Stuart Neville - Ratlines

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Dublin, 1963. Au moment où le président Kennedy prépare son voyage officiel en Irlande, des meurtres de ressortissants étrangers viennent perturber le sommeil du ministre de la Justice.
On a découvert le cadavre d’un Allemand accompagné d’une note destinée au colonel Otto Skorzeny, le chef de commando préféré d’Hitler, qui vit paisiblement sur le sol irlandais et a mis au point des filières d’exfiltration d’anciens nazis, les « ratlines ». Manifestement quelqu’un s’en prend aux criminels de guerre. Individus isolés ou groupes organisés ?
Peu désireux de voir un scandale s’ébruiter, le ministre de la Justice charge l’un de ses meilleurs officiers de renseignements, le lieutenant Albert Ryan, de faire toute la lumière sur les crimes. Plus facile à dire qu’à faire. A mesure qu’il enquête, Ryan va non seulement craindre pour sa vie à plusieurs reprises mais aussi se retrouver face à un terrible cas de conscience.
Stuart Neville vit en Irlande du Nord dans le comté d’Armagh. Il a remporté le Los Angeles Times Book Prize et le Prix Mystère de la critique pour
. Il démontre avec
qu’il n’a rien perdu de son formidable sens de l’action et des rebondissements.

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La joie étreignit le cœur de Ryan.

Dans la voiture, Celia tint la carte sur ses genoux pour le guider. La conversation se limita à un maigre échange centré essentiellement sur la route à suivre. Alors qu’ils traversaient Naas, Ryan lui demanda si tout allait bien.

Elle se tourna vers lui avec un sourire poli et guindé. « Oui, très bien », répondit-elle.

Il ne la crut pas.

« Il n’est pas trop tard pour faire demi-tour, dit-il. Je peux vous ramener à Dublin. »

Celia baissa les yeux sur la carte. « Non. Je veux y aller. Vraiment.

— Si vous êtes sûre…

— Oui. »

Le temps et un silence pesant s’abattirent sur eux. Enfin, elle reprit la parole.

« On arrive, je crois. » Tenant la carte d’une main, elle désigna un virage qui approchait et un mur de pierre. Un portail apparut. « C’est là. »

Ryan ralentit et engagea la Vauxhall entre les montants du portail. Deux hommes aux épaules carrées lui barrèrent la voie. La voiture pila.

L’un des hommes s’avança côté conducteur. Ryan baissa la vitre.

« Vos noms », dit le garde avec un accent prononcé.

Ryan répondit. L’homme fit un signe de tête à son collègue, qui recula. Ryan passa la première vitesse et franchit l’entrée, puis remonta une longue allée plantée d’arbres. En retrait, dans l’ombre, un autre garde surveillait la voiture sans faire le moindre effort pour dissimuler son arme.

Du coin de l’œil, Ryan vit Celia tourner la tête en direction du garde posté entre les arbres. Elle porta les doigts de sa main gauche à ses lèvres et serra son poing droit sur ses genoux.

Ryan eut soudain la certitude qu’il n’aurait pas dû l’amener ici. Il s’efforça de chasser ce sentiment et de n’y voir qu’une ridicule manifestation de son esprit agité, mais malgré lui, il avait le ventre noué.

La maison se dressait devant eux, avec ses toits en pente, ses fenêtres en plein cintre, les jardins tout autour. D’autres voitures étaient rangées à côté de la Mercedes de Skorzeny. Deux Rover, une Jaguar, une Bentley. Ryan gara la Vauxhall près de ces véhicules qui la faisaient paraître toute petite.

Il sortit, ouvrit la portière de Celia et lui donna le bras pour gagner la maison. Un jeune domestique à la peau olivâtre les attendait sur le seuil de la porte ouverte. Il prit le manteau de Celia et les conduisit au salon.

Les quatre couples présents dans la pièce, tous avec un verre à la main, se retournèrent pour les regarder entrer. Ryan reconnut les hommes. L’un était un avocat très en vue, le deuxième, un fonctionnaire haut placé au ministère des Finances, le troisième, le propriétaire d’un grand magasin. Enfin, fixant sur Ryan son œil de rapace, il y avait Charles J. Haughey avec la fille qui l’accompagnait au restaurant, la fille qui n’était pas son épouse. En fait, aucun des hommes ici ne s’accordait en âge avec sa partenaire. Les yeux des femmes braqués sur Celia luisaient comme des poignards.

Celia parut se liquéfier devant cet accueil et rentra imperceptiblement le cou dans les épaules. Elle serra fort le bras de Ryan en rendant à chacun son sourire.

« Voilà notre homme », dit Haughey.

Ryan hocha la tête. « Bonsoir, monsieur le ministre. »

Traversant le salon, le politicien toisa Ryan de la tête aux pieds en examinant sa tenue de son regard affûté.

Haughey s’éclaircit la gorge, cligna de l’œil et déclara : « Jolie cravate. »

Ils étaient assis autour de la table quand Skorzeny parut. Ryan et Celia imitèrent les autres qui se levaient. L’Autrichien fit le tour de la pièce, échangea des poignées de mains, accepta les chastes baisers déposés sur sa joue balafrée. De tous, Haughey fut le plus expansif, secouant vigoureusement la main de Skorzeny et lui assénant de grandes claques sur l’épaule.

Ryan ne dit rien, demeura impassible quand Skorzeny lui broya les doigts. L’Autrichien se pencha vers Celia, lui offrit sa joue. Elle ferma les yeux, s’exécuta, laissa une pâle trace de rouge à lèvres sur la cicatrice. Ryan vit une ombre passer sur son visage, peur ou dégoût, il n’aurait su se prononcer.

Skorzeny alla au bout de la table. Il prit appui des deux mains sur le dossier de sa chaise.

« Bienvenue, mes amis, dit-il. Vous êtes ici chez vous. Je vous offre l’hospitalité comme votre noble pays me l’a prodiguée. Asseyez-vous, je vous en prie. Mangez. Amusez-vous. »

Les invités reprirent place, laissant libre cours aux rires et à la bonne humeur.

Ryan tourna son attention vers Celia, surprit une larme qui lui échappait. Elle la rattrapa aussitôt et l’essuya sur sa joue, si vite qu’il douta presque de l’avoir vue.

30

Assis au bord du lit, un plateau sur les genoux, Célestin Lainé mangeait du faisan rôti accompagné de légumes dans une sauce au vin rouge. Esteban avait aussi monté une bouteille de vin, un château pontet-canet 1960, ainsi qu’un message de Skorzeny priant Lainé de rester dans sa chambre pendant toute la soirée.

Le chiot s’agitait à ses pieds, posant parfois les pattes avant sur ses tibias pour flairer le plateau. Lainé prenait de temps en temps un morceau de viande, le plongeait dans la sauce et le lui tendait. L’animal avait déjà appris à s’asseoir en attendant sa gâterie.

Lainé essayait de ne pas penser à Catherine Beauchamp ou à la peur qui l’avait poussée au suicide. De ne pas penser à la dernière fois qu’il l’avait vue, lorsqu’ils s’étaient retrouvés dans un petit bar de Skerries, juste au-dessus du port.

Elle avait le visage amaigri, les traits creusés par la fatigue. Ils avaient bu la pisse qui tenait lieu de café en Irlande et parlé de chez eux, où ils ne pourraient plus jamais retourner.

Des bateaux de pêche étaient couchés sur le sable au-delà de la digue. Le vent projetait des embruns et de la pluie contre les vitres, des courants d’air froid s’insinuaient entre les tables et les chaises. Lainé avait les chevilles glacées malgré le feu de tourbe qui rougeoyait dans un coin de la pièce.

Leur amour était mort des années auparavant, quand elle avait ouvert son cœur à des sentiments plus doux et tourné le dos aux actions qu’ils menaient ensemble. Elle le détestait maintenant, c’était probable, mais ils continuaient à se voir pour parler dans la langue de leur terre, pour écouter cette mélodie, ce rythme que ni l’un ni l’autre n’avait plus jamais l’occasion d’entendre, hormis entre les murs de leurs esprits.

« Tu dors, la nuit ? » avait demandé Catherine.

Lainé avait haussé les épaules. « Ça dépend où je suis. Dans un bon lit, je dors comme un bébé.

— Moi, non. » Elle avait pris deux cigarettes dans le paquet de Gitanes posé sur la table, lui en avait offert une qu’il avait acceptée. « Si j’arrive à garder les yeux fermés deux heures, j’ai de la chance.

— Tu n’as rien fait de mal. Il n’y a aucune raison que tu perdes le sommeil à cause des péchés des autres. »

Elle avait souri. « Tu vois, c’est là que nous pensons différemment. Pour toi, ce que les nazis ont fait n’avait rien à voir avec nous. Mais c’est faux. Quand tu as pris les armes à leur côté, tu es passé dans leur camp. Moi aussi.

— Non. On avait un ennemi commun. L’oppresseur français. Ça ne fait pas de moi un assassin de Juifs.

— Tu aurais assassiné n’importe qui s’ils te l’avaient demandé. Juifs, Français, femmes, enfants. »

Lainé avait souri. « Si tu me méprises tant que ça, pourquoi tu continues à me voir ?

— Je n’ai personne d’autre avec qui parler ma langue. »

Lainé croyait qu’il l’aimait autrefois et il le croyait encore. Assis sur ce lit maintenant, il regarda les gouttes d’eau qui tombaient sur le plateau et dans son assiette, un long moment, avant de comprendre que c’étaient ses larmes. Il renifla et les essuya.

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