Guy de Maupassant - Pièces de théâtre

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GILBERTE

C’est vrai. N’importe, elle m’a surprise et bouleversée. Ah ! j’y ai songé souvent depuis, et je n’ai jamais pu me rappeler la phrase dont vous vous êtes servi. Vous en souvenez-vous ?

JEAN

Non. Elle m’est venue aux lèvres, montée du fond de mon cœur, comme une prière éperdue. Je sais seulement que je vous ai dit que je ne reviendrais plus dans votre famille, si vous ne me laissiez pas un peu l’espoir d’en être un jour, quand vous me connaîtriez davantage. Vous avez réfléchi bien longtemps avant de me répondre, puis vous m’avez dit à voix si basse que j’hésitais à vous faire répéter...

GILBERTE, prenant la parole et répétant comme en rêve

« ... Ça me ferait de la peine de ne plus vous voir... »

JEAN

Oui !

GILBERTE

Vous n’avez rien oublié !

JEAN

Est-ce qu’on oublie ça ? (Avec une émotion profonde.) Savez-vous ce que je pense ? En nous regardant bien l’un et l’autre, en étudiant bien nos cœurs, nos âmes et notre façon de nous comprendre, de nous aimer, je crois que nous sommes partis sur la vraie route du bonheur !

Il l’embrasse. Ils restent un moment silencieux.

GILBERTE, se levant

Mais il faut que je vous quitte. (Se dirigeant vers la porte de gauche.) Je vais me préparer pour notre départ. Vous, pendant ce temps, allez retrouver mon père.

JEAN, la suivant

Oui, mais dites-moi avant que vous m’aimez.

GILBERTE

Oui... je vous aime.

JEAN, lui mettant un baiser sur le front

Ma bien-aimée !...

Gilberte disparaît par la gauche. Une seconde après, Martinel arrive par le fond, l’air très agité, une lettre à la main.

MARTINEL, apercevant Jean, glisse vivement la lettre dans la poche de son habit, et se remettant

Tu n’as pas vu Léon ?

JEAN

Non. Vous avez besoin de lui ?

MARTINEL

Rien qu’un mot à lui dire... un renseignement sans importance.

JEAN, l’apercevant

Tenez ! le voici !

Léon entre par la droite. Jean disparaît par le fond.

Scene VI

MARTINEL ; LÉON.

MARTINEL, allant vivement à Léon

J’ai à vous parler cinq minutes. Il nous arrive une chose terrible. De ma vie je n’ai éprouvé une émotion et un embarras pareils.

LÉON

Dites vite.

MARTINEL

Je finissais ma partie de billard quand votre domestique m’a apporté une lettre adressée à M. Martinel, sans prénom, avec la mention : « Très urgent. » Je la crois adressée à moi, je déchire l’enveloppe, et je lis des choses écrites à Jean, des choses qui m’ont enlevé toute raison, je viens vous trouver pour vous demander conseil, car il s’agit de prendre une résolution sur l’heure, à la minute même.

LÉON

Parlez !

MARTINEL

Je suis un homme d’action, Monsieur Léon, et je ne demanderais l’avis de personne s’il s’agissait de moi ; mais il s’agit de Jean... J’hésite encore pourtant... C’est si grave... Et puis, ce secret n’est pas à moi, je l’ai surpris.

LÉON

Dites donc vite, et ne doutez pas de moi.

MARTINEL

Je ne doute pas de vous. Tenez, voici cette lettre. Elle est du docteur Pellerin, le médecin de Jean, son ami, notre ami, un toqué, un viveur, un médecin de jolies femmes, mais incapable d’écrire ceci sans nécessité absolue.

Il passe la lettre à Léon qui la lit tout haut.

LÉON, lisant

« Mon cher ami,

je suis désolé d’avoir à vous communiquer, surtout ce soir, ce que je suis obligé de vous dévoiler. Mais je me dis pour m’absoudre que si j’agissais autrement, vous ne me le pardonneriez peut-être pas. Votre ancienne maîtresse, Henriette Lévêque, est mourante et veut vous dire adieu.

(Il jette un regard à Martinel, qui lui fait signe de continuer.)

Elle ne passera pas la nuit. Elle meurt après avoir mis au monde, voilà une quinzaine de jours, un enfant que, au moment de quitter cette terre, elle jure être de vous. Tant qu’elle n’a couru aucun danger, elle était décidée à vous laisser ignorer l’existence de cet enfant. Aujourd’hui condamnée, elle vous appelle. Je sais combien vous avez aimé cette femme. Vous agirez comme vous le penserez. Elle demeure rue Cheptel 31.

Je vous serre les mains, mon cher ami. »

MARTINEL

Voilà ! Cela nous arrive ce soir, c’est-à-dire à la minute même où ce malheur menace tout l’avenir, toute la vie de votre sœur et de Jean. Que feriez-vous à ma place ? Garderiez-vous cette lettre ou la livreriez-vous ? En la gardant, nous sauvons peut-être la situation, mais cela me semble indigne.

LÉON, énergiquement

Oui, indigne ! Il faut donner la lettre à Jean.

MARTINEL

Que fera-t-il ?

LÉON

Il est seul juge de ce qu’il doit faire ! Nous n’avons pas le droit de lui rien cacher.

MARTINEL

S’il me consulte ?

LÉON

Je ne crois pas qu’il le fasse. On ne consulte en ce cas-là que sa conscience.

MARTINEL

Mais il me traite comme un père. S’il hésite un seul instant entre l’élan de son dévouement et l’écrasement de son bonheur, que lui conseillerai-je ?

LÉON

Ce que vous feriez vous-même.

MARTINEL

Moi, j’irais ! et vous ?

LÉON, résolument

Moi aussi.

MARTINEL

Mais votre sœur ?

LÉON, tristement, s’assied devant la table

Oui, ma pauvre petite sœur. Quel chagrin !

MARTINEL, après une hésitation, brusquement, passant de gauche à droite

Non, c’est trop dur, je ne lui donnerai pas cette lettre. Je serai coupable, tant pis, je la sauve.

LÉON

Vous ne pouvez pas faire ça, Monsieur. Nous la connaissons tous deux, cette pauvre fille, et je me demande avec angoisse si ce n’est pas de ce mariage qu’elle meurt.

Se levant.

On ne refuse pas, quoi qu’il doive arriver, lorsqu’on a eu pendant trois ans tout l’amour d’une femme comme elle, d’aller lui fermer les yeux.

MARTINEL

Que fera Gilberte ?

LÉON

Elle adore Jean... mais elle est fière.

MARTINEL

Acceptera-t-elle ? Pardonnera-t-elle ?

LÉON

J’en doute beaucoup, surtout après tout ce qui s’est déjà dit au sujet de cette femme dans la famille. Mais qu’importe ! Il faut prévenir Jean tout de suite. Je vais le chercher et je vous l’amène.

Il se dirige vers la porte du fond.

MARTINEL

Comment voulez-vous que je lui annonce ça ?

LÉON

Donnez-lui simplement la lettre.

Il sort.

Scene VII

MARTINEL, seul.

Pauvres enfants ! En plein bonheur, en pleine joie !... et l’autre, la pauvre, qui souffre et qui va mourir... Sacrebleu ! la vie est par trop injuste quelquefois et par trop féroce !

Scene VIII

MARTINEL ; JEAN, LÉON.

JEAN, arrivant vivement par le fond

Qu’y a-t-il, mon oncle ?

MARTINEL

Tiens, mon pauvre garçon, lis ça et pardonne-moi d’avoir ouvert cette lettre, j’ai cru qu’elle était pour moi.

Il la lui donne, puis le regarde lire ; Léon fait de même de l’autre côté.

JEAN, après avoir lu avec une émotion profonde, mais contenue, à lui-même

Il le faut ! Je le dois !...

A Martinel.

Mon oncle, je vous laisse près de ma femme. Ne dites rien avant mon retour ; mais restez ici quoi qu’il arrive. Attendez-moi.

Se tournant vers Léon.

Je te connais assez pour savoir que tu ne me désapprouves pas. Je te confie mon avenir. Adieu !

Il se dirige vers la porte de droite. Après un regard du côté de la porte de gauche qui est celle de la chambre de Gilberte.

C’est toi qui m’as donné l’amour de ta sœur. Tâche encore une fois de me le conserver !

Il sort vivement par la droite.

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