Alphonse Allais - L’Affaire Blaireau

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Une erreur judiciaire à Montpaillard? La petite ville est en émoi: jamais un tel événement n'était venu troubler son paisible ennui provincial… Soudain, rien ne va plus! Une folie furieuse et contagieuse s'empare de ses habitants. Le maire est dépassé. Disputes… Empoignades… Manifestations… On veut renverser le gouvernement! Décidément, ce petit monde bien réglé ne tourne plus rond. Et c'est un braconnier débonnaire qui, sans le vouloir, sème une telle pagaille. Héros malgré lui, tour à tour brigand, bagnard, saint et martyr… Ce bougre de Blaireau n'en demandait pas tant! Sous la plume à la fois féroce et tendre d'Alphonse Allais, une satire sociale d'une brûlante actualité…
J'aimais bien le film avec Louis de Funes, j'ai adoré le livre, un petit chef d'oeuvre d'humour provincial, où le non sens prend le pas.

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– Bien sûr que c’est à vous! À qui voulez-vous que ce soit? Un verre avec moi, sans cérémonie?

– Impossible, vous le voyez, j’accompagne ces dames.

– Eh bien! mais ces dames ne sont pas de trop. Plus on est de fous, plus on rit!

Guilloche s’éloigna sans répondre.

Une de ces dames fit la remarque:

– Il n’est pas très distingué, votre protégé.

– Mon protégé? Dites plutôt mon protecteur, car il paraît que la candidature Blaireau fait des progrès énormes, à ce qu’on m’assure de toutes parts.

– Au détriment de la vôtre?

– Bien entendu.

– J’en suis enchantée, mon cher monsieur Guilloche. Cette mésaventure vous fera peut-être revenir au parti conservateur.

– Je ne dis pas le contraire.

– Ce grand parti conservateur sans lequel la France ne serait pas la France.

– Évidemment! Évidemment!

À quoi tiennent les convictions d’un avocat, pourtant!

Il est juste d’ajouter que la morale de certains magistrats est également bien flottante et comme un peu molle, oserai-je dire.

Témoin cet excellent président du tribunal de Montpaillard, M. Lerechigneux, qui précisément fait, à cet instant, son entrée dans la fête.

Blaireau l’a tout de suite aperçu.

Le cœur à la joie, cordialisé par les quelques verres de champagne qu’il venait d’avaler coup sur coup, Blaireau, la main grande ouverte, se précipita au-devant de M. Lerechigneux.

– Bonjour mon président, comment ça va?

– Monsieur…

– Je suis sûr que vous ne me reconnaissez pas.

– Votre figure, monsieur ne m’est point inconnue, mais je vous avoue que je ne me rappelle pas exactement dans quelles conditions et où j’ai eu l’honneur…

Blaireau éclata d’un bon gros rire.

– L’honneur! ah! ah! Elle est bonne celle-là!… L’honneur!

Le pauvre M. Lerechigneux, malgré des efforts désespérés, n’arrive pas à reconnaître ce monsieur en habit noir. «Quelque gentleman-farmer des environs», pense-t-il.

– Ça n’est pas pour vous faire un reproche, sourit Blaireau, mais vous êtes joliment plus aimable aujourd’hui, monsieur le président, que le jour où vous avez eu… l’honneur, comme vous dites, de me procurer trois mois de ce que vous savez.

Puis, s’inclinant, il se présente gravement.

– Monsieur Blaireau!

– Ah! parfaitement! C’est drôle, je ne vous reconnaissais pas. Comment allez-vous, monsieur Blaireau?

– Tout à fait bien… Rien d’étonnant à ce que vous ne me remettiez pas, monsieur le président, car le jour où vous avez eu l’honneur… je n’étais pas si bien habillé.

– En effet, je ne me souviens pas exactement du costume que vous portiez, mais je crois me rappeler que vous n’étiez pas en habit noir.

– Ni en cravate blanche, mais voilà! Un jour on est en blouse, traité comme le dernier des derniers. Trois mois après, on est en cravate blanche et habit noir et tout le monde vous appelle Monsieur Blaireau, gros comme le bras.

– C’est la vie!… Et à qui devez-vous tout cela, cher monsieur Blaireau? À moi.

– À vous, mon président?

– Bien sûr, à moi. Car, enfin, si vous n’aviez pas été jugé coupable d’abord, vous n’auriez pas été reconnu innocent ensuite, et personne ne s’occuperait de vous.

– C’est pourtant vrai.

– Aussi, mon cher monsieur Blaireau, me suis-je cru en droit d’entrer ici sans payer.

– Vous avez bien fait, monsieur le président.

– Allons, je vois que vous ne m’avez pas gardé rancune de ce petit malentendu.

– Moi, vous garder rancune! Et de quoi donc?… vous m’avez trouvé coupable, parce que vous êtes juge… Une supposition que vous auriez été avocat, vous m’auriez trouvé innocent… Chacun sa spécialité!

– C’est un plaisir mon cher monsieur Blaireau, d’entendre raisonner un homme avec tant de bon sens.

– Et la preuve, mon président, que je ne vous ai pas gardé rancune, c’est que nous allons trinquer ensemble.

– Volontiers.

– Mademoiselle, deux verres de champagne.

– Voici, monsieur Blaireau.

Blaireau élève son verre et proclame:

– À la justice!

M. Lerechigneux a le même geste et répond:

– À l’innocence!…

Ils choquent leur verre.

– Et maintenant, cher monsieur Blaireau, je vais vous quitter pour prendre part à cette fête donnée en votre honneur

– En mon honneur et à mon profit, monsieur le président. Amusez-vous bien, et surtout faites marcher les affaires.

CHAPITRE XXIX

Dans lequel les choses commencent à se gâter entre Blaireau et son ex-accusateur, le garde champêtre Parju (rade).

M. Dubenoît avait prévenu son garde champêtre:

– Votre mission est des plus délicates, mon vieux Parju.

– Oui, monsieur le maire!

– Il est possible, il est même probable, qu’au cours de cette fête, Blaireau vous lance quelques brocards.

– Des… quoi, s’il vous plaît, monsieur le maire?

– Des brocards, c’est-à-dire des plaisanteries de mauvais goût, des railleries, des offenses.

– Bien, monsieur le maire.

– Vous ne lui répondrez rien, rien, rien! C’est bien entendu?

– C’est bien entendu, monsieur le maire.

– Pas un mot.

– Oui, monsieur le maire.

– Pas même un geste.

– Oui, monsieur le maire.

– Seulement, à la moindre incartade de ce citoyen, vous viendrez me prévenir.

– Oui, monsieur le maire.

Parju se résuma à lui-même la consigne, sous cette forme que lui eût enviée Tacite: «Ni mot, ni geste», et attendit les événements.

Les événements ne se firent pas longtemps attendre.

Très fier d’avoir trinqué avec M. le président, Blaireau ne résista pas au plaisir d’en triompher aux yeux de Parju qui, de loin, avait vu la scène.

Sans quitter le bar, il interpella l’humble fonctionnaire.

– Eh bien, mon vieux camarade, qu’est-ce que tu dis de ça?

Parju ne broncha pas.

– Tu vois avec qui j’ai trinqué. Avec M. le président du tribunal de Montpaillard. C’est-il toi qui trinquerais avec le président d’un tribunal? Hein, gros malin!

Parju ne broncha pas.

– Toi, tu ne serais même pas fichu de trinquer avec le greffier de la justice de paix.

Parju ne broncha pas.

Blaireau hésita un instant entre deux partis: se mettre en colère contre l’entêté ou prendre pitié de l’imbécile.

Le parti de la générosité l’emporta.

– Allons, vieux frère, je ne t’en veux pas… viens trinquer avec moi, sans cérémonie.

Parju ne broncha pas.

– Mademoiselle, deux verres de champagne, s’il vous plaît… À la tienne, Parju!

Parju ne broncha pas.

– Tu ne veux pas trinquer?… Eh bien, à la tienne, tout de même.

Et Blaireau vida les deux verres en murmurant:

– Andouille, va!

Puis il ajouta:

– C’est à se demander si le gouvernement n’est pas fou d’avoir des gardes champêtres de ce calibre-là!

CHAPITRE XXX

Dans lequel, ou plutôt, à la fin duquel la pure mémoire d’Agrippa d’Aubigné sera légèrement ternie, mais fort peu, en somme.

– Tiens, mais je vous reconnais, vous! fit Blaireau au monsieur mince qui s’avançait d’un air fortement navré.

Jules Fléchard, car c’était lui, fouilla dans tous les tiroirs de ses souvenirs, mais en vain: il ne reconnaissait pas, lui, son interpellateur.

– Est-ce pas vous, continua ce dernier qui vouliez, à toute force, entrer dans la prison, juste au moment où moi je voulais en sortir?

– Monsieur Blaireau, sans doute?

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