Guy de Maupassant - Poésie
Здесь есть возможность читать онлайн «Guy de Maupassant - Poésie» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Классическая проза, Поэзия, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:Poésie
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:5 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 100
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Poésie: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Poésie»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
Poésie — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Poésie», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
En attendant coulez des jours prospères
Que mille fleurs naissent dessous vos pieds,
N’oubliez pas que Dieu dit à nos pères
Ces mots sublimes : “Croisset, multipliez.”
Rappelez-vous qu’ici-bas dans la vie
Il est bon d’faire chaque chose à son tour
Nous avons eu les enfants d’vot’génie,
Nous voulons voir les enfants d’vot’amour.
Mais dans nos voeux n’oublions pas la France,
Formons pour elle les souhaits les plus doux
N’est-elle pas notre unique espérance,
N’est-elle pas notre mère à nous tous ?
Monsieur Flaubert, acceptez cette page
Où notre coeur se montre à vous sans fard.
Pour vous en faire un plus brillant hommage
On attendait Madam’ Sarah Bernardt.
N’dédaignez pas celle qui la remplace
Depuis huit jours son temps ne se passe qu’à
Faire du trapèz’, prendr’ des douch’s à la glace,
C’est vot’ servant’, c’est Madame Pasca.
Non daté.
Vers d’album
Lorsque j’ai bien dîné, je me sens tout morose,
Et fort embarrassé d’écrire quelque chose.
Non daté.
Enfant, pourquoi pleurer ?
Enfant, pourquoi pleurer, puisque sur ton passage
On écarte toujours les ronces du chemin ?
Une larme fait mal sur un jeune visage,
Cueille et tresse les fleurs qu’on jette sous ta main.
Chante, petit enfant, toute chose a son heure ;
Va de ton pied léger, par le sentier fleuri ;
Tout paraît s’attrister sitôt que l’enfant pleure,
Et tout paraît heureux lorsque l’enfant sourit.
Comme un rayon joyeux ton rire doit éclore,
Et l’oiseau doit chanter sous l’ombre des berceaux,
Car le bon Dieu là-haut écoute dès l’aurore
Le rire des enfants et le chant des oiseaux.
Ajaccio, 1880
Le moulin
(Fragment)
... Tandis que devant moi,
Dans la clarté douteuse où s’ébauchait sa forme,
Debout sur le coteau comme un monstre vivant
Dont la lune sur l’herbe étalait l’ombre énorme,
Un immense moulin tournait ses bras au vent.
D’où vient qu’alors je vis, comme on voit dans un songe
Quelque corps effrayant qui se dresse et s’allonge
Jusqu’à toucher du front le lointain firmament,
Le vieux moulin grandir si démesurément
Que ses bras, tournoyant avec un bruit de voiles,
Tout à coup se perdaient au milieu des étoiles,
Pour retomber, brillant d’une poussière d’or
Qu’ils avaient dérobée aux robes des comètes ?
Puis, comme pour revoir leurs sublimes conquêtes,
A peine descendus, ils remontaient encor.
Non daté.
Sabbat
Imité de l’alemand
La lune traîne
Ses longs rayons,
Et sur les monts
Et dans la plaine,
Entendez-vous
Ce bruit étrange ?
C’est la phalange
Des loups-garous.
La ronde des sorcières
Tourne,
Tourne,
Tourne,
Tourne,
La ronde des sorcières
Tourne sur les bruyères.
Par sauts, par bonds,
Viennent les gnomes ;
Fuis les fantômes,
Puis les démons ;
Et pour la danse
Plus d’un pendu
Est descendu
De la potence.
Tous ces êtres hideux
Tournent,
Tournent,
Tournent,
Tournent,
Tous ces êtres hideux
Tournent autour des feux.
Ce sont vos fêtes,
Venez, damnés !
Guillotinés,
Portez vos têtes !
Et vous, corbeaux,
Criez de joie,
Car votre proie
Sort des tombeaux.
Les morts, sous leur suaire,
Tournent,
Tournent,
Tournent,
Tournent,
Les morts, sous leur suaire,
Tournent dans la nuit claire.
Le roi d’enfer,
Sombre et livide
A tout préside ;
C’est Lucifer.
L’horrible foule,
A ses accents,
En flots pressants,
S’agite et roule.
Et le bal monstrueux
Tourne,
Tourne,
Tourne,
Tourne,
Et le bal monstrueux
Tourne... et fait peur aux cieux.
Mais, comme un rêve,
Tout a passé,
Tout a cessé,
Le jour se lève.
A l’Orient,
Le ciel est rose,
L’insecte cause
Avec le vent.
Du coq la voix sonore
Chante,
Chante,
Chante,
Chante,
Du coq la voix sonore
Chante une belle aurore.
Non daté.
Sonnet
(également connu sous le titre : « Sonnet à Madame XXX »)
Un nuage a passé sur votre ciel, Madame,
Cachant l’astre éclatant qu’on nomme l’Avenir,
La douleur a jeté son crêpe sur votre âme
Et vous ne vivez plus que dans un souvenir.
Tout votre espoir s’éteint comme meurt une flamme,
Aucun lien parmi nous ne vous peut retenir,
Vous souffrez et pleurez, et votre coeur réclame
Le grand repos des morts qui ne doit pas finir.
Mais songez que toujours, quand le malheur nous ploie,
Aux coeurs les plus meurtris Dieu garde un peu de joie
Comme un peu de soleil en un ciel obscurci.
Et que de ce tourment qui ronge notre vie,
Madame, si demain vous nous étiez ravie,
Bien d’autres souffriraient qui vous aiment aussi.
Non daté.
A une dame, en lui envoyant le bout de la corde d’un pendu
Voici la corde d’un pendu
Que je mets à vos pieds, Madame,
C’est, pour une charmante femme,
Un présent bien inattendu.
Mais si, comme on l’a prétendu,
Cette corde est un sûr dictame
Pour les maux du corps et de l’âme,
Gage d’un bonheur assidu ;
Moi qui, plaignant le pauvre diable
D’avoir été si misérable,
Accusais le ciel malfaisant,
Moi dont le coeur était si tendre !
Voilà que je trouve à présent
Qu’il a fort bien fait de se pendre !
Non daté.
La Madone
Vous m’avez donné, Madame,
Un étrange chapelet
Qui m’a pris le coeur et l’âme
Comme un agile filet !
Où sont mes goûts de naguère ?
On me disait libertin !
Aujourd’hui je n’ai plus guère
Que des soifs de sacristain.
Je me prosterne et je prie,
Chaque jour à deux genoux,
La bonne Vierge Marie
Qui, d’en Haut, veille sur nous.
Je récite l’Angelus,
Brûlant d’une ardeur nouvelle !...
Mais ne vous étonnez plus...
Mon secret – je le révèle !
Au fond du ciel étoilé
La Vierge m’est apparue
Découvrant son front, voilé
Par un grand manteau de nue !
J’ai cru... N’ai-je point rêvé ?
Oui j’ai cru... Dieu me pardonne !
En bredouillant mes Ave
Que c’était vous la Madone.
Non daté.
Sous une gueule de chien
Sauve-toi de lui, s’il aboie ;
Ami, prends garde au chien qui mord.
Ami, prends garde à l’eau qui noie ;
Sois prudent, reste sur le bord.
Интервал:
Закладка:
Похожие книги на «Poésie»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Poésie» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «Poésie» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.