Mikhaïl Boulgakov - Le Maitre et Marguerite
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Les mots « esprits malins » se chuchotaient dans les queues pour le lait, dans les tramways, dans les magasins, dans les appartements, dans les cuisines, dans les trains, ceux de banlieue et ceux de grandes lignes, dans les grandes gares et dans les petites gares, dans les villas et sur les plages.
Il va de soi que les gens les plus évolués et les plus cultivés ne prenaient aucune part à ces histoires d’esprits malins qui auraient visité la capitale, et que même, ils en riaient et s’efforçaient de faire entendre raison à ceux qui les racontaient. Mais un fait, comme on dit, est un fait, et lui tourner le dos sans explications est chose impossible : quelqu’un était venu dans la capitale. Les débris charbonneux qui restaient de Griboïedov, sans compter bien d’autres choses, n’en témoignaient que trop éloquemment.
Les gens cultivés avaient adopté le point de vue des enquêteurs officiels : c’était là le travail d’une bande d’hypnotiseurs et de ventriloques, qui possédaient leur art à la perfection.
Tant à Moscou qu’au-dehors, toutes les mesures nécessaires à leur capture furent évidemment prises, avec célérité et énergie mais, fort malheureusement, sans résultat. Celui qui se donnait le nom de Woland avait disparu avec tous ses complices, et il ne reparut ni ne se manifesta ni à Moscou ni nulle part. Aussi l’hypothèse naquit-elle tout naturellement qu’il avait fui à l’étranger, mais là non plus sa présence ne fut jamais signalée.
L’enquête dura fort longtemps. Il faut dire aussi qu’en vérité, l’affaire était monstrueuse ! Sans même parler des quatre maisons incendiées et des centaines de personnes conduites à la folie, il y avait eu des morts. En tout cas, on pouvait en dénombrer deux avec certitude : Berlioz d’abord, puis ce malheureux guide des curiosités de la capitale au Bureau des étrangers – le ci-devant baron Meigel. Ces deux-là avaient bel et bien été assassinés. Les ossements calcinés du second furent découverts rue Sadovaïa, à l’appartement 50, lorsqu’on eut maîtrisé l’incendie. Oui, il y avait des victimes et ces victimes exigeaient une enquête.
D’autres vinrent s’y adjoindre même après le départ de Woland. J’ai nommé – et cela est bien triste – les chats noirs.
Une centaine environ de ces animaux paisibles, utiles et amis de l’homme, furent exécutés à coups de feu ou exterminés par d’autres procédés, en différentes localités du pays. Une quinzaine de chats, parfois dans un état lamentable, furent présentés aux postes de milice de différentes villes. C’est ainsi qu’à Almavir un citoyen dont nous ignorons le nom présenta à la milice une de ces innocentes bêtes, les pattes de devant attachées.
Le citoyen en question surprit ce chat au moment où l’animal, d’un air fourbe (hé, que peut-on y faire, si les chats ont cet air-là ? Il ne leur vient pas de ce qu’ils sont vicieux, mais de ce qu’ils craignent toujours qu’un être plus puissant qu’eux – chien ou homme – ne leur cause quelque dommage ou ne leur fasse quelque injure. L’un, comme l’autre, est très facile, mais il n’y a aucun honneur à cela, je l’affirme, aucun, aucun !), d’un air fourbe, donc, allait se glisser derrière une touffe de bardane.
Le citoyen se jeta sur le chat et arracha sa cravate de son cou pour l’attacher, tout en grognant d’un ton venimeux et lourd de menaces :
– Ah ! ah ! À ce que je vois, on vient nous faire une petite visite à Almavir, monsieur l’hypnotiseur ? Mais ici, on n’a pas peur de vous ! Et ne faites pas semblant d’être muet ! On sait bien à quel oiseau on a affaire !
Et le citoyen mena le chat à la milice, traînant la pauvre bête par ses pattes de devant garrottées avec une cravate verte, et la contraignant, à l’aide de légers coups de pied, à marcher sur ses pattes de derrière.
– Avez-vous fini, criait le citoyen accompagné par les sifflets d’une bande de galopins, avez-vous fini de faire l’imbécile ? Ça ne vous servira à rien ! Marchez donc comme tout le monde, s’il vous plaît !
Le chat noir ne pouvait que rouler des yeux de martyr. Privé par la nature du don de la parole, il n’avait aucun moyen de se disculper. Le pauvre animal dut son salut, en premier lieu, à la milice, et en second lieu, à sa maîtresse, une vieille veuve tout à fait respectable. Dès que le chat fut au poste, on s’aperçut que le citoyen exhalait une forte odeur d’alcool, en conséquence de quoi ses déclarations furent accueillies avec le plus grand scepticisme. Entre-temps, comme la vieille avait appris par ses voisins qu’on avait fait main basse sur son chat, elle courut à la milice, et fort heureusement, arriva à temps. Elle fournit sur son chat les références les plus flatteuses, expliqua qu’elle le connaissait depuis cinq ans, époque à laquelle il n’était qu’un petit chaton, déclara qu’elle répondait de lui comme d’elle-même, et témoigna qu’il n’avait jamais fait aucun mal et n’était jamais allé à Moscou. C’est à Almavir qu’il était né, c’est à Almavir qu’il avait grandi, et appris à attraper les souris.
Le chat fut détaché et rendu à sa maîtresse, après avoir bu, il est vrai, cette coupe amère : apprendre par expérience ce que sont l’erreur et la calomnie.
Outre les chats, un certain nombre de gens eurent à souffrir des désagréments, mais de médiocre importance. Il y eut un certain nombre d’arrestations. Entre autres, furent maintenus quelque temps en détention : à Leningrad, les citoyens Wolman et Wolper ; à Saratov, Kiev et Kharkov, trois Volodine, à Kazan, un Volokh ; et à Penza – mais là, on ne voit pas du tout pourquoi – le docteur ès sciences chimiques Vietchinkïevitch. Il est vrai que c’était un brun, de taille gigantesque, au teint fortement basané.
On s’empara également, en divers endroits, de neuf Korovine, quatre Korovkine et deux Karavaïev.
On obligea un quidam à descendre du train de Sébastopol, à la gare de Bielgorod, menottes aux poignets. Ce citoyen avait imaginé de divertir ses compagnons de voyage en leur montrant des tours de cartes.
À Iaroslav, en pleine heure du déjeuner, un citoyen entra dans un restaurant en portant sous son bras un réchaud à pétrole, qu’il venait de reprendre chez le réparateur. Dès qu’ils le virent, les deux portiers abandonnèrent leur poste au vestiaire et s’enfuirent. Derrière eux s’enfuirent tous les clients, ainsi que le personnel de service. Par la même occasion – mais on n’a jamais su comment –, toute la recette disparut de la caisse.
Il y eut encore beaucoup d’incidents de ce genre, oubliés maintenant. Et en général, une grande effervescence des esprits.
Encore et encore, rendons justice aux enquêteurs officiels ! Tout fut fait, non seulement pour arrêter les malfaiteurs, mais aussi pour tirer au clair toutes leurs machinations. Et tout fut tiré au clair, et force est de reconnaître que ces éclaircissements furent éminemment sensés et irréfutables.
Les représentants des autorités, aidés de psychiatres expérimentés, établirent que les membres de cette bande criminelle – ou peut-être l’un d’eux seulement, et les soupçons tombèrent alors de préférence sur Koroviev – étaient des hypnotiseurs d’une force peu commune, capables de se faire voir en des endroits où ils ne se trouvaient pas en réalité, et dans des positions illusoires, excentriques. De plus, ils pouvaient suggérer à volonté à ceux qui leur tombaient sous la main que telles choses ou gens se trouvaient là où elles n’étaient pas, et inversement, effacer de leur champ de vision telles choses ou gens qui, en réalité, se trouvaient dans ce champ de vision.
À la lumière de ces explications, tout devenait d’une clarté évidente, même un fait qui avait vivement ému les citoyens et qui, apparemment, était inexplicable : l’invulnérabilité du chat, criblé de balles dans l’appartement 50 lorsqu’on avait tenté de s’emparer de sa personne.
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