Alphonse Allais - L’Affaire Blaireau

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Une erreur judiciaire à Montpaillard? La petite ville est en émoi: jamais un tel événement n'était venu troubler son paisible ennui provincial… Soudain, rien ne va plus! Une folie furieuse et contagieuse s'empare de ses habitants. Le maire est dépassé. Disputes… Empoignades… Manifestations… On veut renverser le gouvernement! Décidément, ce petit monde bien réglé ne tourne plus rond. Et c'est un braconnier débonnaire qui, sans le vouloir, sème une telle pagaille. Héros malgré lui, tour à tour brigand, bagnard, saint et martyr… Ce bougre de Blaireau n'en demandait pas tant! Sous la plume à la fois féroce et tendre d'Alphonse Allais, une satire sociale d'une brûlante actualité…
J'aimais bien le film avec Louis de Funes, j'ai adoré le livre, un petit chef d'oeuvre d'humour provincial, où le non sens prend le pas.

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Des bêtes de toutes sortes grouillaient sur le sol humide de cet impasse.

Comme légende, ces simples mots: Un innocent, à Montpaillard, à la fin du dix-neuvième siècle…

Un exemplaire de ce journal avait été apporté à Blaireau par son ami Victor le gardien.

– Tiens, regarde ça, mon vieux! Ils en ont fait une tête!

– Je ne suis pas de ton avis, répond Blaireau avec conviction. Moi, je me trouve bien ressemblant.

– Mon pauvre Blaireau!

– Attends un peu, Victor, je vais leur en fiche, moi, du pauvre Blaireau!

– Comment! tu vas sortir bientôt et tu n’es pas content!

– Ah! fichtre non, je ne suis pas content! Et je vais leur montrer de quel bois il se chauffe, le pauvre Blaireau!

– À qui donc en veux-tu si fort?

– À qui j’en veux? Mais aux gens du Parquet, à ce vieux serin de Dubenoît, à tous ces mauvais gars de la gendarmerie.

Attends un petit peu que je sois sorti!

– Tu ne les mangeras pas tout crus?

– Non, je me gênerai… Tu me prends sans doute pour un autre, mon pauvre Victor. Tu t’imagines probablement que je suis encore le simple et banal Blaireau d’autrefois!

– Quoi! tu vas monter sur le trône de France, à cette heure!

– Non, mais je suis le porte-drapeau des persécutés!

– Bigre!

– Je suis président d’honneur!

– Fichtre!

– Je suis le héros, tu entends bien, le héros d’une fête organisée par un baron!

– Mazette!

– Et c’est ce Blaireau-là qu’on a le toupet de ne pas remettre en liberté! Ah! ils entendront parler de moi!

Blaireau, grisé de ses propres paroles, était arrivé au dernier degré de l’exaspération, et ses clameurs protestatives faisaient trembler les murs de la prison.

Au cours de ses promenades dans les couloirs, le hasard le fit se rencontrer nez à nez avec M. l’inspecteur qui continuait sa tournée avec Bluette.

– Qu’est-ce que c’est que ce vacarme? Et ce costume? Dites-moi, monsieur Bluette, quel est cet individu?

Bluette s’empresse de répondre à son inspecteur:

– Cet individu, monsieur l’inspecteur… eh bien! précisément, c’est l’innocent, l’innocent dont nous parlions tout à l’heure.

Mais l’inspecteur ne veut pas entendre de cette oreille-là.

On lui a déjà fait, avec Alice, le coup de l’innocent. Ça ne prend plus!

– Mon cher monsieur Bluette, vous êtes un aimable homme, mais vous manquez d’invention. Chaque fois que vous êtes embarrassé pour une réponse à donner sur quelqu’un, vous dites: C’est l’innocent… variez un peu vos plaisanteries, mon cher Bluette, variez-les un peu, de grâce!

– Mais je vous assure, monsieur l’inspecteur Du reste, interrogez-le vous-même.

– Innocent, cet individu? avec cette tête-là et ces guenilles, jamais je ne le croirai! Et puis, innocent ou non, cet homme fait un tapage intolérable. (Et il se retourna vers Blaireau avec colère.) Dites donc, vous, est-ce que vous n’aurez pas bientôt fini de hurler comme ça?

– Je hurlerai comme ça tant que ça me plaira, et ça n’est pas encore vous, avec votre rosette, qui me ferez taire, gros malin!

«Si quelqu’un a le droit de gueuler ici, c’est bien moi!

– Ah! vous le prenez sur ce ton-là, mon gaillard! Gardien, mettez les menottes à cet homme, et en cellule, oust!

– Le premier qui me touche!…

Deux gardiens, sur les ordres de l’inspecteur, eurent bientôt fait d’enfermer Blaireau dans un cachot où il continua à exhaler ses invectives les plus retentissantes.

À ce moment, apparurent deux Anglais portant une lettre dans laquelle leur consul les recommandait chaudement à M. le directeur de la prison:

– Que désirez-vous de moi?

– Il paraît que vous avez un innocent dans la personne de Montpaillard?

– Oui, et puis?

– Nous désirons voar le hinnocent.

L’inspecteur perdit patience.

– Ça, c’est le comble! Si les Anglais s’en mêlent, maintenant! Il n’y a donc pas de hinnocent en Angleterre, que vous soyez forcés de faire le voyage de France?

– No, jamais de hinnocent en Angleterre!

– Eh bien, messieurs, vous ne verrez pas le nôtre, nous l’avons enfermé dans un cachot. Écoutez-le, c’est lui qui crie!

«L’entendez-vous?

– Aoh! bizarre!

Et les Anglais se retirèrent pénétrés de stupeur pour la façon, en effet étrange, dont on entend le régime pénitentiaire dans certains départements français.

CHAPITRE XXV

Dans lequel le lecteur d’accord, en cela, avec M. Dubenoît, se persuadera que Montpaillard traverse une crise.

En vertu de ce principe que les meilleures plaisanteries ne gagnent rien à s’éterniser la détention du malheureux Blaireau prit fin vers cinq heures du soir… Toute la population ordinairement si paisible de Montpaillard est massée aux abords de la prison.

Le parti révolutionnaire, sous la conduite de l’ambitieux Guilloche, s’agite, cherchant à donner à la modeste escouade qu’il comporte l’apparence d’une masse drue et bien disciplinée.

Il arrive presque à ce résultat en s’adjoignant sans fierté plusieurs poignées de jeunes galopins enchantés de l’aubaine.

Le maire rêve de charges de cavalerie, de mitrailleuse, d’arrestation des séditieux. Ah! si on avait de la troupe à Montpaillard!

Ou si, seulement, on avait encore le maréchal des logis Martin, un homme à poigne, celui-là, un lapin qui avait fait toutes ses études de gendarmerie dans les fameuses brigades de la banlieue de Paris, si réputées pour leur façon radicale d’épouvanter les méchants et de rassurer les bons!

Hélas! le redoutable Martin a pris sa retraite voilà un an!

Et rien pour mettre cette racaille à la raison, rien qu’une police bourgeoise doublée d’une maréchaussée à la papa. Les gendarmes, d’ailleurs, semblent s’amuser autant que les badauds.

Pour comble voilà Parju, le garde champêtre, qui s’amène; Parju duquel la déposition est la cause de la condamnation de Blaireau, et, par suite, de tout ce scandale.

On hue Parju: «Hé! Parju, mets tes lunettes! As-tu retrouvé ta plaque, Parju? etc.»

Parju finit par comprendre que sa présence en ces parages n’est point faite pour apaiser les esprits, et prend un point de direction vers la périphérie (comme dit un docteur conseiller municipal) de Montpaillard.

Tout à coup les portes de la prison s’ouvrent, et alors retentit un immense cri de: «vive Blaireau! vive Guilloche!» mais surtout: «vive Blaireau!» Les deux compères, bras dessus, bras dessous, s’avancent:

Guilloche grave dans sa correcte redingote noire, Blaireau radieux et drapé dans les loques innommables précédemment décrites.

C’est un beau spectacle.

Les deux Anglais sont dans la foule: l’un prend des notes, l’autre manœuvre son bull’s eye (Petit appareil photographique que je ne saurais trop recommander à nos lecteurs.) avec une frénésie peu commune.

Les haillons de Blaireau surtout semblent les intéresser.

On ne les croira pas quand, rentrés au sein de la perfide Albion, ils raconteront à leurs compatriotes ces scènes de la vie judiciaire française.

Mais, peu à peu, l’ordre renaît dans Montpaillard.

Les paisibles citoyens, maintenant réunis autour du potage familial, commentent diversement les événements de la journée.

Les farouches révolutionnaires, assemblés dans la grande salle du premier de la Brasserie de l’Avenir, offrent à Blaireau une longue série de vermouths d’honneur, de bitters d’honneur d’absinthes d’honneur et même de quinquinas d’honneur!

Ces divers breuvages poussent bientôt l’assistance à dire énormément de mal du gouvernement.

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