Guy de Maupassant - Pièces de théâtre
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JACQUES DE RANDOL
Elle était contente ?
M. DE SALLUS
Ravie, folle.
JACQUES DE RANDOL
Vous la connaissez beaucoup ?
M. DE SALLUS
Mais oui, depuis longtemps. J’ai même soupé chez elle avec des amis, cette nuit, après la représentation.
JACQUES DE RANDOL
Vous étiez nombreux ?
M. DE SALLUS
Non, une dizaine. Elle a été délicieuse.
JACQUES DE RANDOL
Elle est agréable dans l’intimité ?
M. DE SALLUS
Exquise. Et puis, c’est une femme. Je ne sais pas si vous pensez comme moi, mais je trouve qu’il n’y a presque pas de femmes.
JACQUES DE RANDOL, riant
Mais si, j’en connais.
M. DE SALLUS
Oui, vous connaissez des femmes qui ont l’air femme, mais qui ne le sont pas.
JACQUES DE RANDOL
Définissez.
M. DE SALLUS
Mon Dieu, nos femmes, nos femmes du monde, à de très rares exceptions prés, sont des objets de représentation ; jolies, distinguées, elles n’ont de charme que dans leurs salons. Leur vrai rôle consiste à faire admirer leur grâce extérieure, factice et superficielle.
JACQUES DE RANDOL
On les aime, pourtant.
M. DE SALLUS
Rarement.
JACQUES DE RANDOL
Permettez.
M. DE SALLUS
Oui, les rêveurs ; mais les véritables hommes, les passionnés, positifs et tendres, n’aiment pas la femme du monde d’aujourd’hui, qui est incapable d’amour. D’ailleurs, mon cher, regardez autour de vous. Vous connaissez des liaisons, car on sait tout ; pouvez-vous citer un seul amour, un amour désordonné, comme il y en avait autrefois, inspiré par une femme de notre entourage ? Non, n’est-ce pas ? Cela flatte d’en avoir une pour maîtresse, oui ; cela flatte, cela amuse, puis cela lasse. Regardez, au contraire, les femmes de théâtre, il n’y en a pas une qui n’ait au moins cinq ou six passions à son actif, des actes de folie, des ruines, des duels, des suicides. On les aime, parce qu’elles savent se faire aimer et qu’elles sont des amoureuses, des femmes. Oui, elles ont gardé la science de conquérir l’homme, la séduction du sourire, une manière d’attirer, de prendre, d’envelopper notre cœur, d’ensorceler le regard, même sans être belles à proprement parler. Une puissance d’envahissement enfin qu’on ne retrouve jamais chez nos femmes.
JACQUES DE RANDOL
Et la Santelli est une séductrice de cette race ?
M. DE SALLUS
La première de toutes, peut-être. Ah ! la gueuse, elle sait se faire désirer, celle-là !
JACQUES DE RANDOL
Rien que ça ?
M. DE SALLUS
Une femme ne se donne jamais la peine de se faire beaucoup désirer quand elle n’a pas d’autre intention.
JACQUES DE RANDOL
Diable ! Vous allez me faire croire que vous avez eu deux premières dans la même soirée.
M. DE SALLUS
Mais non, mon cher, ne supposez pas des choses pareilles !
JACQUES DE RANDOL
Mon Dieu, vous aviez l’air si satisfait, si triomphant, si désireux d’avoir le calme chez vous. Si je me suis trompé, je le regrette... pour vous.
M. DE SALLUS
Admettons que vous vous êtes trompé, et...
LES MEMES ; MADAME DE SALLUS.
M. DE SALLUS, très gai
Eh bien ! ma chère, il reste... il reste... et c’est moi qui ai obtenu ça.
MADAME DE SALLUS
Mes compliments... Et comment avez-vous fait ce miracle.
M. DE SALLUS
Bien facilement, en causant.
MADAME DE SALLUS
Et de quoi avez-vous parlé ?
JACQUES DE RANDOL
Du bonheur qu’on éprouve à rester tranquillement chez soi.
MADAME DE SALLUS
Je goûte peu ce bonheur-là, moi, j’adore voyager.
JACQUES DE RANDOL
Mon Dieu ! Il y a temps pour tout. Les voyages sont parfois intempestifs.
MADAME DE SALLUS
Et votre rendez-vous, si important, à neuf heures ? Vous y avez renoncé, Monsieur de Randol ?
JACQUES DE RANDOL
Oui, Madame.
MADAME DE SALLUS
Vous êtes changeant.
JACQUES DE RANDOL
Mais non ! mais non ! je suis opportuniste.
M. DE SALLUS
Vous permettez que j’écrive un mot.
Il va s’asseoir à son bureau, à l’autre bout du salon.
MADAME DE SALLUS, à Jacques de Randol
Que s’est-il passé ?
JACQUES DE RANDOL
Rien, tout va bien.
MADAME DE SALLUS
Quand partons-nous, alors ?
JACQUES DE RANDOL
Nous ne partons plus.
MADAME DE SALLUS
Vous êtes fou. Pourquoi ?
JACQUES DE RANDOL
Ne me le demandez pas.
MADAME DE SALLUS
Je suis sûre qu’il nous tend un piège.
JACQUES DE RANDOL
Mais non. Il est très tranquille, très content, sans aucun soupçon.
MADAME DE SALLUS
Alors, quoi ?
JACQUES DE RANDOL
Soyez calme. Il est heureux.
MADAME DE SALLUS
Ça n’est pas vrai.
JACQUES DE RANDOL
Mais oui. Il a répandu son bonheur dans mon sein.
MADAME DE SALLUS
C’est une feinte, il nous veut espionner.
JACQUES DE RANDOL
Mais non. Il est confiant et pacifique, il n’a peur que de vous.
MADAME DE SALLUS
De moi ?
JACQUES DE RANDOL
Mais oui. Comme vous aviez peur de lui tout à l’heure.
MADAME DE SALLUS
Vous perdez la tête. Mon Dieu ! que vous êtes léger !
JACQUES DE RANDOL
Tenez, je parierais que c’est lui qui va sortir ce soir.
MADAME DE SALLUS
En ce cas, partons aussitôt.
JACQUES DE RANDOL
Mais non. Je vous dis qu’il n’y a plus rien à craindre.
MADAME DE SALLUS
Oh ! vous finirez par m’exaspérer avec votre aveuglement.
M. DE SALLUS, de loin
Ma chère amie, j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer. J’ai pu reprendre chaque semaine votre loge à l’Opéra.
MADAME DE SALLUS
Vous êtes vraiment trop aimable de me donner le moyen d’applaudir souvent Mme Santelli.
M. DE SALLUS, de loin
Elle a beaucoup de talent.
JACQUES DE RANDOL
Et on la dit charmante.
MADAME DE SALLUS, nerveuse
Il n’y a que ces filles-là pour plaire aux hommes.
JACQUES DE RANDOL
Vous êtes injuste.
MADAME DE SALLUS
Oh ! mon cher Monsieur, il n’y a qu’elles pour qui on fasse des folies. Et c’est là, entendez-vous, la seule mesure de l’amour.
M. DE SALLUS, de loin
Pardon, ma chère amie, on ne les épouse pas ; et c’est la seule vraie folie qu’on puisse faire pour une femme.
MADAME DE SALLUS
La belle avance ! On subit tous leurs caprices.
JACQUES DE RANDOL
N’ayant rien à perdre, elle n’ont rien à ménager.
MADAME DE SALLUS
Ah ! les hommes sont de tristes êtres ! On épouse une jeune fille parce qu’elle est sage - et on l’abandonne le lendemain - et on s’affole d’une fille qui n’est pas jeune, uniquement parce qu’elle n’est pas sage et que tous les hommes connus et riches ont passé par ses bras. Plus elle en a eu, plus elle est cotée, plus elle vaut cher, plus on la respecte, de ce respect particulier de Paris qui ne distingue pas autre chose que le degré de renommée, dû uniquement au tapage qu’on fait, d’où qu’on le fasse. Ah ! vous êtes gentils, messieurs.
M. DE SALLUS, souriant de loin
Prenez garde ! On croirait que vous êtes jalouse.
MADAME DE SALLUS
Moi ? Pour qui donc me prenez-vous ?
UN DOMESTIQUE, annonçant
Madame la comtesse est servie !
Il remet une lettre à Sallus.
MADAME DE SALLUS, à Jacques de Randol
Votre bras, Monsieur.
JACQUES DE RANDOL, bas
Je vous aime !
MADAME DE SALLUS
Si peu !
JACQUES DE RANDOL
De toute mon âme !
M. DE SALLUS, qui lit sa lettre
Allons, bon ! Il va falloir que je sorte ce soir.
FIN
Yvette
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