Fédor Dostoïevski - Le Bouffon
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– Excusez, Monsieur Polzounkov. Que désirez-vous?
– Veuillez abréger, s'il vous plaît, et conter simplement.
– À vos ordres, dit Polzounkov, visiblement gêné. J'entrai donc dans la maison de Théodose Nikolaievitch. Celui-ci était pour moi un collègue, plus encore: un chef. On m'annonça et on m'introduisit dans son cabinet que je vois encore. Il faisait sombre et on n'apportait point de bougie. Je regarde, et voilà que Théodose Nikolaievitch entre dans la pièce. Tous deux, nous restons dans les ténèbres. Alors, Messieurs, il advint entre nous une chose étrange. C'est-à-dire… non… il n'y avait là rien d'étrange; c'est simplement comme tout ce qui arrive dans la vie. Je sortis de ma poche un rouleau de papiers. Il fit de même. Mais ses papiers, à lui, étaient des billets de banque…
– Des billets de banque?
– Oui, et nous échangeâmes nos papiers.
– Je parie qu'il était un peu question de chantage dans cette affaire, dit un monsieur jeune, élégamment vêtu.
– Chantage? chantage? Ah! Monsieur, si, un jour, vous faites votre service dans une administration de l'État, vous verrez comme il vous sera loisible de chauffer vos mains au foyer de la patrie. Elle est notre mère, nous sommes ses enfants: aussi sommes-nous, tant que nous le pouvons, pendus à son sein nourricier.
Un rire général emplit la pièce.
– Croyez-moi, cependant, Messieurs: je n'ai jamais accepté de pots-de-vin, s'écria le conteur en lançant un regard méfiant sur l'assistance.
Une nouvelle explosion de joie couvrit les paroles de Polzounkov.
– Je vous assure, Messieurs…
Il s'arrêta, regardant ses auditeurs. L'expression de sa figure était bizarre: sans doute l'idée lui venait-elle qu'il était encore le moins malhonnête parmi toute cette honnête compagnie… Néanmoins son visage resta grave jusqu'à ce que les rires se fussent apaisés.
– Ainsi, reprit Polzounkov, je n'ai jamais accepté de pots-de-vin. Mais cette fois-ci, cependant, j'eus la faiblesse de prendre l'argent que me remit un homme habitué à cette manière de régler certaines histoires. J'avais entre les mains quelques petits papiers assez compromettants pour Théodose Nikolaievitch.
– Vous voulez dire qu'il vous les a rachetés?
– Parfaitement.
– Et combien vous a-t-il donné?
– Il m'a donné… N'importe lequel d'entre vous, Messieurs, aurait pour cette somme vendu sa conscience, et avec toutes ses variantes encore… si cette conscience avait pu valoir quelque monnaie, bien entendu… Et cependant, voyez-vous, j'eus à ce moment-là l'impression qu'on me versait de l'eau bouillante sur le crâne. Je vous assure que je ne savais plus exactement ce qui se passait en moi, je n'étais ni mort ni vif, mes jambes flageolaient, mes lèvres tremblaient; j'avais bien envie de demander pardon, tellement je me sentais en faute, écrasé devant Théodose Nikolaievitch.
– Vous a-t-il pardonné, enfin?
– Mais je n'ai pas demandé le pardon… je dis simplement ce qui se passait en moi à cet instant. J'ai un cœur chaud, savez-vous. Je voyais qu'il me regardait.
– Vous n'avez donc pas la crainte du Seigneur tout-puissant, Osip Mihaïlovitch? me dit mon chef…
Que fallait-il faire en cette occurrence? J'écartais les bras, par convenance, et, la tête sur l'épaule, j'articulai péniblement:
– Pourquoi voulez-vous que je ne craigne pas le jugement de Dieu, Théodose Nikolaievitch?
Je répète que c'était par convenance, uniquement, et, en moi-même, je sentais l'envie de me cacher sous terre.
– Après avoir été si longtemps l'ami de notre famille, un fils presque! et qui sait encore ce que le destin nous réservait, Osip Mihaïlovitch! Et voilà que vous me menacez de dénonciation!… À qui se fier après cela?…
Et voilà qu'il recommence à me faire de la morale:
– Non, dites-moi, après cela, ce que je dois penser des hommes, Osip Mihaïlovitch?
Et moi aussi je me disais: «Que faut-il en penser?» Je sentais une étreinte à la gorge, ma voix tremblait et, connaissant ma faiblesse de caractère, je saisis vivement mon chapeau.
– Voyons, où allez-vous, Osip Mihaïlovitch?… Est-il possible que vous me poursuiviez ainsi de votre haine? que vous ai-je donc fait?…
– Théodose Nikolaievitch, Théodose Nikolaievitch!
J'étais devenu mou comme du sucre fondu et le petit paquet de billets de banque était lourd à ma poche, lourd à ma conscience, et semblait crier: «Brigand que tu es! Ingrat! Maudit!» On eût dit que ce mince rouleau pesait cinq pouds… (Ah! s'il avait en réalité pesé cinq pouds!)
– Je vois, dit Théodose Nikolaievitch, je constate votre repentir… Vous savez, demain c'est…
– La fête de Marie d'Égypte…
– Allons, ne pleure plus! Allons, tu as péché et tu te repens. Allons! Il se peut que je te remette dans le droit chemin… Peut-être même que mes pauvres pénates arriveront à réchauffer votre cœur, je ne dirai pas endurci, votre cœur égaré!…
Me prenant par la main, Messieurs, il me conduisit au sein de sa famille. Je sentais le froid me saisir; je tremblais, en songeant à la figure que j'allais faire devant, car il faut vous dire, Messieurs, qu'il s'agissait d'une affaire assez délicate.
– N'est-ce point là que se trouvait Mme Polzounkov? interrogea soudain un ironiste.
– Ou plutôt Marie Théodosievna. Cependant, il ne lui a pas été donné de porter le nom que vous avez bien voulu prononcer, cet honneur ne lui a pas été dévolu. Car, voyez-vous, Théodose Nikolaievitch avait raison de dire que j'étais considéré dans sa maison à l'égal d'un fils. Il en avait été ainsi six mois auparavant, au moment où Michel Maximovitch Dvigaïlov était encore en vie. Mais la Volonté Suprême avait abrégé son séjour en ce monde sans qu'il eût eu le temps de faire un testament…
– Hou!…
– Parfaitement! et moi, je suis resté avec un zéro en poche. Car le monsieur défunt était, je le savais (bien qu'on ne m'eût jamais laissé entrer dans sa maison), le défunt, vous dis-je, était un homme très riche et me considérait, non sans quelque raison, comme son fils.
– Ah! Ah!
– Oui, il en avait été ainsi, et cet événement malheureux pour moi fut cause que, dans la maison de Théodose Nikolaievitch, les nez s'allongèrent indéfiniment, et qu'on me tint rigueur à la suite de cette déconvenue.
Je remarquais tout cela, je le constatais, m'efforçant de paraître indifférent, quand soudain, pour mon malheur (ou peut-être pour mon bien, qui sait?), un officier de la remonte arriva dans notre ville. Un officier de la remonte a pour métier de courir sans cesse, un métier de cavalier, quoi, qui ne lui permet pas de séjourner; et cependant, il s'incrusta si bien chez Théodose Nikolaievitch que j'en fus fort marri.
Selon mon habitude, ce fut par des voies indirectes que j'abordai la question devant mon futur beau-père: «Et ci, et ça? dis-je, et pourquoi voulez-vous, Théodose Nikolaievitch, me faire ainsi de la peine? Pourtant je suis déjà presque votre gendre.» C'est là, mes chers Messieurs, qu'il me sortit une réponse! C'était vraiment un poème en douze chants, et en vers. On l'aurait écouté la bouche béante d'enchantement! On est là, l'oreille tendue comme un imbécile, cependant qu'il se défile comme une anguille! Un talent, vous dis-je, un don!
Alors, je commençai mes manœuvres auprès de la fille: je lui apportais des romances, des bonbons; je m'efforçais de paraître amusant, je faisais des calembours, je poussais des soupirs, disant que mon cœur se consumait d'amour! et des larmes, et des déclarations! La bêtise de l'homme est vraiment infinie, vous en savez quelque chose. Je n'avais pas regardé mon acte de naissance et j'oubliais que j'avais trente ans déjà. On se moquait visiblement de moi.
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