Gustave Aimard - Jim l'indien
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- Название:Jim l'indien
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– Mais, depuis, il est complètement changé ?
– Si complètement qu’on peut dire, à la lettre, que c’est un autre homme. Il est allé jusqu’à prendre un nom anglais, comme vous voyez. Il y a quelques années, sa passion invincible était l’abus des boissons ; pour un flacon de whisky il aurait vendu jusqu’au dernier haillon qu’il avait sur le corps. Depuis sa conversion, en aucune circonstance il ne s’est laissé tenter ; il est resté sobre comme il se l’était promis.
– C’est là un type remarquable. Par conséquent, miss Maggie, continua Adolphe en se retournant vers la jeune fille, vous admettrez que je ne me suis pas entièrement trompé dans mon appréciation du caractère indien.
– Mais précisément l’Indien a disparu, le chrétien seul est resté.
Cette remarque incisive était la réfutation la plus complète qui eût été opposée au système d’Halleck ; venant d’une aussi jolie bouche, elle avait pour lui autant d’autorité que si elle eut émané d’un philosophe ou d’un général d’armée.
Il resta pendant quelques instants silencieux, en admiration devant le bon sens ingénu de la jeune fille.
– Mais enfin, vous ne pourrez nier qu’il y ait eu des Sauvages, même non chrétiens, dont le caractère et la conduite aient été chevaleresques et nobles, de façon à mériter des éloges ?
– Cela est fort possible, mais, sur une grande quantité d’Indiens que j’ai vus, il ne s’en est pas rencontré un seul réalisant ces belles qualités, – Ah ! mais, voici Jim en personne, qui arrive.
La porte, en effet, venait de s’ouvrir sans bruit, l’artiste aperçut, s’avançant sous le portique, une haute forme brune enveloppée des pieds à la tète par une grande couverture blanche.
Du premier regard, l’artiste reconnut un Indien ; la démarche assurée et confiante du nouveau venu faisait voir qu’il se sentait dans une maison amie.
En arrivant, sa voix basse et gutturale mais agréable, fit entendre ce seul mot :
– Bonsoir.
Chacun lui répondit par une salutation semblable, et, sans autre discours, il s’assit sur une marche d’escalier, entre l’oncle John et Maria.
Il accepta volontiers l’offre d’une pipe, et sembla absorbé par le plaisir d’en faire usage ; ensuite, la conversation recommença comme si aucune interruption ne fut survenue.
Adolphe Halleck ne pouvait dissimuler l’intérêt curieux que lui inspirait ce héros du désert. Sa préoccupation à cet égard devint si apparente que chacun s’en aperçut et s’en amusa beaucoup. Il cessa de causer avec Maggie, et se mit à contempler Jim attentivement.
Ce dernier lui tournait le dos à moitié, de façon à n’être vu que de profil, et du côté gauche. Insoucieux de la chaleur comme du froid, il était étroitement enroulé dans sa couverture ; dans une attitude raide et fière, il exposait à la clarté de la lune son visage impassible, mais dont les traits bronzés reflétaient les rayons argentés comme l’aurait fait le métal luisant d’une statue. Par intervalles ; les incandescences intermittentes de sa pipe l’éclairaient de lueurs bizarres qui accentuaient étrangement sa physionomie caractéristique.
Cet enfant des bois avait un profil mélangé des beautés de la statuaire antique et des trivialités de la race sauvage. Lèvres fines et arquées ; nez romain, droit, d’un galbe pur autant que noble ; yeux noirs, fendus en amande, pleins de flammes voilées ; et à côté de cela, sourcils épais ; visage carré, anguleux ; front bas et étroit, fuyant en arrière. La partie la plus extraordinaire de sa personne était une chevelure exubérante, noire comme l’aile du corbeau, longue à recouvrir entièrement ses épaules comme une vraie crinière.
Tout ce qui avait été dit précédemment sur son compte avait fortement prédisposé Halleck en sa faveur ; aussi, le jeune homme, toujours absorbé par ses romanesques illusions sur les Indiens, tomba, pour ainsi dire, en extase devant cet objet de tous ses rêves. Il s’oublia ainsi, renversé dans son fauteuil, les yeux attentifs, dilatés par la curiosité, tellement que, pendant dix minute, il oublia son cigare au point de le laisser éteindre.
Il fallut une interpellation de Maria, plus vive que de coutume, pour le rappeler à lui ; alors il tira une allumette de sa poche, ralluma, son cigare et se penchant vers Maggie :
– Il arrive de la chasse, n’est-ce pas ? Demanda-t-il
– Le mois d’août n’est pas une bonne saison pour cela.
– Comment vous êtes-vous procuré cette chair d’ours que nous avons mangée ce soir ?…
– Par un hasard tout à fait fortuit ; et nous l’avons conservée, spécialement à votre intention aussi longtemps que le permettait la chaleur de la saison. Jim parlez-nous !
– Hooh ! répondit le Sioux en tournant sur ses talons, de manière à faire face à la jeune fille.
– Coucherez-vous ici cette nuit ?
– Je ne sais pas, peut-être, répondit-il laconiquement en mauvais anglais ; puis il pivota de nouveau sur lui-même avec une précision mécanique, et se remit à fumer vigoureusement.
– Il a quelque chose dans l’esprit, observa Maria ; car ordinairement il est plus causeur que cela, pendant le premier quart d’heure de sa visite.
– Peut-être est-il gêné par notre présence inaccoutumée ?
– Non ; il lui suffît de vous voir ici pour savoir que vous êtes des amis.
– On ne peut connaître tous les caprices d’un Indien ; je suppose qu’à l’instar de ses congénères il a aussi des fantaisies et des excentricités.
La soirée était fort avancée, M. Brainerd insinua tout doucement qu’il était l’heure pour les jeunes personnes, de se retirer dans leur chambre ; alors l’oncle John se leva, invita tout le monde à rentrer dans la maison. La lampe demi-éteinte fut rallumée ; la famille s’installa confortablement sur des fauteuils moelleux qui garnissaient !e salon.
À ce moment, tous les visages devinrent sérieux, car on se disposait à réciter les prières du soir ; M. Brainerd, lui-même, déposa momentanément son air rieur pour se recueillir ; avec gravité, il prit la Bible, l’ouvrit, mais avant de commencer la lecture, il promena un regard inquisiteur autour de lui.
– Où est Jim ? demanda-t-il.
– Il est encore sous le portique, répondit Will ; irai-je le chercher ?
– Certainement ! on a oublié de l’appeler.
Le jeune homme courut vers le Sioux et l’invita à entrer pour la prière.
L’autre, sans sourciller, resta immobile et muet ; Will rentra, après un moment d’attente.
– Il n’est pas disposé, à ce qu’il parait, ce soir dit-il en revenant ; il faudra nous passer de lui.
Maggie s’était mise au piano, et avait fait entendre un simple prélude à l’unisson ; toute la portion adolescente de la famille se réunit pour l’accompagner. Will avait une belle voix de basse ; Halleck était un charmant ténor ; on entonna l’hymne splendide « sweet hour of Brayers » dont les accents majestueux, après avoir fait vibrer la salle sonore, allèrent se répercuter au loin dans la prairie.
Le chant terminé, chacun reprit son siège pour entendre la lecture du chapitre ; ensuite, les exercices pieux se terminèrent par une fervente prière que l’on récita à genoux.
Les jeunes filles allèrent se coucher, sous la conduite de M. Brainerd ; les hommes rallumèrent des cigares et s’installèrent de nouveau sur leurs sièges. Chacun d’eux avait une pensée curieuse et inquiète à satisfaire : Halleck voulait approfondir la question Indienne en se livrant à une étude sur Jim ; L’oncle John et le cousin Will avaient remarqué un changement étrange dans les allures du Sioux, ils désiraient éclaircir leurs inquiétudes en causant avec lui.
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