Jane Austen - Catherine Morland

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Écrit en 1803, Catherine Morland (Northanger Abbey) est le premier roman de Jane Austen, même s'il n'a été publié qu'en 1818, un an après sa mort.
La jeune et naïve Catherine Morland est invitée par des voisins de ses parents à passer quelques semaines à Bath. Là, elle se lie d'amitié avec la jeune et inconstante Isabelle Thorpe et son frère, le présomptuteux John qui se pose rapidement en prétendant de Catherine. Elle y rencontre également Henry Tilney et sa charmante soeur Eléonore. Catherine n'est pas insensible au charme de Henry. Aussi, quand le père d'Henry invite Catherine à passer quelques jours dans sa maison, elle est au comble du bonheur. D'autant plus que Catherine, très imprégnée par ses lectures de romans gothiques alors très à la mode, apprend que la demeure de M. Tilney est une ancienne abbaye: Northanger Abbey…

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Une abbaye! Quelle joie, être vraiment dans une abbaye! Mais à l’examen des aîtres, elle douta que ce qu’elle avait sous les yeux correspondît à cette notion. Dans sa profusion et son élégance, le mobilier était selon le goût moderne. La cheminée, dont elle s’attendait à voir se développer sculpturalement le vétuste manteau, se restreignait à un Rumford avec plaques de marbre et porcelaines ornementales. Les fenêtres, qu’elle regarda avec un intérêt tout particulier, le général ayant dit qu’il en avait respecté religieusement la forme gothique, ne répondaient pas aux promesses de son imagination. Certes, leur arc avait été conservé, leur forme était gothique, mais leurs vitres étaient si grandes et si limpides! À une imagination qui s’était représenté des fenêtres à étroits croisillons, à épais meneaux, à vitraux, poussiéreuses et décorées de toiles d’araignée, la réalité était déconcertante.

Le général, voyant Catherine regarder autour d’elle, se mit à parler de l’exiguïté de la pièce, de la simplicité du mobilier qui, destiné à un usage journalier, ne visait qu’au confort, etc. Du moins, dans l’abbaye, y avait-il, il s’en flattait, quelques pièces point indignes de l’attention de Catherine, et il célébrait la riche dorure de l’une d’elles, quand, tirant sa montre, il s’arrêta net pour proférer avec stupéfaction:

– Cinq heures moins vingt!

Ce fut le signal de la dispersion. Catherine fut entraînée par M lleTilney avec une hâte qui lui apprit quelle stricte ponctualité était exigée à Northanger.

Elles retraversèrent l’immense vestibule, et gravirent un monumental escalier de chêne ciré qui, de volées en paliers, les conduisit à une longue et spacieuse galerie. D’un côté, une rangée de portes; de l’autre, des baies qui donnaient sur une cour rectangulaire. Déjà, M lleTilney menait Catherine vers une chambre, où elle ne resta qu’un moment, le temps d’exprimer l’espoir que le logis fût trouvé confortable. Elle quitta Catherine, en lui recommandant de faire à sa toilette le moins de changements possible.

XXI

D’un coup d’œil, Catherine vit que sa chambre était très différente de celle qu’avait décrite si pathétiquement M. Tilney. Elle n’était pas vaste outre mesure; les murs étaient tendus de papier; un tapis recouvrait le plancher; les fenêtres n’étaient pas en moins bon état ni moins claires que celles du salon: sans être du dernier genre, le mobilier était élégant et confortable: l’ensemble était loin d’être triste. Instantanément rassurée, Catherine résolut de ne pas s’attarder à un examen de détail: elle ne voulait pas mécontenter le général par un retard. Elle enleva sa robe prestement et se disposait à tirer de leur enveloppe ses objets de toilette, quand soudain son regard tomba sur un coffre relégué dans une profonde encoignure, près de la cheminée. Elle soubresauta et, oubliant toute autre chose, dans un étonnement immobile elle contempla le coffre, cependant que la traversaient ces pensées:

– Voilà qui est étrange! Je ne m’attendais pas à cette découverte! Ce coffre énorme! Que peut-il contenir? Pourquoi l’avoir placé là? On l’a mis à l’écart, comme pour le cacher… Si je regardais… Coûte que coûte, je saurai ce qu’il contient… et même tout de suite… en plein jour. Le soir, ma lumière pourrait s’éteindre.

Elle s’approcha du coffre, l’examina de tout près: ses parois de cèdre étaient curieusement incrustées d’un bois plus sombre; il avait un support bas de cèdre sculpté; la serrure était d’un argent terni par le temps, et les poignées d’argent étaient rompues, décelant peut-être quelque étrange violence; le centre du couvercle se marquait d’un monogramme du même métal. Catherine se pencha, mais sans parvenir à le déchiffrer. De quelque côté qu’elle se mît, la seconde lettre persistait à ne pas être un T. Et que ce fût une autre lettre, il y avait là de quoi susciter un étonnement peu ordinaire, cette maison appartenant aux Tilney. S’il n’était pas originairement leur, par quel concours de circonstances ce coffre leur était-il échu?

Sa curiosité allait croissant. De ses mains tremblantes, Catherine dégagea le moraillon. Avec difficulté, car quelque chose semblait contrarier ses efforts, elle parvint à soulever de deux ou trois pouces le couvercle. À ce moment, un coup à la porte la fit tressaillir; elle retira la main et le couvercle retomba lourdement. L’intruse était une femme de chambre qui, sur l’ordre de M lleTilney, venait offrir ses services. Catherine la congédia, mais, rappelée à la réalité, et en dépit de son anxieux désir de pénétrer un mystère, elle procéda à sa toilette sans autre délai. Elle n’allait pas vite, car ses pensées et ses regards étaient encore fixés sur l’inquiétant objet; et, quoiqu’elle n’osât consacrer une minute à une nouvelle tentative, elle ne pouvait se désintéresser du coffre. Cependant, quand elle eût passé une des manches de sa robe, sa toilette semblait si près d’être finie qu’elle crut pouvoir donner un gage à sa curiosité. Oh, il ne s’agissait que d’une minute. Elle ferait un effort si décisif que le couvercle, si une puissance occulte ne le maintenait, céderait. Elle s’élança donc, et son espoir ne fut pas déçu. Le couvercle se souleva et, à ses yeux étonnés, parut, soigneusement pliée et seule dans l’immensité du coffre, une courtepointe en coton blanc.

Elle la considérait, et l’étonnement rosissait ses joues, quand M lleTilney, qui craignait que Catherine se mît en retard, entra dans la chambre. À la honte d’avoir donné asile à une absurde espérance s’ajoutait en Catherine la honte d’être surprise.

– C’est un curieux vieux coffre, n’est-ce pas, dit M lleTilney comme Catherine se hâtait de le refermer et retournait à la glace. On ne sait depuis combien de générations il est ici. Comment arriva-t-il dans cette chambre? je l’ignore; mais je ne l’ai pas fait déplacer; on pouvait y mettre des chapeaux et des bonnets. Le pis est qu’on ne l’ouvre pas facilement. Du moins, dans ce coin, il n’encombre pas.

Catherine, impuissante à proférer une syllabe, rougissait, agrafait sa robe et prenait de sages résolutions. M lleTilney exprima doucement sa crainte d’un retard. En une demi-minute elles descendirent l’escalier, et leur crainte était assez fondée, car le général arpentait le salon, sa montre à la main. Au moment où elles entraient, il agita la sonnette et ordonna:

– Que le dîner soit sur la table immédiatement!

Ce ton impérieux troubla Catherine. Elle restait là, pâle et haletante, inquiète pour Éléonore et Henry, et pleine de détestation pour les vieux coffres. Le général, dès qu’il l’eut regardée, récupéra sa politesse et, en conséquence, se mit à gourmander sa fille: «Elle avait harcelé Catherine et l’avait mise hors d’haleine alors qu’il n’y avait nulle raison de tant se hâter.» Catherine ne put se consoler de cette réprimande inopportune que lorsque, tous bien installés à table, le général arbora un sourire débonnaire et qu’elle sentit s’aiguiser son appétit de voyageuse.

La salle à manger était une pièce plus grande encore que le salon. Son luxe emphatique échappait à l’observation peu exercée de Catherine, qui remarquait surtout sa vastitude et le nombre des serviteurs. Elle exprima son admiration de tant d’espace. Sur quoi, le général, l’air très gracieux, convint que la salle n’était pas par trop petite: il avoua ensuite que, si peu soucieux qu’il fût de ces choses, il considérait une grande salle à manger comme indispensable. Du reste, il supposait qu’elle avait accoutumé de voir, chez les Allen, des pièces bien plus spacieuses encore…

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