Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan
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« Alors », commença Ibn Sina – ses yeux étonnants où passaient tant de choses brillaient dans la lumière –, « dis-moi comment tu as su qu'Ismail Ghazali allait mourir. »
Rob raconta ce qui s'était passé à la mort de sa mère, puis de son père, quand il avait tenu leurs mains, et toutes les autres personnes dont le contact lui avait transmis la bouleversante révélation. Il répondit à toutes les questions, fouillant sa mémoire pour n'oublier aucun détail. Le doute s'effaçait peu à peu du vieux visage.
« Montre-moi comment tu fais. »
L'étudiant prit les mains du maître en le regardant dans les yeux, et presque aussitôt il sourit.
« Pour l'instant, vous n'avez rien à craindre de la mort.
– Toi non plus », dit calmement le médecin.
Un moment passa et, tout d'un coup, Rob comprit.
« Vous le sentez, vous aussi, maître ?
– Pas comme toi. En moi, c'est une certitude profonde et forte qu'un patient va mourir ou non. J'en ai parlé avec d'autres médecins qui partagent cette intuition ; c'est une confrérie plus importante que tu ne l'imagines. Mais je n'ai jamais rencontré un don aussi fort que le tien. C'est une responsabilité et tu ne l'assumeras qu'en devenant un excellent médecin. »
Ramené à la dure réalité, le jeune homme soupira.
« Je risque d'échouer car je ne suis pas un érudit. Vos étudiants musulmans sont nourris de culture classique, les autres Juifs ont le solide enseignement de leurs maisons d'étude. Je n'ai que deux misérables années d'école et une profonde ignorance.
– C’est pourquoi tu dois travailler plus dur et plus vite que les autres, dit ibn Sina sans complaisance.
– On demande trop dans cette école, et je n’ai ni envi ni besoin de tout cela : la philosophie, le Coran…
– Tu te trompes, coupa le vieil homme avec mépris. Comment peux-tu rejeter ce que tu ignores ? La science et la médecine te parlent du corps, la philosophie de l’intelligence de l’âme. Un médecin a besoin de tout cela, comme de nourriture et d’air. J’ai appris le Coran par cœur à l’âge de dix ans ; c’est ma foi et non la tienne, mais elle ne te fera pas de mal et apprendre dix Coran serait peu de chose si cela te valait de connaître la médecine.
« Tu es intelligent puisque tu as appris une nouvelle langue, et nous avons décelé d'autres promesses en toi. Mais apprendre doit te devenir aussi naturel que respirer. Tu dois élargir ton esprit pour assimiler tout ce que nous pouvons t'apporter. »
Rob écoutait en silence.
« J'ai un don personnel, aussi fort que le tien, Jesse ben Benjamin. Je sais reconnaître qui peut devenir médecin, et je sens en toi un besoin de guérir si puissant qu'il te brûle. Mais cela ne suffit pas ; on ne fait pas un médecin avec un calaat. Heureusement, car il y a déjà trop de médecins ignorants. Nous avons cette école pour séparer le bon grain de l'ivraie, et nous sommes particulièrement sévères avec ceux qui sont doués. Si nos épreuves sont trop dures pour toi, oublie-nous, retourne à ton métier et à tes faux médicaments. Devenir hakim, cela se mérite. Si tu le désires, tu dois t'éprouver toi-même pour l'amour du savoir, rivaliser avec les autres étudiants et les dépasser. Etudie avec la ferveur des bienheureux ou des maudits. »
Rob respira, son regard toujours fixé sur celui d'Ibn Sina, et se dit qu'il n'avait pas traversé le monde pour échouer.
Se levant avant de prendre congé, il fut pris d'une inspiration soudaine.
« Avez-vous les Dix Traités sur l'œil, de Hunayn, maître ?
– Bien sûr », répondit Ibn Sina en souriant, et il s'empressa d'aller chercher le livre pour le remettre à son étudiant.
41. LE MAIDAN
UN matin, de très bonne heure, trois soldats frappèrent à la porte. Rob, inquiet, ne savait à quoi s'attendre ; mais cette fois, ils n'étaient que politesse, déférence, et les bâtons restèrent au fourreau. Le chef, qui avait manifestement déjeuné d'oignons verts, s'inclina profondément.
« Nous sommes chargés de vous informer, maître, que la cour se réunira demain en séance officielle après la deuxième prière. Les bénéficiaires d'un calaat sont priés d'y assister. »
Il se retrouva donc le lendemain sous les voûtes dorées de la salle des Piliers. Le peuple manquait, malheureusement. Le chah, vêtu de pourpre et d'écarlate, était superbe sous sa lourde couronne d'or. Le vizir Qandrasseh portait comme d'habitude sa tenue noire de mullah. Les bénéficiaires de calaat se tenaient à l'écart ; Rob ne vit pas Ibn Sina et ne reconnut personne sauf Khuff, le capitaine des Portes.
« Qui sont ceux-là ? lui demanda-t-il en désignant les personnages richement vêtus, assis sur des coussins de chaque côté du trône.
– L'empire est divisé en quatorze provinces, qui comptent cinq cent quarante-quatre " places considérables " : cités, villes fortifiées, châteaux. Ces hommes gouvernent les principautés sur lesquelles règne le chah », répondit Khuff avant d'aller se poster près de l'entrée.
L'ambassadeur d'Arménie arriva à cheval, encore jeune, brun, mais à part cela parfaite éminence grise : jument grise, et queues de renards argentés sur une tunique de soie grise. Il alla baiser les pieds du souverain, puis présenta de somptueux cadeaux : cristaux, miroirs, pourpre, parfums et cinquante zibelines. Ala remercia avec indifférence. A son tour, l'ambassadeur des Khazars offrit trois beaux chevaux arabes et un bébé lion enchaîné qui, pris de peur, souilla le tapis tissé d'or et de soie. Dans le silence général, le chah impassible attendit que les esclaves aient évacué le tout. Enfin, on annonça l'envoyé suivant, de l'émirat de Qarmate, qui chevauchait un cheval roux.
Rob, apparemment attentif et respectueux, se désintéressait de la cérémonie ; il révisait mentalement ses cours. Les quatre éléments : terre, eau, feu, air ; les qualités reconnues au toucher : froid, chaleur, sécheresse, humidité ; les tempéraments : sanguin, flegmatique, cholérique, saturnien ; les facultés : naturelle, animale, vitale. Il se représentait les différentes parties de l'œil telles que les énumère Hunayn, nommait les sept herbes et médications pour les douleurs, les dix-huit pour les fièvres. Il récita même plusieurs fois les neuf premiers versets de la troisième sourate du Coran, intitulée « La famille d'Imran ».
Ces intéressantes réflexions furent brusquement interrompues par un échange assez vif entre Khuff et un homme aux cheveux blancs qui montait un alezan nerveux. L'Excellence, qui représentait les Turcs seldjoukides, se plaignait d'être introduit le dernier.
« C'est un affront délibéré à mon peuple ! »
Sourd à tous les apaisements, il tenta dans sa fureur de pousser son cheval jusqu'au trône. Alors, Khuff, feignant d'attribuer la faute à la monture, et non au cavalier, saisit la bride en criant « Ho ! » et frappa violemment les naseaux de la bête, qui recula en hennissant. Les soldats la maîtrisèrent tandis que l'ambassadeur, fermement guidé par le vieux capitaine, allait se prosterner et transmettait d'une voix tremblante les salutations de son chef, mais sans offrir aucun cadeau.
Le chah le renvoya d'un geste de la main, et ainsi se termina l'ennuyeuse cérémonie.
Rob aurait aimé aménager sa petite maison ; quelques jours de travail y auraient suffi, mais chaque heure était si précieuse qu'il laissa les plâtres fissurés, les abricotiers non taillés et le jardin à l'abandon. Chez Hinda, la femme du marché, il acheta trois mezouzoth contenant des passages de l'Ecriture, qu'il fixa en haut des portes, comme il l'avait vu faire à Tryavna. Il commanda à un menuisier indien une table en bois d'olivier, une chaise à l'européenne, et choisit chez le chaudronnier quelques ustensiles de cuisine. L'hiver approchant, il trouva au marché arménien des peaux de mouton peu coûteuses, en prévision des nuits fraîches.
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