Fortuné du - Le crime de l'Opéra 2
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– Je m’y oppose, dit Verpel qui avait parié pour Prébord. Il n’est pas écrit dans la règle du billard qu’on jouera à la muette.
Sigolène, mon bon, vous me devez vingt louis.
– Il ne s’agit pas ici de la règle. Il s’agit de décider s’il est permis de déranger un joueur au moment où il envoie son coup. L’interroger à brûle-pourpoint sur un sujet qui l’intéresse, c’est absolument comme si on le heurtait. Je m’en rapporte au capitaine Nointel.
– Moi aussi, appuya Tartaras. Que pensez-vous du cas?
– Ma foi! mon colonel, je pense que le règlement ne l’ayant pas prévu, M. Prébord a le droit de prétendre qu’il a gagné. Reste la question de la loyauté, qui peut être appréciée de plusieurs façons.
– Qu’entendez-vous par ces paroles? demanda Prébord, très pâle.
– Tout ce qu’il vous plaira, répondit Nointel, en le regardant fixement.
– Messieurs! messieurs! s’écria Lolif, qui était né conciliateur, prenez-vous-en à moi, je vous en prie… Prébord n’avait pas de mauvaise intention… et je serais désolé d’être la cause d’une querelle…, j’aimerais mieux prendre à mon compte tous les paris que j’ai fait perdre.
– Rassurez-vous, mon cher, les choses en resteront là, dit le capitaine en souriant dédaigneusement.
Le bellâtre, en effet, n’avait pas l’air de vouloir les pousser plus loin. Il s’était replié sur un petit groupe d’amis qui tenaient pour lui et qui ne demandaient qu’à enterrer l’affaire. Il n’entrait pas dans les plans de Nointel de donner une suite à ce commencement de querelle. L’heure n’était pas venue d’en finir avec Prébord en le mettant au pied du mur. Il suffisait au capitaine d’avoir montré publiquement le cas qu’il faisait de ce personnage, et il n’ajouta pas un mot à la leçon qu’il venait de lui donner.
Lolif, du reste, ne lui laissa pas le temps de changer de résolution. Sans demander une revanche que son adversaire ne lui offrait pas, il s’empara de Nointel, il l’accapara, il finit par l’entraîner dans un petit fumoir qui communiquait avec la salle de billard, et Nointel se laissa faire, quoiqu’il lui en coûtât beaucoup de renoncer au repos qu’il s’était promis de goûter pendant quelques heures. Il prévoyait bien que Lolif ne l’emmenait que pour lui parler du crime de l’Opéra, et il s’attendait à recevoir une averse de nouvelles insignifiantes; mais il se résignait, par amitié pour Darcy, à subir encore une fois ce bavardage. On trouve quelquefois des perles dans les huîtres et des indications précieuses dans les discours d’un sot.
– Mon cher, lui dit le reporter par vocation, je me demande où Prébord a pu entendre dire que mademoiselle Lestérel a été mise en liberté.
– Nulle part, cher ami, répliqua le capitaine. Ce propos n’était à autre fin que de vous troubler et de vous faire manquer votre carambolage.
– C’est bien possible… Prébord a une façon de jouer qui ne me va pas; mais il n’est pas question de ça. Je sais que vous vous intéressez au grand procès qui se prépare et qui passionnera tout Paris.
– Moi! oh! très peu, je vous assure. C’est à peine si je lis les journaux.
– Vous ne pouvez pas y être indifférent, ne fût-ce qu’à cause de votre ami Darcy, qui doit désirer ardemment que le meurtre de madame d’Orcival ne reste pas impuni. Eh bien, quoiqu’il soit le propre neveu du juge d’instruction, je suis certain qu’il n’est pas si bien informé que moi.
– Je le crois. Son oncle a refusé péremptoirement de lui dire un seul mot de ce qui se passe dans son cabinet.
– Et son oncle a eu raison. C’est un magistrat de la vieille roche que M. Roger Darcy. Il connaît ses devoirs, et rien ne l’y ferait manquer. Mais, moi, je ne suis pas lié comme lui par un serment. Je me suis tu scrupuleusement, jusqu’à ce qu’il ait reçu ma déposition; maintenant que j’ai déposé, je suis libre de me renseigner et de dire à mes amis ce que j’ai appris.
– Absolument libre.
– Eh bien, mon cher Nointel, je n’ai pas perdu mon temps, car l’instruction n’a plus de secrets pour moi. Je me suis mis en relation avec quelqu’un que je ne vous nommerai pas, parce que je lui ai promis une discrétion inviolable…
– En échange de ses indiscrétions.
– Mais oui. Vous comprenez que, si on savait qu’il me donne des renseignements, il perdrait sa place. Je ne veux pas faire du tort à un père de famille, et puis il ne me dirait plus rien, et j’aurais dépensé mon argent inutilement. Vous vous doutez bien que les confidences de cet employé ne sont pas gratuites, et elles m’ont déjà coûté gros.
– Il s’agit de savoir si elles valent ce qu’elles vous ont coûté.
– Vous allez en juger. Voici ce qui s’est passé depuis dimanche, jour par jour. Hier, lundi, dans la matinée, perquisition au domicile de mademoiselle Lestérel. On y a découvert un fragment de lettre où madame d’Orcival lui donnait rendez-vous au bal de l’Opéra.
– À quelle heure? demanda Nointel, qui n’avait pas vu Darcy depuis la veille.
– Mon homme ne me l’a pas dit, et je n’ai pas pensé à le lui demander. L’heure, du reste, n’importe guère. Il suffit qu’il soit prouvé que la prévenue est allée au bal.
– C’est juste, dit le capitaine qui pensait tout le contraire, mais qui voyait que, sur ce point, il n’y avait rien à tirer de Lolif.
– Or, il est prouvé qu’elle y est allée. Hier, dans l’après-midi, elle a été interrogée, et elle a persévéré dans son système, qui consiste à ne pas répondre.
– Pas mauvais, le système. Le silence est d’or, dit le proverbe.
– Le proverbe a tort, pour cette fois. Songez que, devant l’évidence des faits, le silence équivaut à un aveu.
– Allons donc! Il est toujours temps de parler, et en ne répondant pas on ne risque pas de s’enferrer. Si j’étais accusé, je ne dirai pas un mot dans le cabinet du juge. Je n’ouvrirais la bouche qu’en présence des jurés.
– Mademoiselle Lestérel est de votre avis, car jusqu’à présent, M. Darcy n’a rien obtenu, ni confession, ni explication; mais les faits parlent. Elle aurait pu soutenir qu’elle n’était pas allée au rendez-vous donné par Julia d’Orcival. Malheureusement pour elle, hier, un commissaire très intelligent a eu l’idée de feuilleter le registre des objets perdus et déposés à la Préfecture. Il a vu, inscrits sur ce registre, un domino et un loup trouvés sur la voie publique dans la nuit de samedi à dimanche. M. Roger Darcy a été prévenu immédiatement; il a donné des ordres, et on a opéré avec une célérité merveilleuse. Le soir même on découvrait la marchande à la toilette qui avait vendu ces objets, vendu, pas loué, remarquez bien. Elle les a reconnus tout de suite. Le domino n’était pas neuf, et il y avait une reprise au capuchon. Ce matin, à neuf heures, on l’a confrontée avec la prévenue, qu’elle a reconnue aussi de la façon la plus formelle.
– Et la prévenue a nié?
– Non. Elle s’est contentée de pleurer. Elle ne pouvait pas nier. La marchande lui a rappelé toutes les circonstances de l’achat qui a été fait dans la journée du samedi. Il n’y a plus maintenant l’ombre d’un doute sur la présence de mademoiselle Lestérel au bal de l’Opéra.
– Le fait est qu’elle n’a certainement pas acheté un domino et un loup pour aller donner une leçon de chant.
– Et si elle les a achetés au lieu de les louer, c’est qu’elle avait l’intention de ne pas les rapporter et de s’en défaire.
– S’en défaire, comment?
– En les jetant par la portière du fiacre qui l’a ramenée du bal. On n’a pas encore découvert ce fiacre, mais on le cherche.
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