Mikhaïl Boulgakov - Le Maitre et Marguerite

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– Douze mille lunes pour une seule lune jadis, n’est-ce pas vraiment trop ? demanda Marguerite.

– Quoi ? C’est l’histoire de Frieda qui recommence ? Mais soyez rassurée, Marguerite. Toutes choses seront comme il se doit car telle est la loi du monde.

– Délivrez-le ! cria brusquement Marguerite de la voix perçante qu’elle avait quand elle était sorcière.

À ce cri, un rocher se détacha de la montagne et dégringola dans un ravin sans fond, dont les parois retentirent longuement du fracas de sa chute. Marguerite n’aurait pu dire, d’ailleurs, si ce fracas était dû à la chute du rocher, ou au rire de Satan. Quoi qu’il en soit, Woland riait en regardant Marguerite.

– Inutile de crier dans la montagne, dit-il. De toute manière, il est habitué aux éboulements, et il y a longtemps que cela ne le fait même plus sursauter. Vous ne pouvez pas intercéder pour lui, Marguerite, pour la bonne raison que celui avec qui il désire tant parler l’a déjà fait.

Woland se tourna de nouveau vers le Maître et dit :

– Eh bien, maintenant, vous pouvez terminer votre roman en une phrase !

On eût dit que le Maître attendait ce moment, tandis que, debout et immobile, il regardait le procurateur. Il joignit les mains en porte-voix, et cria de telle sorte que l’écho roula par les montagnes sans arbres et sans vie :

– Tu es libre ! Libre ! Il t’attend !

Les monts transformèrent la voix du Maître en un tonnerre, et ce tonnerre provoqua leur ruine. Les infernales parois rocheuses s’effondrèrent. Seule la plate-forme au fauteuil de pierre demeura debout. Dans le gouffre noir où les murailles s’étaient écroulées s’alluma une ville immense que dominaient des idoles étincelantes, dressées au-dessus d’un jardin qui, au cours de milliers de lunes, avait poussé avec une luxuriance fantastique. Et voici que la longue attente du procurateur était récompensée et que le chemin de lune était là qui s’étendait aux portes du jardin. Le chien aux oreilles pointues fut le premier à s’y lancer. L’homme au manteau blanc et à la sanglante doublure se leva de son fauteuil et cria quelque chose d’une voix rauque et cassée. On ne pouvait discerner s’il pleurait ou s’il riait, ni le sens de ses cris. On put seulement constater qu’à la suite de son fidèle gardien, il s’élança à son tour, frénétiquement, sur le chemin de lune.

– Et moi, dois-je le suivre ? demanda anxieusement le Maître, en touchant ses rênes.

– Non, répondit Woland. À quoi bon se précipiter sur les traces de ce qui n’est déjà plus ?

– Alors, je dois aller là-bas ? dit le Maître en se retournant pour désigner, surgie soudain des lointains, la ville qu’ils venaient de quitter avec ses monastères aux tours semblables à des jouets de massepain et les mille éclats de soleil brisé qui étincelaient aux vitres des maisons.

– Non plus, répondit Woland, dont la voix épaissie coula sur les rochers. Maître romantique ! Celui qu’aspire tant à voir le héros imaginé par vous et que vous venez de délivrer, celui-là a lu votre roman. (Woland se tourna vers Marguerite :) Marguerite Nikolaïevna ! On est forcé d’admettre que vous avez essayé d’imaginer, pour le Maître, le meilleur avenir ; mais, en vérité, ce que je vous propose, et ce que Yeshoua a demandé pour vous, est encore meilleur ! (Woland se pencha sur sa selle pour se rapprocher du Maître :) Laissez-les seuls tous les deux, dit-il, en montrant la direction prise par le procurateur. Ne les dérangeons pas. Peut-être arriveront-ils enfin à se mettre d’accord sur quelque chose… (Woland fit un geste de la main, et Jérusalem s’éteignit.) Et là-bas, c’est la même chose, dit Woland en se retournant. Que feriez-vous dans le sous-sol ? (Les éclats du soleil s’éteignirent à leur tour.) À quoi bon ? continua Woland d’une voix douce et convaincante. Ô Maître trois fois romantique ! N’avez-vous pas envie, l’après-midi, de vous promener avec votre amie sous les cerisiers, qui commencent à fleurir, et le soir, d’écouter de la musique de Schubert ? N’auriez-vous aucun plaisir à écrire, à la lueur des chandelles, avec une plume d’oie ? Ne voudriez-vous pas, comme Faust, vous pencher sur une cornue avec l’espoir de réussir à modeler un nouvel homuncule ? Alors là-bas, là-bas ! Là-bas, il y a déjà une maison qui vous attend, et un vieux serviteur, et les bougies sont déjà allumées, et elles seront bientôt éteintes, parce que, bientôt, l’aube se lèvera pour vous. Prenez ce chemin, Maître, prenez ce chemin ! Et adieu, car pour moi, il est temps !

– Adieu ! lancèrent d’une seule voix le Maître et Marguerite.

Et insoucieux des routes et des chemins, le noir Woland se précipita à grand fracas dans l’abîme, suivi de sa bruyante escorte. Alentour, il n’y eut plus ni rochers, ni plateau, ni chemin de lune, ni Jérusalem. Les chevaux noirs avaient disparu aussi. Et le Maître et Marguerite virent se lever l’aube promise. Elle succéda immédiatement à la pleine lune de minuit. Le Maître marchait avec son amie, dans l’éblouissement des premiers rayons du matin, sur un petit pont de pierres moussues. Ils le franchirent. Le ruisseau resta en arrière des amants fidèles, et ils s’engagèrent dans une allée sablée.

– Écoute ce silence, dit Marguerite, tandis que le sable bruissait légèrement sous ses pieds nus, écoute, et jouis de ce que tu n’as jamais eu de ta vie – le calme. Regarde, devant toi, voilà la maison éternelle que tu as reçue en récompense. Je vois déjà une fenêtre à l’italienne, et les vrilles d’une vigne vierge, qui grimpe jusqu’au toit. Voilà ta maison, ta maison pour l’éternité. Je sais que ce soir, ceux que tu aimes viendront te voir – ceux qui t’intéressent et qui ne te causeront aucune inquiétude. Ils joueront de la musique, ils chanteront pour toi, et tu verras : quelle lumière dans la chambre, quand brûleront les chandelles ! Tu t’endormiras, avec ton éternel vieux bonnet de nuit tout taché, tu t’endormiras avec le sourire aux lèvres. Ton sommeil te donnera des forces, et tu te mettras à raisonner sagement. Et tu n’auras plus jamais l’idée de me chasser. Quelqu’un veillera sur ton sommeil, et ce sera moi.

Ainsi parla Marguerite, en se dirigeant avec le Maître vers leur maison éternelle, et le Maître eut le sentiment que les paroles de Marguerite coulaient comme un filet d’eau, comme coulait en murmurant le ruisseau qu’ils avaient laissé derrière eux.

Et la mémoire du Maître, cette mémoire inquiète, percée de mille aiguilles, commença à s’éteindre. Quelqu’un rendait la liberté au Maître, comme lui-même venait de rendre la liberté au héros créé par lui : ce héros parti dans l’infini, parti sans retour, ce fils d’un roi astrologue qui, en cette nuit du samedi au dimanche, avait reçu sa grâce, le cruel cinquième procurateur de Judée, le chevalier Ponce Pilate.

ÉPILOGUE

Mais tout de même ? Que se passa-t-il à Moscou après que Woland et sa suite au grand complet eurent quitté la capitale en s’envolant du mont des Moineaux en ce samedi soir au coucher du soleil ?

Il n’entre pas dans notre propos de conter les invraisemblables et affligeantes rumeurs dont le bourdonnement têtu assourdit la capitale tout entière avant de se répandre à la rapidité de l’éclair jusque dans les coins les plus éloignés et les plus perdus de la province.

L’auteur de ces lignes véridiques, un jour qu’il se rendait à Théodosia, a entendu personnellement, dans le train, raconter qu’à Moscou, deux mille personnes étaient sorties d’un théâtre à poil – au sens littéral du terme – et que dans cette tenue, elles étaient rentrées chez elles en taxi.

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