu as revu Jonathan récemment ?

Occupe-toi de ton cul !

— Bon, c’est fini ton interrogatoire ? C’est moi la flic, je te signale.

— Justement, tu n’es plus flic si j’ai bien tout suivi…

Elle soupira. Le jeune maladroit commençait vraiment à lui taper sur les nerfs.

— OK, je vais être franche, dit-elle ; je veux que tu arrêtes avec tes questions. Tu étais mon apprenti et je t’ai revendu mon business, ça ne te donne pas le droit de m’interroger sur ma vie !

Tandis que sa fourgonnette traversait l’esplanade des Invalides, Takumi regarda Madeline de biais. Elle était restée telle qu’il l’avait connue avec son caractère frontal, son gros blouson de cuir, ses mèches blondes et sa coupe au carré un peu old school .

Encore en colère, Madeline baissa la vitre et alluma une cigarette.

— Sérieusement, tu fumes toujours ? la sermonna le fleuriste. Tu n’es pas raisonnable.

— Ta gueule, répondit-elle en recrachant une volute de fumée dans sa direction pour le provoquer.

— Non ! Pas dans ma voiture ! Je n’ai pas envie que ma camionnette empeste le tabac !

Madeline profita que l’Estafette venait de s’arrêter à un feu pour attraper sa valise et ouvrir sa portière.

— Mais… Madeline, qu’est-ce que tu fais ?

— J’ai passé l’âge de me taper des leçons de morale à trois balles. Je continue à pied.

— Non, attends, tu…

Elle claqua la portière et partit à grandes enjambées, seule, sur le trottoir de la rue de Grenelle.

La pluie tombait toujours aussi fort.

3.

— La grève ? aboya Gaspard. Quelle grève ?

Fataliste, le bagagiste haussa les épaules et eut un geste vague.

— Bah, comme d’habitude, vous savez bien…

Pour se protéger des rafales de pluie, Gaspard mit sa main en visière. Bien entendu, il n’avait pas pensé à prendre un parapluie.

— Donc il n’y a pas de taxis ?

— Nada. Vous pouvez essayer le RER B, mais il n’y a qu’un train sur trois.

C’est ça, plutôt mourir.

— Et les bus ?

— J’en sais rien, grimaça l’employé en tirant une dernière bouffée de sa cigarette.

Furieux, Gaspard retourna à l’intérieur du terminal. Dans un espace Relay, il feuilleta Le Parisien du jour. Le titre était éloquent : « Le grand blocage ». Chauffeurs de taxi, cheminots, employés de la RATP, contrôleurs aériens, hôtesses et stewards, routiers, dockers, postiers, éboueurs : tous s’étaient donné le mot et promettaient au gouvernement de paralyser le pays s’il ne retirait pas un texte de loi controversé. L’article précisait qu’on pouvait s’attendre à d’autres grèves et qu’à la suite du blocage des raffineries il n’était pas impossible que le pays manque d’essence d’ici à quelques jours. Pour ne rien arranger, après un pic de pollution interminable au début du mois, c’était au tour de la Seine de connaître une crue historique. Il y avait des inondations partout autour de Paris, ce qui compliquait encore la circulation.

Gaspard se frotta les paupières. Toujours la même rengaine chaque fois que je mets les pieds dans ce pays… Le cauchemar continuait, mais peu à peu la lassitude prenait le pas sur la colère.

Que faire ? S’il avait eu un portable, il aurait pu appeler Karen pour qu’elle trouve une solution. Sauf que Gaspard n’avait jamais voulu avoir de téléphone cellulaire. Tout comme il n’avait pas d’ordinateur, pas de tablette tactile, pas d’adresse de courrier électronique et qu’il n’allait jamais sur Internet.

Un peu naïvement, il se mit en quête d’une cabine téléphonique dans le hall de l’aérogare, mais elles semblaient toutes avoir disparu.

Les bus restaient son dernier espoir. Il sortit et chercha en vain un agent pour se renseigner, mit un bon quart d’heure à comprendre les subtilités des différentes lignes des cars Air France, et assista, dépité, au départ de deux bus bondés qui ne pouvaient pas prendre plus de passagers.

Après une nouvelle demi-heure d’attente, et alors que l’averse redoublait, il put enfin grimper dans l’un des véhicules. Pas une place assise, non — il ne fallait pas rêver —, mais, au moins, il était sur la bonne ligne : celle qui desservait la gare Montparnasse.

Serrés comme des sardines, dégoulinants de pluie, les passagers s’étaient résignés à boire le calice jusqu’à la lie. Pressant son sac contre lui, Gaspard songea à la définition de l’homme par Dostoïevski : « un être qui s’habitue à tout » [4] Fédor Dostoïevski, Souvenirs de la maison des morts, traduit par Louise Desormonts et Henri Mongault, Gallimard, 1936. . À se faire écraser les pieds, à être bousculé, à ce qu’on lui éternue au visage, à transpirer avec des inconnus dans un étouffoir, à partager une barre métallique pleine de microbes…

De nouveau, il eut la tentation de renoncer et de quitter la France, mais il se réconforta en se disant que son calvaire ne durerait pas plus d’un mois. S’il arrivait à boucler l’écriture de sa pièce dans les temps, dans moins de cinq semaines il repartirait passer la fin de l’hiver et le début du printemps en Grèce où il possédait un voilier amarré sur l’île de Sifnos. S’ensuivraient alors six mois de navigation dans les Cyclades, à vivre en osmose avec les éléments dans une explosion de sensations et de couleurs : le blanc aveuglant du soleil sur la chaux, le bleu cobalt du ciel, la profondeur turquoise de la mer Égée. En Grèce, Gaspard faisait corps avec le paysage, les végétaux et les parfums dans une sorte de fusion panthéiste. Après s’être enivré de l’air marin, il se fondait dans la garrigue, longeait les murs de pierres sèches, se délectait des odeurs de thym, de sauge, d’huile d’olive et de poulpe grillé. Un bonheur qui durait jusqu’à la mi-juin. Quand les touristes commençaient à gangrener les îles, il s’enfuyait sur le territoire américain, dans son chalet du Montana.

Là, c’était un autre mode de vie : un retour à la nature dans ce qu’elle avait de plus sauvage et de plus rude. Ses journées étaient rythmées par des parties de pêche à la truite, des vagabondages sans fin dans les forêts de bouleaux, autour des lacs, le long des rivières et des ruisseaux. Une existence solitaire mais intense, loin du cancer des villes et de leurs habitants anémiques.

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