Guy de Maupassant - Chroniques

Здесь есть возможность читать онлайн «Guy de Maupassant - Chroniques» — ознакомительный отрывок электронной книги совершенно бесплатно, а после прочтения отрывка купить полную версию. В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Классическая проза, Публицистика, Критика, Прочая документальная литература, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Chroniques: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Chroniques»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

C'est le besoin d'argent qui, très tôt, pousse le jeune Maupassant, alors employé de ministère, à donner des articles de critique littéraire. Mais il rechigne un peu à se lier à un journal comme à se livrer à une écriture trop hâtive : « Jamais mon nom au bas d'une chronique écrite en moins de deux heures. » Et cependant, après la publication de « Boule de suif » au printemps de 1880 - il a trente ans tout juste -, sa réputation de conteur change la donne : c'est une rémunération d'écrivain reconnu qu'on lui offre et, l'année suivante, une soixantaine de chroniques paraissent dans Le Gaulois. D'autres journaux accueilleront aussi sa signature jusqu'à ce que, en 1887, il décide de pleinement se consacrer à ses derniers livres. Mais il aura écrit près de deux cent cinquante chroniques, dont le présent volume offre une anthologie ordonnée selon quatre grands thèmes : société et politique, mœurs du jour, flâneries et voyages, lettres et arts. Ainsi se dessine un témoignage capital sur son époque, mais ainsi se construit aussi une part de son œuvre qu'on ne saurait négliger : dans les journaux, les chroniques alternent avec les contes ou les nouvelles, et des parentés de structure ou de thèmes ne manquent pas d'apparaître au point que l'on hésite à faire de tel texte une nouvelle plutôt qu'une chronique. Assurément, l'unité est ici celle d'un monde et d'une époque : mais c'est aussi bien celle que leur imposent le regard et la plume d'un homme qui a pu se dire « acteur et spectateur de lui-même et des autres ».

Chroniques — читать онлайн ознакомительный отрывок

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Chroniques», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Le plus célèbre de tous, fort aimable homme, du reste, s’est fait une telle spécialité dans la causerie sentimentale à deux, lui seul parlant, que ses rivaux trépignent de jalousie. Jamais, oh ! jamais, il ne s’adresse aux hommes ! Tout pour les femmes. Pour elles, la séduction sérieuse de son esprit, son savoir grave et doux, tous ses frais d’éloquence. Mais aussi comme il sait leur plaire, comme il les séduit, comme il possède leur âme ! En voilà un qui doit mépriser Schopenhauer ! Et comme Schopenhauer le lui eût rendu !

Beau ? Non, il n’est pas beau, il est bien. Tout en lui est bien : sa figure, sa tenue, sa parole, sa science, sa position, tout. Il est presque trop bien ; pour les hommes il serait mieux étant moins bien.

Pour les femmes, il est l’idéal. Il sait manœuvrer sans faire de jalouses. Il choisit l’élue du jour, et – comment fait-il ? Je l’ignore – mais bientôt ils sont seuls, dans un coin, tout seuls, causant. Il parle bas, très bas ; personne autour de lui n’entend ; il reste grave, toujours bien, souriant à peine ; tandis qu’elle le regarde soit fixement soit par secousses, gardant sur les lèvres un sourire ravi, le sourire des bienheureux. C’est le Donato de la parole !

On dit pourtant qu’il n’est pas ce qu’on appelle un homme galant, bien qu’il soit fort galant homme ; il sait parler aux femmes, voilà tout.

Pourquoi l’ai-je cité ? Parce que chacune, quand on le nomme, s’écrie : « Quel causeur ! » – Eh bien, non, ce n’est point un causeur ; il n’y a plus de causeurs, à part quatre ou cinq, peut-être ; et ceux-là même, ne trouvant jamais personne qui leur tienne tête à cette charmante mais difficile escrime, deviennent peu à peu des monologueurs.

L’adultère

(Le Gaulois, 23 janvier 1882)

Je ne connais presque rien de Pot-Bouille, je sais seulement comme tout le monde, que le romancier étudie, dans cette œuvre, l’Adultère bourgeois. Cette question est éternelle et toujours actuelle. Le nouveau roman de Zola présentera cet intérêt très particulier que l’auteur, appartenant à la grande famille des écrivains observateurs, se gardera bien de faire un plaidoyer pour ou contre, et laissera la conclusion sortir des faits eux-mêmes, comme dans ce superbe livre, le plus remarquable qu’il ait écrit, à mon avis, L’Assommoir. Dès lors que je sens un plaidoyer dans une œuvre, je me mets en garde ; dès lors qu’un écrivain cesse d’être un artiste, rien qu’un artiste, pour devenir un polémiste, je cesse de le suivre, m’estimant assez grand pour penser tout seul, et ne voulant de lui que l’œuvre d’art. Les idées changent sans cesse, mais l’instinct humain ne varie pas ; la façon d’apprécier, seule, se modifie avec le temps et les mœurs. Un homme qui tricherait au jeu, qui vivrait aux dépens d’une femme et filouterait en outre les protecteurs de cette femme, serait aujourd’hui considéré comme le dernier des gueux.

Or, si l’abbé Prévost avait apporté dans son chef-d’œuvre Manon Lescaut cet esprit de plaideur, de philosophe prêcheur, de penseur dramatique que M. A. Dumas met en ses pièces, s’il eût cherché à nous montrer le chevalier Des Grieux à son point de vue, quel que fût d’ailleurs ce point de vue, notre manière de juger ayant changé, Manon Lescaut nous indignerait ou nous ennuierait. Mais ici l’auteur a été tellement sincère, tellement désintéressé, tellement vrai ; il s’est tellement effacé pour nous présenter uniquement ses personnages, eux seuls, avec leurs amours, leurs mœurs (les mœurs de l’époque) et leurs physionomies lumineuses de réalité, que nous ne nous révoltons pas, nous, nous ne nous étonnons même point, nous subissons l’œuvre irrésistible et charmante dans sa sincérité brutale.

C’est donc d’adultère qu’il s’agit dans Pot-Bouille. Le sujet n’est pas neuf ; il n’en est que plus difficile ; il n’en apparaît que plus intéressant, l’adultère ayant toujours été la grande préoccupation des sociétés, le grand thème des écrivains, le grand joujou de l’esprit des hommes. Et on ferait une bien curieuse étude en recherchant de quelle façon, tantôt plaisante et tantôt tragique, les générations successives ont jugé les manquements à cet accouplement légal qu’on nomme le mariage.

La loi, avec raison, n’est pas douce pour l’adultère. L’opinion publique se montre généralement plus clémente ; bien qu’aujourd’hui elle n’en rie plus guère. Elle pardonne, excuse, oublie, ferme les yeux ; elle n’a plus la vive gaieté de jadis. Les contes de la reine de Navarre, et ceux de Boccace, et les inimitables comédies de Molière nous montrent grotesques les maris trompés. Plus tard ils furent déshonorés ; maintenant ils demeurent tout simplement trompés, ni grotesques ni déshonorés ; et cette dernière manière de juger est bien la vraie.

Les opinions sur toutes choses changent tellement, qu’il était autrefois honorable et profitable en même temps d’être... coiffé par le roi. Les maris recherchaient avidement cet honneur. Un bourgeois même qu’un prince rendait père se fâchait rarement, bien que la bourgeoisie soit la seule classe de la société où l’adultère ait toujours eu de l’importance.

Dans la brillante aristocratie du XVIIIe siècle, un ménage fidèle eût été souverainement grotesque. Chez les gens du commun seuls on pouvait rencontrer ce ridicule, ce manque d’usage et de goût.

Je trouve dans La Femme au XVIIIe siècle, d’Edmond et Jules de Goncourt, un adorable tableau des commencements d’une union à cette époque. Voici quelques citations :

« ... Le plus souvent, la jeune fille rencontrait le jeune homme charmant du temps, quelque joli homme frotté de façons et d’élégances... Ce jeune homme, un homme après tout, ne pouvait se défendre aux premières heures, d’une sorte de reconnaissance pour cette jeune femme, encore à demi vêtue de ses voiles de jeune fille, qui lui révélait dans le mariage la nouveauté d’un plaisir pudique, d’une volupté émue, fraîche, inconnue, délicieuse. Cependant, les tendresses, jusque-là refoulées, s’agitaient et tressaillaient dans la jeune femme...

« Mais quand toutes les distractions des premières semaines du mariage, présentations, visites, petits voyages, arrangements de la vie, de l’habitation, de l’avenir, étaient à leur fin ; quand le ménage revenait à lui-même, et que le mari, retombant sur sa femme, se trouvait en face d’une espèce de passion, il arrivait qu’il se trouvait tout à coup fort effrayé...

« Un peu honteux, et tout cela l’échauffant, il tâchait cependant d’être poli avec ce grand amour de sa petite femme ; et à ses plaintes il répondait avec une ironie câline et une indifférence apitoyée, prenant le ton dont on use avec les enfants pour leur faire entendre qu’ils ne sont pas raisonnables... Reproches, emportements, attendrissements, il essuyait tout avec un persiflage de sang-froid, l’aisance de la plus parfaite compagnie.

« La femme, au sortir de pareilles scènes, se tournait vers ses parents. Elle était tout étonnée de les voir prendre en pitié sa petitesse d’esprit, et traiter ses grands chagrins de misères. Sur la figure, dans les paroles de sa mère, il lui semblait lire qu’il y avait une sorte d’indécence à aimer son mari de cette façon. Et, au bout de ses larmes, elle trouvait le sourire d’un beau-frère, lui disant : « Eh bien ! Prenons les choses au pis : quand il aurait une maîtresse, une passade, que cela signifie-t-il ? Vous aimera-t-il moins au fond ?... » Le mari survenait alors, et glissait en ami ces paroles à sa femme : « Il faut vous dissiper. Voyez le monde, entretenez des liaisons, enfin vivez comme toutes les femmes de votre âge ! » Et il ajoutait doucement : « C’est le seul moyen de me plaire, ma bonne amie. »

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Chroniques»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Chroniques» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Chroniques»

Обсуждение, отзывы о книге «Chroniques» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.