Stendhal - Le rouge et le noir

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Julien Sorel, simple fils de charpentier, hanté par le mythe napoléonien espère satisfaire sa soif d'ambition par une carrière ecclésiastique. Mais c'est dans l'amour qu'il va trouver la voie de sa réussite sociale. Mais sa raison l'emporte sur ces calculs et se dévoile alors le sens de la vie. Ce roman reste une oeuvre phare du romantisme français et un exemple de la recherche du bonheur.

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– Je suis un pauvre conscrit réfractaire… ou un contrebandier, dit le paysan en prenant congé de lui, mais qu’importe! mon échelle est bien payée, et moi-même je ne suis pas sans avoir passé quelques mouvements de montre en ma vie.

La nuit était fort noire. Vers une heure du matin, Julien, chargé de son échelle, entra dans Verrières. Il descendit le plus tôt qu’il put dans le lit du torrent, qui traverse les magnifiques jardins de M. de Rênal à une profondeur de dix pieds, et contenu entre deux murs. Julien monta facilement avec l’échelle. Quel accueil me feront les chiens de garde? pensait-il. Toute la question est là. Les chiens aboyèrent, et s’avancèrent au galop sur lui; mais il siffla doucement, et ils vinrent le caresser.

Remontant alors de terrasse en terrasse, quoique toutes les grilles fussent fermées, il lui fut facile d’arriver jusque sous la fenêtre de la chambre à coucher de Mme de Rênal, qui, du côté du jardin, n’est élevée que de huit ou dix pieds au-dessus du sol.

Il y avait aux volets une petite ouverture en forme de cœur, que Julien connaissait bien. À son grand chagrin, cette petite ouverture n’était pas éclairée par la lumière intérieure d’une veilleuse.

Grand Dieu! se dit-il; cette nuit, cette chambre n’est pas occupée par Mme de Rênal! Où sera-t-elle couchée? La famille est à Verrières, puisque j’ai trouvé les chiens; mais je puis rencontrer dans cette chambre, sans veilleuse, M. de Rênal lui-même ou un étranger, et alors quel esclandre!

Le plus prudent était de se retirer; mais ce parti fit horreur à Julien. Si c’est un étranger, je me sauverai à toutes jambes, abandonnant mon échelle; mais si c’est elle, quelle réception m’attend? Elle est tombée dans le repentir et dans la plus haute piété, je n’en puis douter; mais enfin, elle a encore quelque souvenir de moi, puisqu’elle vient de m’écrire. Cette raison le décida.

Le cœur tremblant, mais cependant résolu à périr ou à la voir, il jeta de petits cailloux contre le volet; point de réponse. Il appuya son échelle à côté de la fenêtre, et frappa lui-même contre le volet, d’abord doucement, puis plus fort. Quelque obscurité qu’il fasse, on peut me tirer un coup de fusil, pensa Julien. Cette idée réduisit l’entreprise folle à une question de bravoure.

Cette chambre est inhabitée cette nuit, pensa-t-il, ou quelle que soit la personne qui y couche, elle est éveillée maintenant. Ainsi plus rien à ménager envers elle; il faut seulement tâcher de n’être pas entendu par les personnes qui couchent dans les autres chambres.

Il descendit, plaça son échelle contre un des volets, remonta, et passant la main dans l’ouverture en forme de cœur, il eut le bonheur de trouver assez vite le fil de fer attaché au crochet qui fermait le volet. Il tira ce fil de fer; ce fut avec une joie inexprimable qu’il sentit que ce volet n’était plus retenu et cédait à son effort. Il faut l’ouvrir petit à petit, et faire reconnaître ma voix. Il ouvrit le volet assez pour passer la tête, et en répétant à voix basse: C’est un ami.

Il s’assura, en prêtant l’oreille, que rien ne troublait le silence profond de la chambre. Mais décidément, il n’y avait point de veilleuse, même à demi éteinte, dans la cheminée; c’était un bien mauvais signe.

Gare le coup de fusil! Il réfléchit un peu; puis, avec le doigt, il osa frapper contre la vitre: pas de réponse; il frappa plus fort. Quand je devrais casser la vitre, il faut en finir. Comme il frappait très fort, il crut entrevoir, au milieu de l’extrême obscurité, comme une ombre blanche qui traversait la chambre. Enfin, il n’y eut plus de doute, il vit une ombre qui semblait s’avancer avec une extrême lenteur. Tout à coup il vit une joue qui s’appuyait à la vitre contre laquelle était son œil.

Il tressaillit, et s’éloigna un peu. Mais la nuit était tellement noire que, même à cette distance, il ne put distinguer si c’était Mme de Rênal. Il craignait un premier cri d’alarme; il entendait les chiens rôder et gronder à demi autour du pied de son échelle. C’est moi, répétait-il assez haut, un ami. Pas de réponse; le fantôme blanc avait disparu. Daignez m’ouvrir, il faut que je vous parle, je suis trop malheureux! et il frappait de façon à briser la vitre.

Un petit bruit sec se fit entendre; l’espagnolette de la fenêtre cédait; il poussa la croisée et sauta légèrement dans la chambre.

Le fantôme blanc s’éloignait; il lui prit les bras; c’était une femme. Toutes ses idées de courage s’évanouirent. Si c’est elle, que va-t-elle dire? Que devint-il, quand il comprit à un petit cri que c’était Mme de Rênal?

Il la serra dans ses bras; elle tremblait, et avait à peine la force de le repousser.

– Malheureux! que faites-vous?

À peine si sa voix convulsive pouvait articuler ces mots. Julien y vit l’indignation la plus vraie.

– Je viens vous voir après quatorze mois d’une cruelle séparation.

– Sortez, quittez-moi à l’instant. Ah! M. Chélan, pourquoi m’avoir empêché de lui écrire? j’aurais prévenu cette horreur. Elle le repoussa avec une force vraiment extraordinaire. Je me repens de mon crime; le ciel a daigné m’éclairer, répétait-elle d’une voix entrecoupée. Sortez! fuyez!

– Après quatorze mois de malheur, je ne vous quitterai certainement pas sans vous avoir parlé. Je veux savoir tout ce que vous avez fait. Ah! je vous ai assez aimée pour mériter cette confidence… je veux tout savoir.

Malgré Mme de Rênal, ce ton d’autorité avait de l’empire sur son cœur.

Julien, qui la tenait serrée avec passion, et résistait à ses efforts pour se dégager, cessa de la presser dans ses bras. Ce mouvement rassura un peu Mme de Rênal.

– Je vais retirer l’échelle, dit-il, pour qu’elle ne nous compromette pas si quelque domestique, éveillé par le bruit, fait une ronde.

– Ah! sortez, sortez au contraire, lui dit-on avec une véritable colère. Que m’importent les hommes? C’est Dieu qui voit l’affreuse scène que vous me faites et qui m’en punira. Vous abusez lâchement des sentiments que j’eus pour vous, mais que je n’ai plus. Entendez-vous, M. Julien?

Il retirait l’échelle fort lentement pour ne pas faire de bruit.

– Ton mari est-il à la ville? lui dit-il, non pour la braver, mais emporté par l’ancienne habitude.

– Ne me parlez pas ainsi, de grâce, ou j’appelle mon mari. Je ne suis déjà que trop coupable de ne vous avoir pas chassé, quoi qu’il pût en arriver. J’ai pitié de vous, lui dit-elle, cherchant à blesser son orgueil qu’elle connaissait si irritable.

Ce refus de tutoiement, cette façon brusque de briser un lien si tendre, et sur lequel il comptait encore, portèrent jusqu’au délire le transport d’amour de Julien.

– Quoi! est-il possible que vous ne m’aimiez plus! lui dit-il avec un de ces accents du cœur, si difficiles à écouter de sang-froid.

Elle ne répondit pas; pour lui, il pleurait amèrement.

Réellement, il n’avait plus la force de parler.

– Ainsi je suis complètement oublié du seul être qui m’ait jamais aimé! À quoi bon vivre désormais? Tout son courage l’avait quitté dès qu’il n’avait plus eu à craindre le danger de rencontrer un homme; tout avait disparu de son cœur, hors l’amour.

Il pleura longtemps en silence. Il prit sa main, elle voulut la retirer; et cependant, après quelques mouvements presque convulsifs, elle la lui laissa. L’obscurité était extrême; ils se trouvaient l’un et l’autre assis sur le lit de Mme de Rênal.

Quelle différence avec ce qui était il y a quatorze mois! pensa Julien; et ses larmes redoublèrent. Ainsi l’absence détruit sûrement tous les sentiments de l’homme!

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