Stuart Neville - Collusion

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Une collusion. Ils étaient de mèche. C’est ce qu’on racontait partout. La police, les Anglais et les Loyalistes s’entendaient par-derrière…
Jack Lennon, policier d’Ulster catholique et, à ce titre, ostracisé par sa communauté et par les protestants loyalistes, cherche à retrouver Ellen, sa fille de six ans que son ex-femme a cachée pour la protéger. Sa hiérarchie lui ordonne de laisser tomber, mais Jack n’obéit pas. Confronté à l’enchevêtrement des haines héritées de la guerre civile, Jack en vient à faire alliance avec Gerry Fegan, le tueur des
, qui est lui-même devenu la cible d’une irréductible vengeance.
Sur leur route, ils vont croiser un vieux truand malade et son glaçant homme de main.
Collusion Stuart Neville est originaire d’Armagh, en Irlande du Nord. Après des études de musique, il s’est consacré au design multimedia et à l’écriture. « Neville pourrait bien avoir le talent de rivaliser avec son héros Ellroy… » Daily Mail « Ce n’est pas possible d’être aussi doué que ce sacré Stuart Neville. Collusion est un roman magnifique. » Ken Bruen « Un thriller cérébral mais bourré d’action, aux personnages fouillés, qui donne à voir de l’intérieur le paysage fluctuant de la vie politique en Irlande du Nord. » Publishers Weekly

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Lennon se rua dans l’escalier. Il bouscula l’homme en lui arrachant un cri de douleur, le mit à terre et s’assit à califourchon sur sa poitrine. Puis il lui appuya le Glock contre la joue. Tandis qu’il attrapait le pistolet de l’autre main, il se releva en le visant toujours à la tête.

« Assieds-toi », ordonna-t-il.

L’homme obéit. Il serrait sa main gauche dans la droite. « Putain, vous m’avez cassé le poignet.

— Mets-toi contre la rambarde. Vite. »

Tenant sa main blessée contre son ventre, l’homme s’adossa péniblement au métal bleu. Lennon remarqua sa paupière enflée, la raideur de ses gestes.

« Je t’ai déjà vu quelque part, dit-il.

— Possible. »

Le pistolet pesait lourd. Un Desert Eagle, le genre de flingue que les Américains fous d’armes adoraient, à cause de sa taille et du boucan qu’il faisait. Lennon le fourra dans sa ceinture. « Qui es-tu ? »

L’homme rit et s’essuya l’œil sur sa manche. « Y en a beaucoup qui auraient aimé le savoir.

— Qui es-tu ? » répéta Lennon. Il s’approcha d’un pas et braqua le Glock à deux mains.

« Barry Murphy, répondit l’homme.

— C’est ton vrai nom ?

— Non. Mais pour vous, ça suffira. »

Il avait un accent du Sud, une intonation plutôt de la campagne que citadine. Son poignet gauche commençait à enfler. Une larme de sang coula de son œil droit.

« T’es dans un sale état », fit remarquer Lennon.

L’homme — Murphy — lâcha un ricanement. « Faut dire que j’en bave un peu depuis quelques jours. Vous avez de la chance, je suis pas au top de ma forme.

— Qu’est-ce que tu fais ici ? »

Murphy renifla bruyamment et cracha sur le béton. Il y avait du sang dans sa morve. « Un boulot.

— C’est quoi, ton boulot ?

— Dites donc, vous devriez pas m’arrêter, là ? Y a du monde. »

Dans sa vision périphérique, Lennon constata qu’un attroupement s’était formé. Derrière lui, dans l’escalier, quelqu’un prodiguait les premiers soins à l’infirmière. Il se ferma au monde extérieur pour mieux se concentrer sur l’homme.

« Oui, je vais t’arrêter, répliqua-t-il. Mais dis-moi d’abord ce que tu fais ici. »

Murphy présenta ses poignets pour qu’on lui passe les menottes. « Putain, arrêtez-moi.

— Pourquoi ? demanda Lennon en s’accroupissant près de lui. Il y a quelqu’un dans la police qui va te sortir de là si je t’amène au commissariat ? »

Murphy sourit. Son visage se tordit en une expression exagérément mièvre. « Comme le répétait ma maman : “Demandez à vot’ petit doigt, il vous le dira peut-être.”

— C’est Dan Hewitt ?

— Qui ça ?

— Dan Hewitt. À la Branche Spéciale. Il m’a dit que Marie arrivait aujourd’hui. Il savait que je l’accompagnerais sans doute ici. C’est lui qui t’a mis au parfum ?

— Je connais pas de Dan Hewitt.

— Alors, Gordon ? L’inspecteur principal Roger Gordon. »

Murphy haussa les épaules. « Je connais pas d’inspecteur dans le Nord. »

Lennon s’approcha plus près et lui appliqua le canon du Glock sur le front, sans prêter attention aux exclamations étouffées qui s’élevaient dans l’escalier. « Qui t’a envoyé ? »

Murphy leva les yeux et lui sourit. « Arrêtez-moi.

— Qui t’a envoyé tuer Declan Quigley et Patsy Toner ? »

Le sourire de Murphy s’élargit. « Arrêtez-moi, espèce de sale protestant. » Lennon ne put réprimer un tressaillement. « Quoi, c’est pas vrai ? Bon sang, un flic catholique. Et pas tout jeune en plus. Vous êtes dans la police depuis longtemps ?

— Ça ne te regarde pas.

— Allez… Depuis combien de temps ? Dix ans ? Quinze ?

— Je ne…

— En tout cas, c’était encore sacrément mal vu à l’époque. Ça a dû être votre fête. D’un côté comme de l’autre… Je suis étonné qu’on ne vous ait pas encore fait sauter la tête. Qu’est-ce qu’ils en ont pensé, dans votre famille ?

— Ferme-la.

— C’est un sujet sensible, pas vrai ? »

Se contrôlant à grand-peine, Lennon lui appuya le pistolet contre la tempe. « Ça suffit. »

Murphy grimaça. Une autre larme rouge de sang lui coula sur la joue. « Quoi, vous allez me descendre ? Hein ? Vous allez appuyer sur c’te gâchette et repeindre les escaliers avec ma cervelle devant tout le monde ?

— Si tu me provoques…

— Vous êtes pas foutu de le faire. Alors arrêtez-moi, bordel. »

Lennon soupira. « Donne tes mains. »

Murphy présenta à nouveau ses poignets pour être menotté. Lennon saisit celui qui enflait à vue d’œil et le tordit. Murphy poussa un hurlement. Puis il rit. Lennon répéta l’opération. Murphy hurla une deuxième fois.

« Dis-moi qui t’a envoyé.

— Sale connard, gémit Murphy. Arrêtez-moi. »

Lennon lui tordit encore le poignet. Murphy cria et battit des jambes sur le béton.

« Qui t’a envoyé ? » répéta Lennon.

Murphy lui cracha à la figure. Sa salive sentait le sang. Lennon abattit la crosse du Glock sur sa tempe.

Le silence. Tout autour.

Lennon les trouva dans la salle de Recueillement avec la femme aumônier. Marie tenait Ellen sur ses genoux. Son téléphone portable émit un bip lorsqu’elle l’éteignit.

« Tu appelais qui ? demanda-t-il.

— Personne. Qu’est-ce qui s’est passé ? Ça va ? C’était qui ? »

L’aumônier prononça quelques mots d’excuses et se retira.

« Tout va bien, dit Lennon. Il est en garde à vue. Tu n’as plus rien à craindre maintenant.

— Plus rien à craindre ? » La colère s’alluma dans les yeux de Marie. Elle montra les dents. « De qui, bon sang ? De quoi ? De toi ? »

Lennon s’assit à ses côtés. « Marie, je…

— Tu étais censé veiller sur notre fille. Comment as-tu pu laisser ce… salopard… »

Les sanglots étouffèrent ses paroles.

Lennon voulut poser une main sur son épaule mais se ravisa. « On va devoir faire une déposition », dit-il en se levant.

57

Il y avait un petit coffee-shop au rez-de-chaussée du motel. Fegan avait prévu de ne pas se montrer, mais la faim eut raison de lui. Il s’installa à une table du fond d’où il pouvait surveiller la porte.

« Qu’est-ce que je vous sers ? » demanda la serveuse.

Il examina le menu. Des sandwichs, essentiellement, tous avec du fromage. Il n’aimait pas le fromage. Pourquoi les Américains en fourraient-ils partout ?

« Celui-ci, répondit-il en désignant le menu. À la dinde. Mais sans fromage.

— Le cuisinier n’est là que jusqu’à l’heure du déjeuner, expliqua la serveuse. Les sandwichs sont déjà prêts. Il y a du fromage dedans.

— D’accord. Et un peu d’eau. »

Fegan contempla la circulation de l’après-midi sur le New Jersey Turnpike et l’aéroport de Newark, avec ses trois pistes et sa tour de contrôle qui se découpait contre le soleil pâlissant. Les couverts s’entrechoquaient quand les avions survolaient le motel à l’atterrissage ou au décollage.

En attendant son sandwich, il sortit le portable de sa poche, le posa sur la table, et regarda fixement l’écran comme si celui-ci pouvait ainsi revenir à la vie. La chute n’avait tout de même pas été violente au point de détraquer l’appareil. Il le retourna, inspecta le boîtier, essaya à nouveau de l’allumer.

Un jeune garçon l’observait, assis à la table voisine. « Il est cassé ? demanda-t-il.

— Je ne sais pas. Je crois que oui. »

La mère du garçon mangeait une salade aux feuilles défraîchies. Elle dévisagea Fegan d’un air soupçonneux. Il évita son regard.

« Vous l’avez fait tomber ? demanda encore le garçon.

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