Guy de Maupassant - Poésie
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Soudain levant son bras, le grand Dieu solitaire
Alluma le soleil et regarda la terre !
Alors tout s’anima sous l’ardeur de ses feux,
L’arbre géant tordit ses membres monstrueux,
La végétation monta, puissante, énorme,
Premier essai de Dieu, production informe
Et le globe roulant ses prés, ses grands bois verts,
Tournait silencieux dans le vaste univers,
Balançant dans le ciel sur sa tête parée
Et ses hautes forêts et sa mer azurée.
Pourtant Dieu le trouva triste et nu comme lui.
Rêveur, il y jeta le feu qui gronde et luit ;
Alors tout disparut, englouti sous la flamme.
Mais quand il renaquit, le monde avait une âme.
C’était la vie ardente, aux souffles tout-puissants,
Mais confuse et jetée en des êtres pesants
Faits de vie et de sève et de chair et d’argile
Comme l’oeuvre incomplet d’un artiste inhabile.
Monstres hideux sortant de gouffres inconnus
Qui traînaient au soleil leurs corps mous et charnus.
Se penchant de nouveau, Dieu regarda la terre,
Elle tournait toujours sauvage et solitaire.
Tout paraissait tranquille et calme ; mais parfois
Quelque bête en hurlant passait dans les grands bois,
D’arbres déracinés laissant un long sillage,
Et son dos monstrueux soulevait le feuillage ;
Elle allait mugissante et traînant lentement
Son corps inerte et lourd sous le bleu firmament ;
Et sa voix bondissait par l’écho répétée
Jusqu’au trône de Dieu dans l’espace emportée ;
Et puis tout se taisait et l’on ne voyait plus
Que le flot verdoyant des grands arbres touffus.
Mais toujours mécontent, ce Dieu lança sa foudre,
Alors tout disparut brûlé, réduit en poudre.
Puis la sève revint, ainsi qu’un sang vermeil
Dans les veines du sol qu’échauffait le soleil,
L’herbe verte et les fleurs cachaient la terre nue ;
L’arbre ne portait plus sa tête dans la nue ;
De frêles arbrisseaux les monts étaient couverts
Tout renaissait plus beau dans le jeune univers.
Mais un jour, tout à coup, tout trembla sur la terre,
Son globe n’était plus désert et solitaire ;
Le grand bois tressaillit, car un être inconnu
Sur l’univers esclave a levé son bras nu.
Le monde tout entier a plié sous cet être ;
Regardant la nature, il a dit : “Je suis maître.”
Regardant le soleil, il a dit : “C’est pour moi.”
L’animal furieux fuyait tremblant d’effroi ;
Il a dit : “C’est à moi” ; le ciel brillait d’étoiles,
Il a dit : “Dieu c’est moi.” L’ombre étendit ses voiles :
L’homme d’une étincelle embrasa les forêts,
Et du Dieu créateur arrachant les secrets,
Seul, perdu dans l’espace, il se bâtit un monde.
Tout plia sous ses lois, le feu, la terre et l’onde.
Mais il marche toujours et depuis six mille ans
Rien n’a pu ralentir ses progrès insolents,
Et souvent quand il parle, on a cru que la vie
Jaillissait du néant au gré de son envie.
Mais cet être qui tient la terre sous sa loi,
Qui de ce monde errant s’est proclamé le roi ;
Cet être formidable armé d’intelligence,
Qui sur tout ce qui vit exerce sa puissance,
Qu’est-il lui-même ? Ainsi que ces monstres si lourds
Qui furent le dessin des races de nos jours ;
Que les arbres géants, aux têtes souveraines
Dont nous avons trouvé des forêts souterraines,
L’homme n’est-il aussi qu’un ouvrage incomplet,
Que l’ébauche et le plan d’un être plus parfait ;
Ira-t-il au néant ? Ou sa tâche finie,
Montera-t-il au Dieu qui lui donna la vie ?
Ô vous, vieux habitants des siècles d’autrefois
Qui seuls mêliez vos cris au grand souffle des bois,
Qui vîntes les premiers dans ce monde où nous sommes,
Le dernier échelon, dites, sont-ce les hommes ?
Vous êtes disparus avec les siècles morts ;
Si nous passons aussi, que sommes-nous alors ?
Seigneur, Dieu tout-puissant, quand je veux te comprendre,
Ta grandeur m’éblouit et vient me le défendre.
Quand ma raison s’élève à ton infinité
Dans le doute et la nuit je suis précipité,
Et je ne puis saisir, dans l’ombre qui m’enlace
Qu’un éclair passager qui brille et qui s’efface.
Mais j’espère pourtant, car là-haut tu souris !
Car souvent, quand un jour se lève triste et gris,
Quand on ne voit partout que de sombres images,
Un rayon de soleil glisse entre deux nuages
Qui nous montre là-bas un petit coin d’azur ;
Quand l’homme doute et que tout lui paraît obscur,
Il a toujours à l’âme un rayon d’espérance ;
Car il reste toujours, même dans la souffrance,
Au plus désespéré, par le temps le plus noir,
Un peu d’azur au ciel, au coeur un peu d’espoir.
Non daté.
La Saint-Charlemagne
(texte incomplet)
Certes, mes bons amis, je ne sais rien de pire
Que de faire des vers quand on n’a rien à dire.
Depuis bientôt un mois j’attendais tous les jours
Une inspiration... Mais je l’attends toujours.
Ma verve s’est éteinte, il faut qu’on la rallume.
Mon pauvre esprit grelotte et ma Muse a le rhume.
Moi je dors... L’autre jour, soudain, Truffey me dit :
“Tu sais que nous fêtons notre saint, mercredi.”
Mercredi, Dieu puissant ! mercredi ! mais que faire ?
Invoquer Charlemagne, ou rester et me taire ?
“Charlemagne ! Ô grand saint ! Qui sait combien de fois
Tu rendis l’espérance au poète aux abois !
Combien de malheureux dont la Muse en détresse
De ton nom protecteur a caché la faiblesse !”
Et vers le paradis je dirige mes pas.
Nous abrégeons la pièce, qui est un peu longue. Le jeune Maupassant arrive au paradis. Saint Pierre le conduit auprès de Charlemagne, qui interrompt son dîner et l’accueille avec bienveillance :
Charlemagne pourtant, me prenant à l’écart :
“De mes desseins, dit-il, je veux te faire part.
France, oh ! mon beau pays, mes braves capitaines,
Mes vieux soldats durcis dans les guerres lointaines,
J’ai voulu que les fils de héros éprouvés
Ne soient pas des adolescents dégénérés.
J’ai fait de vous, enfants, une brave milice,
Et j’ai dans le collège introduit l’exercice.
En vos mains j’ai placé le fusil chassepot ;
De la France aujourd’hui vous portez le drapeau.
Que voulez-vous encor ?” “Un seul jour de vacance.”
“Comment ! En mon honneur vous avez fait bombance,
Vous avez eu deux jours ?” “Oh ! non, rien qu’un demi.”
“Un demi-jour pour moi ? Tu mens, mon bon ami.”
“Pardon, grand saint !...” Alors je lui contai l’affaire.
Tout le ciel frissonna du bruit de sa colère.
“Comment ! dans ce collège il n’est point de recteur ?”
“Il n’aime que l’étude.” “Et pas de proviseur ?”
“Oui nous en avons un et c’est pour nous un père.
Il est bon, nous l’aimons, mais il ne peut rien faire
Contre l’ordre d’en haut. On ne se plaindrait pas
Si nous allions chez nous au moins le Lundi gras.
On le donne à Paris, et nous – on nous en prive.”
“Morbleu ! dit-il, il faut de suite que j’écrive
Pour en demander compte à l’Université !
Je veux qu’entre vous tous règne l’égalité.
Même peine et travail et même récompense.
Vous aurez les jours gras, morbleu ! Est-ce qu’on pense
Que je vous laisserai maltraiter plus longtemps !
Allez, mes bons amis, vous serez tous contents.
Je ne suis pas si doux qu’on pourrait bien le croire !
Alcuin ! mon buvard ! vite ! mon écritoire !
Comment vont le calcul, le grec et le latin ?”
“Si le grec boite un peu, le latin va très bien,
Mais le calcul, hélas !...”
Mon Dieu, quelle tempête !
Alcuin me jeta son buvard à la tête.
Avec ce furieux je me crus en danger,
Et partis aussitôt sans demander congé.
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