Noah Gordon - Le Médecin d'Ispahan

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Il se tut un moment, comme pour chercher ses mots.

« Celui qui épousera Mary s'en occupera, s'il en est capable. Nous serons à Babaeski dans quatre jours, continua-t-il en se penchant vers Rob. Là, ma fille et moi nous quitterons la caravane pour obliquer vers la ville de Maikara, au sud, qui a un important marché de bétail ; je compte y acheter des moutons. Puis nous traverserons le plateau d'Anatolie, où je mets tous mes espoirs. Je serais heureux que tu nous accompagnes. »

Il examina Rob avec un soupir.

« Tu es fort et plein de santé. Tu as du courage, sinon tu ne te serais pas risqué si loin pour travailler et te faire une position dans le monde. Tu n'es pas ce que j'aurais choisi pour elle, mais c'est toi qu'elle veut. Je l'aime et je veux son bonheur car je n'ai qu'elle.

« Maître Cullen... », commença Rob, mais l'autre l'arrêta.

« Ce n'est pas une décision à prendre à la légère. Tu dois y réfléchir, mon garçon, ainsi que je l'ai fait moi-même. »

Cole remercia poliment, comme si on lui avait offert une pomme ou une sucrerie, et le père de Mary retourna à son campement.

Ce fut une nuit sans sommeil, passée à contempler le ciel. Il ne rencontrerait jamais une femme pareille – et qui l'aimait ! Et une terre , bon Dieu, une terre. On lui offrait une vie que son père n'aurait même pas rêvée pour lui : le travail et la subsistance assurés, le respect et la responsabilité. Des biens à transmettre aux fils. Une femme amoureuse, au point qu'il n'en revenait pas, et l'avenir d'un de ces rares privilégiés : ceux qui possèdent des terres.

Le lendemain, Mary vint pour lui couper les cheveux avec le rasoir de son père.

– Pas autour des oreilles.

– C'est justement là qu'ils sont le plus emmêlés, et pourquoi tu ne te rases pas ? Tu as l'air d'un vrai sauvage.

– Je m'occuperai de ma barbe quand elle sera lus longue... Tu sais que ton père est venu me parler ?

– Il m'avait parlé d'abord.

– Je n'irai pas avec vous à Malkara.

– Tu nous rejoindras ailleurs ?

– Non, dit-il, en faisant effort pour parler sans détours. Je vais en Perse, Mary.

– Tu ne veux pas de moi... »

Il comprit à son désarroi qu'elle n'avait pas revu ce refus.

« Si. Mais j'ai beaucoup réfléchi et ce n'est pas possible.

– Pourquoi ? Tu as une autre femme ?

– Non, non. Je vais à Ispahan, en Perse. Pas pour faire du commerce, comme je te l'ai dit, mais pour apprendre la médecine. »

Elle parut stupéfaite : que valait la médecine, en comparaison du domaine paternel ?

« Je veux être médecin, dit Rob, se sentant tout à coup comme honteux de lui-même sans savoir pourquoi.

– Ton métier ne te rend pas heureux, tu me l'as dit.

– C'est mon ignorance qui me tourmente. A Ispahan, j'apprendrai à aider ceux pour qui, jusqu'à présent, je ne peux rien.

– Je peux aller avec toi ? Mon père achètera ses moutons là-bas. »

Il fallait rester ferme, expliquer que l'Eglise interdit de fréquenter les écoles islamiques... Et, finalement, il lui dit tout.

« Tu seras damné ! s'écria-t-elle en pâlissant... Un Juif ! »

Elle essuya le rasoir et le rangea dans son étui.

« Tu comprends que je dois rester seul ?

– Ce que je comprends, c'est que tu es fou ! Je ne sais rien de toi... De toutes les femmes que tu as déjà abandonnées peut-être... Je pourrais tout dire à mon père, te faire condamner à mort en dénonçant le mauvais chrétien qui se moque de la sainte Église !

– Je t'ai dit la vérité. Je ne veux ni te tromper ni risquer ta vie. Tu dois agir de même avec moi.

– Je n'attendrai pas un médecin », dit-elle.

Il hocha la tête, furieux contre lui-même de l'amertume qu'il lisait dans ses yeux.

Toute la journée, elle se tint droite sur sa selle, sans se retourner. Le soir, il la vit s'entretenir longuement avec son père : elle lui faisait part évidemment de sa décision de ne pas se marier car, un peu plus tard, Cullen adressait au jeune Cole un sourire à la fois soulagé et triomphant. Puis il donna des ordres à Seredy, qui lui amena deux hommes à la tombée de la nuit. C'étaient sans doute des guides, turcs à en juger par leur costume, et le matin suivant, les Cullen étaient partis.

Rob était triste ; il se sentait un peu coupable, mais en même temps délivré. Au fond, était-ce bien la médecine qui avait emporté sa décision, ou avait-il aussi fui le mariage – comme le Barbier l'aurait fait ?

Quelque chose était mort. Quand il arriva à Babaeski, il imagina ce qu'aurait pu être son départ vers une nouvelle vie. Il ne pouvait oublier Mary. Mais le souvenir de James Cullen le consolait de la solitude : il avait échappé à un beau-père encombrant.

Deux jours plus tard, dans un paysage de vertes collines, il entendit une sorte de carillon, comme une musique d'anges, qui se rapprochait et il vit pour la première fois passer un convoi de chameaux. Chacun portait des clochettes qui accompagnaient en tintant le balancement de sa démarche. Ils étaient plus grands que Rob ne s'y attendait : plus hauts qu'un homme et plus longs qu'un cheval, avec une drôle de tête aux narines largement ouvertes, aux lèvres boudeuses et au regard glauque derrière de longs cils qui leur prêtaient un air étrangement féminin.

Ils étaient liés les uns aux autres et chargés d'énormes ballots attachés entre les deux bosses. Tous les sept ou huit chameaux, on voyait, perché sur les sacs, un chamelier maigre au teint basané vêtu d'un turban et d'un pagne déchiré. L'un d'eux, de temps en temps, pressait les bêtes d'un « Hut ! Hut ! Hut ! » dont apparemment elles ne se souciaient guère. Rob en compta près de trois cents jusqu'à ce que la fin du convoi s'efface au loin, avec le son de ses merveilleuses clochettes tintinnabulantes.

Après cette première image de l'Orient, les voyageurs se hâtèrent de traverser l'isthme étroit qui sépare la mer de Marmara et la mer Noire, comme l'expliqua Simon. Rob, bien qu'il ne pût voir l'eau, emplit ses poumons de cette senteur vivifiante qui lui rappelait son pays et réveillait son impatience. L'après-midi suivant, la caravane prenant de la hauteur, il vit à ses pieds Constantinople, telle une des villes de ses rêves.

33. LA DERNIÈRE CITÉ CHRÉTIENNE

LE fossé était large et, en franchissant le pont-levis, Rob aperçut dans l'eau verte des carpes grosses comme des cochons. Vers l'intérieur, un parapet de terre et, vingt-cinq pieds plus loin, un mur épais de pierre sombre de quelque cent pieds de haut, que des sentinelles arpentaient d'un créneau à autre. Cinquante pieds plus loin, un second mur, pareil au premier ! Constantinople était une forteresse à quatre lignes de défense.

Ils passèrent deux grandes portes ; celle du mur intérieur, à trois arches, était ornée d'une statue, un ancien empereur sans doute, et d'étranges animaux de bronze : massifs, avec de larges oreilles battant l'air, de petites queues derrière et de longues devant qui leur sortaient de la tête. Rob tint Cheval pour les regarder et Meir lui cria :

« Bouge ton cul, l'Angliche !

– Qu'est-ce que c'est ?

– Des éléphants. Tu n'en as jamais vu, pauvre étranger ? »

Kerl Fritta les mena au caravansérail, vaste cour où transitaient les voyageurs et les marchandises qui entraient dans la ville ou la quittaient ; il y avait des entrepôts, des enclos pour les bêtes et des logis pour les gens. En guide chevronné, il contourna la foule bruyante en direction des khans, cavernes creusées dans les collines pour abriter les caravanes. La plupart des voyageurs ne passeraient qu'un jour ou deux à se reposer, réparer les voitures ou échanger leurs chevaux contre des chameaux, puis ils prendraient la route romaine du sud vers Jérusalem.

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