Guy de Maupassant - Chroniques

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C'est le besoin d'argent qui, très tôt, pousse le jeune Maupassant, alors employé de ministère, à donner des articles de critique littéraire. Mais il rechigne un peu à se lier à un journal comme à se livrer à une écriture trop hâtive : « Jamais mon nom au bas d'une chronique écrite en moins de deux heures. » Et cependant, après la publication de « Boule de suif » au printemps de 1880 - il a trente ans tout juste -, sa réputation de conteur change la donne : c'est une rémunération d'écrivain reconnu qu'on lui offre et, l'année suivante, une soixantaine de chroniques paraissent dans Le Gaulois. D'autres journaux accueilleront aussi sa signature jusqu'à ce que, en 1887, il décide de pleinement se consacrer à ses derniers livres. Mais il aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, mœurs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son œuvre qu'on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d'apparaître au point que l'on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu'une chronique. Assurément, l'unité est ici celle d'un monde et d'une époque : mais c'est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d'un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres ».

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Une jeune femme demandait à être éloignée légalement de son mari, pour cette raison qu’il ornait sa boutonnière d’une rose et s’égayait avec une bouteille de champagne chaque année à l’anniversaire de la mort de son beau-père.

A cette argumentation, le mari répondit : « Il est vrai que je célèbre cette date par une petite noce, mais ce n’est point pour blesser ma femme ; je me réjouis seulement de ma délivrance. »

Je ne sais ce qu’ont pensé les juges.

Puisque le mot « juges » me vient sous la plume, parlons de ces gens.

Voici, en un mois, deux erreurs judiciaires qu’on nous signale. Des innocents condamnés par des naïfs ont fait quelques ans ou quelques mois de prison imméritée.

Je suis, en matière légale, d’une complète incompétence. Mais il est une chose qui m’étonnera toujours ; c’est la compétence d’un boucher, d’un droguiste ou d’un boulanger, dans les cas si difficiles, si compliqués, si psychologiques, où il faut discerner le coupable entre un innocent imbécile qui se défend mal et un scélérat fort malin qui roule allégrement son tribunal.

Un procureur de la République disait un jour, dans : un salon : « Quand un criminel est intelligent, instruit, sans remords, et quand il a bien préparé son crime, neuf fois sur dix on l’acquitte. »

« Or, quand des préventions pèsent sur un sot inhabile à se tirer d’affaire, s’ensuit-il que neuf fois sur dix on le condamne ? », demandai-je. – « Non ; mais cela arrive souvent », dit l’homme aux réquisitoires.

Il faudrait une rouerie singulière, une pénétration géniale, une connaissance merveilleuse de l’homme avec ses ruses, ses défenses, ses supercheries, et une longue pratique des gredins et des honnêtes gens, tout cela lié, équilibré par une intelligence supérieure, une large philosophie, pour être apte à fouiller dans les cœurs, à discerner les témoignages, à écarter les causes d’erreurs, à faire la part du trouble, de la passion, de la bêtise naturelle et de l’instinct de conservation qui rend malin le dernier des êtres, et c’est le sort, le hasard aveugle qu’on charge de désigner ceux qui rempliront ces délicates et si difficiles fonctions de jurés !

Il faut dix ans de pratique à un piqueur pour connaître les ruses purement instinctives d’un gibier chassé, et, du jour au lendemain, le mercier d’à côté sera capable d’apprécier la culpabilité indémontrable d’un homme ?

La bêtise des citoyens jurés est souvent si patente que le président, navré, se voit contraint de leur expliquer à nouveau la cause entière à laquelle ils n’ont rien compris, et, après cela, ils décident, acquittent et condamnent !

On a supprimé le résumé des débats, qui les pouvait influencer. Quel coin maintenant ouvrira donc ces huîtres ?

Choses et autres

(Gil Blas, 12 avril 1882)

Nous a-t-on assez étourdis depuis dix jours avec le mariage Sarah Bernhardt et Damala ?

Dès la première rumeur, tous, chroniqueurs et reporters, ont saisi leur plume, leur meilleure plume, et nous ont donné une telle abondance, une telle profusion de renseignements erronés que je défie bien, aujourd’hui, n’importe quel lecteur consciencieux de feuilles à informations d’avoir la moindre idée nette sur l’être que la voyageante actrice vient de prendre pour époux.

Ne nous parlez plus d’elle ni de lui, par grâce, par pitié, ô confrères de la presse bien renseignée. Aussi bien, à quoi nous ont servi vos articles, vos reportages et vos commentaires ?

Qui donc, en France, après ces dix jours de chroniquage effréné, pourrait seulement affirmer que Sarah Bernhardt est mariée ?

Vous m’avez dit que cette comète, juive errante, catholique, unie avec un Grec devant le consul de Grèce, devenait épouse grecque légitime.

Vous m’avez dit ensuite que cette voix d’or internationale s’était mariée simplement à l’anglaise, comme on sort des soirées ennuyeuses.

Vous m’avez dit en outre que les formalités de la loi’ anglaise n’avaient pas été régulièrement remplies.

Voyons : est-elle mariée à l’anglaise, à la grecque, à la turque, à la légère, en liberté, aux câpres, aux cornichons ou à la sauce blanche ? Est-elle mariée un peu, beaucoup, passionnément, ou pas du tout ?

Comment le savoir ?

Tant de doutes ont été soulevés ; cette union a été narrée de tant de façons contradictoires, tant de juridictions opposées semblent avoir présidé à cet accouplement, tant de cas de nullité paraissent ménagés, que nous gardons le droit de ne pas croire davantage à une formalité régulière qu’aux regards magnétiques de l’insensibilisateur Donato.

Puis, une fois admise, cette vraisemblance que factrice possède un compagnon faisant fonctions de mari plus ou moins régulier, ce privilégié (si tant est qu’il y ait privilège), est-il M. le comte d’Amala, jeune Grec de noble race et attaché d’ambassade, de grand avenir, tel que vous nous l’avez présenté d’abord ?

Ou bien, n’est-ce que M. Damala, tout court, sans titre ni particule, mais toujours Grec et diplomate, ainsi que vous nous l’avez affirmé ensuite ?

Ou encore est-ce M. Damala, simple fils d’un honorable commerçant marseillais, vendeur de ces produits coloniaux que nous connaissons généralement sous la dénomination d’épicerie ?

Sarah, enfin, se serait-elle mésalliée comme vous nous l’avez laissé supposer en dernier lieu ?

Oh ! Le doute ! Le doute !

Au fond,

Je m’en soucie autant qu’un poisson d’une pomme.

Peu m’importe que le nouvel époux soit descendant d’Ulysse en personne, ou issu d’un marchand de pruneaux de la Canebière ; peu m’importe que l’on puisse dire à propos de lui, plus tard, le vers d’un poète mort :

C’était le descendant d’une antique lignée,

ou bien le vers, un peu modifié, de François Coppée

C’était un tout petit épicier dé Marseille.

Mais je trouve, ô confrères de la presse informée, que vous me donnez bien peu de renseignements dans beaucoup de copie.

Un autre mariage est annoncé qui fera jaser sous peu. Un jeune homme de vingt-six ans, fils de parents pauvres, nobles et malhonnêtes sans doute, va épouser une femme de soixante-quatre ans, mais riche et grand’mère, au détriment incontestable des premiers héritiers.

Qu’on me permette quelques réflexions.

Puisque la loi punit ce qu’elle appelle les détournements de mineures, comment tolère-t-elle, et même sanctionne-t-elle, ces violations d’aïeules ?

Est-il plus immoral de souiller une enfant que de profaner une ancêtre ? De commencer trop tôt, que de finir trop tard ? Maxima debetur puero reverentia. Certes, si l’enfance a droit à nos plus délicats égards, la sainte vieillesse, la vieillesse en cheveux blancs ne devrait-elle pas nous inspirer un respect sans défaillances ?

S’il est odieux d’abuser de l’être trop jeune, de devancer l’heure où la nature le fait nubile, n’est-il pas plus odieux encore, et encore moins dans l’ordre régulier, de persévérer après l’heure où la nature a défendu la maternité ?

Puisque la loi prend la peine de fixer l’âge de l’amour au début de la vie (peine souvent inutile, mais dont l’intention est louable), ne serait-il pas logique qu’elle fixât aussi la limite d’âge, l’instant de la retraite, le moment de l’extinction des feux ?

Que le législateur se préoccupe également de la jeune et de la vieille, car les extrêmes se touchent, dit-on. L’une n’est pas encore mûre, l’autre l’est trop. L’une n’est pas encore femme ; l’autre a cessé de l’être. Cela se vaut.

Donc, ne serait-il pas juste de condamner à la même peine celui qui abuse d’une fillette avant quinze ans et celui qui se prête aux débordements des antiques débauchées ?

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