Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan
Здесь есть возможность читать онлайн «Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Старинная литература, на английском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Le Médecin d'Ispahan
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:3 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 60
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Le Médecin d'Ispahan: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le Médecin d'Ispahan»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Le Médecin d'Ispahan — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le Médecin d'Ispahan», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
« Un moment... », dit-il en quittant la pièce. Et Rob resta seul.
Quelques instants plus tard, quatre soldats entrèrent moins grands que lui, mais musclés et armés de lourdes matraques.
« Comment tu t'appelles, Juif ? demanda l'un d'eux, qui avait le visage grêlé et tenait son bâton de la main gauche.
– Jesse ben Benjamin.
– Tu es étranger ? Européen a dit le hadji ?
– Oui, d'Angleterre. C'est très loin d'ici.
– Tu as refusé de partir quand le hadji te l'a demandé.
– C'est vrai, mais...
– Il faut partir maintenant, Juif. Avec nous.
– Je ne partirai pas sans parler à Ibn Sina. »
L'homme balança son bâton. « Pas mon nez ! » pensa Rob dans son angoisse. Mais le sang coulait déjà et chaque soldat maniait le gourdin avec compétence et efficacité. Ils le cernaient, interdisant le moindre geste.
« Salauds ! » dit-il en anglais.
Ils n'avaient rien compris mais le ton leur suffit et ils frappèrent plus fort. Un coup à la tempe lui donna le vertige et des haut-le-cœur. Ils connaissaient leur travail à fond. Quand ils le virent à bout de résistance, ils laissèrent les matraques et continuèrent à coups de poing. Ils le poussèrent hors de l'école en le soutenant sous chaque bras, puis le traînèrent, attaché entre deux de leurs chevaux. Chaque fois qu'il tombait, à trois reprises, l'un d'eux mettait pied à terre et le relevait à coups de pied dans les côtes. Le chemin lui parut long, mais, comme il l'apprit plus tard, ils s'arrêtèrent, juste derrière la madrassa, à un petit bâtiment de brique qui servait de tribunal au niveau le plus bas de la justice islamique.
Assis devant une table de bois, un barbu à l'air méchant, aux cheveux en broussaille et vêtu d'une robe noire, était en train d'ouvrir un melon. Les quatre soldats poussèrent Rob vers la table et attendirent respectueusement, tandis que le magistrat extrayait d'un ongle sale les pépins qu'il jetait dans un bol en terre ; puis il découpa le melon en tranches et le mangea lentement. Après quoi, il essuya ses mains et son couteau sur sa robe, se tourna vers La Mecque et rendit grâces à Allah. La prière finie, il soupira et leva les yeux vers les soldats.
« C'est un fou, dit le grêlé, un Juif d'Europe qui troublait l'ordre public. Arrêté sur plainte de Hadji Davout Hosein, contre lequel il a proféré des menaces. »
Le mufti hocha la tête et retira de l'ongle un reste de melon entre ses dents. Il regarda Rob.
« Tu n'es pas un musulman et c'est un musulman qui t'accuse. La parole d'un infidèle ne peut être acceptée contre celle d'un croyant. Connais-tu un musulman qui puisse prendre ta défense ? »
L'accusé tenta de parler mais il ne vint aucun son et ses jambes se dérobèrent sous lui. Les soldats le redressèrent d'une bourrade.
« Pourquoi te conduis-tu comme un chien ? Bon. Un infidèle, après tout, ne connaît pas nos usages, cela mérite quelque indulgence. Mettez-le au carcan, à la disposition du kelonter. »
A la prison, les soldats le confièrent à deux gardiens qui le poussèrent le long de cachots sinistres d'une humidité nauséabonde, jusqu'à une cour intérieure en plein soleil où de misérables humains, inconscients ou gémissants, occupaient deux longues rangées de carcans. Ils l'arrêtèrent devant une place vide.
« Passe là-dedans ta tête et ton bras droit. »
Par une crainte instinctive, Rob recula, ce qu'ils interprétèrent à juste titre comme une résistance. Alors ils le frappèrent et, quand il fut à terre, le bourrèrent de coups de pied ainsi que l'avaient fait les soldats. Enfin, le manipulant tel un sac de farine, ils introduisirent dans la position requise son cou et son bras droit puis rabattirent la partie supérieure du carcan et la clouèrent avant d'abandonner leur victime à peu près inconsciente, sans espoir, sans recours, sous un soleil de plomb.
38. LE CALAAT
CES piloris très particuliers étaient faits d'un rectangle et de deux carrés de bois disposés en triangle, au centre duquel la tête de Rob se trouvait prise ; si bien que son corps accroupi était en même temps à demi suspendu. Sa main droite, celle qui nourrit, était fixée par un bracelet de fer à l'extrémité de la plus grande longueur, puisque le condamné au carcan ne mange pas. La main gauche, celle qui essuie, restait libre car le kelonter, prévôt de la ville, était un homme civilisé.
Par moments, Rob reprenait conscience en considérant la double rangée de suppliciés : au-delà, à l'autre bout de la cour, il y avait un billot de bois. Il rêva qu'un démon brandissait une grande épée et tranchait la main droite d'un homme à genoux, tandis que d'autres personnages en robes noires, priaient. Le rêve se répétait sans fin sous le soleil brûlant, puis la scène changeait : un inconnu avait, cette fois, la nuque sur le billot, les yeux au ciel, exorbités. Allait-on le décapiter ? Non, on lui coupait la langue. Quand Rob releva les paupières, il n'y avait plus ni démons ni personne mais, sur le billot et tout autour, le sang frais n'était pas un rêve.
Respirer était douloureux ; on l'avait tant battu qu'il avait peut-être des côtes cassées. Il pleura silencieusement, puis essaya de parler à ses voisins, en tournant avec précaution la tête, car le bois meurtrissait la peau de son cou. A sa droite, un jeune homme le regardait fixement, muet, stupide ou dérouté par son persan approximatif. Son voisin de gauche, fouetté à en perdre connaissance, fut trouvé mort quelques heures plus tard par un gardien, qui l'enleva et mit un autre condamné à sa place.
Vers midi, il sentit sa langue râpeuse gonfler dans sa bouche. Le soleil semblait avoir pompé tous les liquides de son corps, il ne restait rien à éliminer. Le récit de Lonzano lui revint en mémoire : la fin de Calman, mort de soif. Il tourna la tête et rencontra le regard du nouveau prisonnier. Ils s'observèrent.
« Il n'y a personne à qui demander grâce ?
– A Allah. Tu es étranger ? fit l'autre d'un ton haineux. Tu as vu un mullah ? Un saint homme a prononcé la sentence, voilà tout. »
Le déclin du soleil lui fut une bénédiction, et la fraîcheur du soir une espèce de joie. Son corps engourdi ne souffrait même plus. Peut-être allait-il mourir ?
Pendant la nuit, son voisin lui parla.
« Il y a le chah, Juif étranger, dit-il. Hier, c'était mercredi, Chahan Shanhah , aujourd'hui c'est Panj Shanhah . Chaque semaine, le matin de ce jour-ci, pour se purifier avant le sabbat, Ala Al-Dawla donne une audience ; chacun peut se présenter devant son trône pour réclamer justice.
– N'importe qui ? demanda Rob dans un élan d'espoir.
– N'importe qui, même un prisonnier peut obtenir d'être mené devant lui.
– N'y va pas ! cria une voix dans le noir. Le chah ne casse pas les jugements des muftis, et les mullahs attendent le retour de ceux qui lui ont fait perdre son temps pour leur couper la langue ou les étriper. Il le sait, ce fils de pute, donneur de mauvais conseils. Fie-toi à Allah, pas au chah ! »
Vingt-quatre heures après sa condamnation, Rob était relâché. Il avait du mal à se tenir debout et un geôlier finit par le chasser avec un coup de pied. Quittant la prison en traînant la jambe, il s'arrêta au bord d'une fontaine, sur une grande place entourée de platanes, but à perdre haleine et plongea la tête dans l'eau jusqu'à faire tinter ses oreilles.
Un petit vendeur gras chassait les mouches autour de sa marmite fumante. L'affamé crut en défaillir ; il ouvrit sa bourse, mais à la place de l'argent qui l'aurait fait vivre plusieurs mois, il ne restait qu'une pièce de bronze : on l'avait dévalisé pendant son évanouissement. Cette dernière pièce – pitié ou ironie du voleur –, il la donna au marchand en échange d'un peu de pilah graisseux, qu'il avala trop vite et vomit presque aussitôt.
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «Le Médecin d'Ispahan»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le Médecin d'Ispahan» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Le Médecin d'Ispahan» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.