Albert Сamus - L’etranger
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A ce moment, j'ai baille et le vieux m'a annonce qu'il allait partir. Je lui ai dit qu'il pouvait rester, et que j'etais ennuye de ce qui etait arrive a son chien : il m'a remercie. Il m'a dit que maman aimait beaucoup son chien. En parlant d'elle, il l'appelait «votre pauvre mere». Il a emis la supposition que je devais etre bien malheureux depuis que maman etait morte et je n'ai rien repondu. Il m'a dit alors, tres vite et avec un air gene, qu'il savait que dans le quartier on m'avait mal juge parce que j'avais mis ma mere a l'asile, mais il me connaissait et il savait que j'aimais beaucoup maman. J'ai repondu, je ne sais pas encore pourquoi, que j'ignorais jusqu'ici qu'on rne jugeat mal a cet egard, mais que l'asile m'avait paru une chose naturelle puisque je n'avais pas assez d'argent pour faire garder maman. «D'ailleurs, ai-je ajoute, il y avait longtemps qu'elle n'avait rien a me dire et qu'elle s'ennuyait toute seule. – Oui, m'a-t-il dit, et a l'asile, du moins, on se fait des camarades.» Puis il s'est excuse. Il voulait dormir. Sa vie avait change maintenant et il ne savait pas trop ce qu'il allait faire. Pour la premiere fois depuis que je le connaissais, d'un geste furtif, il m'a tendu la main et j'ai senti les ecailles de sa peau. Il a souri un peu et avant de partir, il m'a dit: «J'espere que les chiens n'aboieront pas cette nuit. Je crois toujours que c'est le mien.»
Le dimanche, j'ai eu de la peine a me reveiller et il a fallu que Marie m'appelle et me secoue. Nous n'avons pas mange parce que nous voulions nous baigner tot. Je me sentais tout a fait vide et j'avais un peu mal a la tete. Ma cigarette avait un gout amer. Marie s'est moquee de moi parce qu'elle disait que j'avais «une tete d'enterrement». Elle avait mis une robe de toile blanche et lache ses cheveux. Je lui ai dit qu'elle etait belle, elle a ri de plaisir.
En descendant, nous avons frappe a la porte de Raymond. Il nous a repondu qu'il descendait. Dans la rue, a cause de ma fatigue et aussi parce que nous n'avions pas ouvert les persiennes, le jour, deja tout plein de soleil, m'a frappe comme une gifle. Marie sautait de joie et n'arretait pas de dire qu'il faisait beau. Je me suis senti mieux et je me suis apercu que j'avais faim. Je l'ai dit a Marie qui m'a montre son sac en toile ciree ou elle avait mis nos deux maillots et une serviette. Je n'avais plus qu'a attendre et nous avons entendu Raymond fermer sa porte. Il avait un pantalon bleu et une chemise blanche a manches courtes. Mais il avait mis un canotier, ce qui a fait rire Marie, et ses avant-bras etaient tres blancs sous les poils noirs. J'en etais un peu degoute. Il sifflait en descendant et il avait l'air tres content. Il m'a dit: «Salut, vieux», et il a appele Marie «Mademoiselle».
La veille nous etions alles au commissariat et j'avais temoigne que la fille avait «manque» a Raymond. Il en a ete quitte pour un avertissement. On n'a pas controle mon affirmation. Devant la porte, nous en avons parle avec Raymond, puis nous avons decide de prendre l'autobus. La plage n'etait pas tres loin, mais nous irions plus vite ainsi. Raymond pensait que son ami serait content de nous voir arriver tot. Nous allions partir quand Raymond, tout d'un coup, m'a fait signe de regarder en face. J'ai vu un groupe d'Arabes adosses a la devanture du bureau de tabac. Ils nous regardaient en silence, mais a leur maniere, ni plus ni moins que si nous etions des pierres ou des arbres morts. Raymond m'a dit que le deuxieme a partir de la gauche etait son type, et il a eu l'air preoccupe. Il a ajoute que, pourtant, c'etait maintenant une histoire finie. Marie ne comprenait pas tres bien et nous a demande ce qu'il y avait. Je lui ai dit que c'etaient des Arabes qui en voulaient a Raymond. Elle a voulu qu'on parte tout de suite. Raymond s'est redresse et il a ri en disant qu'il fallait se depecher.
Nous sommes alles vers l'arret d'autobus qui etait un peu plus loin et Raymond m'a annonce que les Arabes ne nous suivaient pas. je me suis retourne. Ils etaient toujours a la meme place et ils regardaient avec la meme indifference l'endroit que nous venions de quitter. Nous avons pris l'autobus. Raymond, qui paraissait tout a fait soulage, n'arretait pas de faire des plaisanteries pour Marie. J'ai senti qu'elle lui plaisait, mais elle ne lui repondait presque pas. De temps en temps, elle le regardait en riant.
Nous sommes descendus dans la banlieue d'Alger. La plage n'est pas loin de l'arret d'autobus. Mais il a fallu traverser un petit plateau qui domine la mer et qui devale ensuite vers la plage. Il etait couvert de pierres jaunatres et d'asphodeles tout blancs sur le bleu deja dur du ciel. Marie s'amusait a en eparpiller les petales a grands coups de son sac de toile ciree. Nous avons marche entre des files de petites villas a barrieres vertes ou blanches, quelques-unes enfouies avec leurs verandas sous les tamaris, quelques autres nues au milieu des pierres. Avant d'arriver au bord du plateau, on pouvait voir deja la mer immobile et plus loin un cap somnolent et massif dans l'eau claire. Un leger bruit de moteur est monte dans l'air calme jusqu'a nous. Et nous avons vu, tres loin, un petit chalutier qui avancait, imperceptiblement, sur la mer eclatante. Marie a cueilli quelques iris de roche. De la pente qui descendait vers la mer nous avons vu qu'il y avait deja quelques baigneurs.
L'ami de Raymond habitait un petit cabanon de bois a l'extremite de la plage. La maison etait adossee a des rochers et les pilotis qui la soutenaient sur le devant baignaient deja dans l'eau. Raymond nous a presentes. Son ami s'appelait Masson. C'etait un grand type, massif de taille et d'epaules, avec une petite femme ronde et gentille, a l'accent parisien. Il nous a dit tout de suite de nous mettre a l'aise et qu'il y avait une friture de poissons qu'il avait peches le matin meme. Je lui ai dit combien je trouvais sa maison jolie. Il m'a appris qu'il y venait passer le samedi, le dimanche et tous ses jours de conge. «Avec ma femme, on s'entend bien», a-t-il ajoute. Justement, sa femme riait avec Marie. Pour la premiere fois peut-etre, j'ai pense vraiment que j'allais me marier.
Masson voulait se baigner, mais sa femme et Raymond ne voulaient pas venir. Nous sommes descendus tous les trois et Marie s'est immediatement jetee dans l'eau. Masson et moi, nous avons attendu un peu. Lui parlait lentement et j'ai remarque qu'il avait l'habitude de completer tout ce qu'il avancait par un «et je dirai plus», meme quand, au fond, il n'ajoutait rien au sens de sa phrase. A propos de Marie, il m'a dit: «Elle est epatante, et je dirai plus, charmante.» Puis je n'ai plus fait attention a ce tic parce que j'etais occupe a eprouver que le soleil me faisait du bien. Le sable commencait a chauffer sous les pieds. J'ai retarde encore l'envie que j'avais de l'eau, mais j'ai fini par dire a Masson: «On y va?» J'ai plonge. Lui est entre dans l'eau doucement et s'est jete quand il a perdu pied. Il nageait a la brasse et assez mal, de sorte que je l'ai laisse pour rejoindre Marie. L'eau etait froide et j'etais content de nager. Avec Marie, nous nous sommes eloignes et nous nous sentions d'accord dans nos gestes et dans notre contentement.
Au large, nous avons fait la planche et sur mon visage tourne vers le ciel le soleil ecartait les derniers voiles d'eau qui me coulaient dans la bouche. Nous avons vu que Masson regagnait la plage pour s'etendre au soleil. De loin, il paraissait enorme. Marie a voulu que nous nagions ensemble. Je me suis mis derriere elle pour la prendre par la taille et elle avancait a la force des bras pendant que je l'aidais en battant des pieds. Le petit bruit de l'eau battue nous a suivis dans le matin jusqu'a ce que je me sente fatigue. Alors j'ai laisse Marie et je suis rentre en nageant regulierement et en respirant bien. Sur la plage, je me suis etendu a plat ventre pres de Masson et j'ai mis ma figure dans le sable. Je lui ai dit que «c'etait bon» et il etait de cet avis. Peu apres, Marie est venue. Je me suis retourne pour la regarder avancer. Elle etait toute visqueuse d'eau salee et elle tenait ses cheveux en arriere. Elle s'est allongee flanc a flanc avec moi et les deux chaleurs de son corps et du soleil m'ont un peu endormi.
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