Max Gallo - Napoléon. L'empereur des rois

Здесь есть возможность читать онлайн «Max Gallo - Napoléon. L'empereur des rois» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Историческая проза, История, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Napoléon. L'empereur des rois: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Napoléon. L'empereur des rois»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Il est Napoléon le Grand: après Austerlitz, qui peut arrêter l'empereur des Français? Il bouscule les rois, à Iéna, à Friedland, à Wagram. Il conquiert les femmes: Marie Walewska, la Polonaise, et Marie-Louise, l'Autrichienne, la petite-nièce de Marie-Antoinette! Son fils, le roi de Rome, descend donc de l'empereur d'Autriche. Quel parcours!
Napoléon, que nous suivons pas à pas, s'humanise. Amant impérieux de Marie Walewska et mari attentionné de Marie-Louise, il voudrait retenir l'Histoire, ne pas avoir à engager le fer contre le Tsar. Mais il est emporté: "Et ainsi la guerre aura lieu malgré moi, malgré lui", confie-t-il.
Max Gallo nous fait partager, à chaque instant de chaque jour, les bonheurs et les ardeurs du père, du mari, de l'amant, la volonté et l'esprit de décision de cet empereur des rois, lancé dans le ciel de l'Histoire comme un météore. "Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre".

Napoléon. L'empereur des rois — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Napoléon. L'empereur des rois», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Napoléon est bien le Maître.

2.

Il a quitté Munich le vendredi 17 janvier 1806 alors que la nuit tombe. Dans la voiture, il lit les dépêches à la lueur vacillante des lampes à huile. Lorsque aux relais on change les chevaux, il ne descend pas de voiture. Il grignote une cuisse de poulet froid, il boit du chambertin dans un gobelet d'argent, puis il somnole.

Il songe qu'il a passé une grande partie de sa vie sur les routes, à cheval ou dans l'une de ces berlines dont le balancement ne le gêne pas. Il aime au contraire cette sensation de mouvement, ces longues étapes, parfois d'une quarantaine d'heures, qui lui font éprouver physiquement la domination qu'il exerce sur les pays et les hommes.

Il faut qu'on le voie partout là où il règne.

Lorsque, le samedi 18 janvier, à 16 heures, il arrive à Stuttgart, c'est le roi de Wurtemberg qui l'accueille et lui fait les honneurs du palais royal.

Partout dans les salons, les galeries, des hommes et des femmes courbés, des regards curieux et soumis. Cela suffit. Napoléon ordonne : demain dimanche, il assistera à une représentation théâtrale ; lundi à 8 heures, il chassera dans les forêts proches de Stuttgart, et il souhaite que le roi l'accompagne.

Puis il se retire dans le bureau qu'on lui a préparé. Les courriers de Paris sont arrivés.

Paris, c'est le centre. Tout se décide là-bas. Les victoires qu'il remporte, c'est aussi pour que là-bas on sache qu'il est invincible. Car l'esprit public, à Paris, est volage. Il n'est jamais définitivement conquis.

Napoléon ouvre d'abord les dépêches du ministre de la Police générale.

« Sire, écrit Fouché, Austerlitz a ébranlé la vieille aristocratie. Le faubourg Saint-Germain ne conspire plus. » Les nobles d'Ancien Régime attendent avec impatience le retour de l'Empereur pour se ruer aux Tuileries en solliciteurs. Ils veulent des titres, des places, des honneurs, des bénéfices.

Napoléon replie la lettre de Fouché.

Voilà les hommes tels qu'ils sont. Qui résiste à l'attrait qu'exerce le pouvoir victorieux ?

Le lundi matin, dans les forêts qui bordent le Neckar, il chevauche loin devant le roi de Wurtemberg et les autres cavaliers, chasseurs de la Garde ou nobles conviés à la chasse. La brume glacée et la nuit l'enveloppent, le cheval parfois se cabre. Mais Napoléon tient ferme les rênes et serre les flancs avec ses étriers. Il maîtrise sa monture comme il dompte l'Histoire.

À midi, il part pour Karlsruhe, puis il traverse Ettlingen, Rastatt, Lichtenau, et enfin il atteint le Rhin.

Napoléon fait arrêter la berline. Au-delà du fleuve, il aperçoit les lumières de Strasbourg.

Il regarde le fleuve, traînée plus claire dans la nuit. De sa source à son embouchure, le Rhin doit être la frontière de l'Empire, et sur sa rive droite il faut que des États viennent constituer une grande confédération alliée, protégeant l'Empire. À leur tête, il placera des souverains, des princes, dont il sera le protecteur, qui fourniront subsides et troupes, et ainsi se dessineront une nouvelle carte d'Allemagne, un nouveau visage de l'Europe, qui confirmeront ce qu'avait commencé la Révolution et retrouveront les traces de l'empire de Charlemagne.

Il faudra que tous, à Vienne, à Berlin, à Saint-Pétersbourg, à Londres, à Rome, l'admettent.

« Je suis Charlemagne, l'épée de l'Église, leur Empereur. »

Ce sont les mots qu'il a écrits au pape. Et si Pie VII n'y acquiesce pas : « Je le réduirai à la même condition qu'il était avant Charlemagne. »

Les autres souverains devront se soumettre.

Napoléon remonte dans sa voiture.

À 18 heures, le mercredi 2 janvier 1806, il pénètre dans Strasbourg illuminée. Les soldats qui rendent les honneurs et la foule crient : « Vive l'Empereur ! »

Il descend de voiture. Il entre dans le palais des Rohan où il a séjourné les derniers jours du mois de septembre 1805. Il s'arrête un instant dans la grande galerie où les miroirs renvoient son image.

Il se souvient. Il avait quitté Strasbourg le mardi 1 er octobre 1805, après avoir regardé défiler la garde impériale qui, sous l'averse, traversait le Rhin au pont de Kehl, marchant vers l'Allemagne.

À peine un peu plus de trois mois ont passé. Il a brisé la troisième coalition, celle des deux plus puissants États d'Europe. Il s'en convainc une nouvelle fois, il n'est plus seulement l'Empereur des Français. Il est désormais l'Empereur des rois.

Il monte quelques marches, se tourne vers ses aides de camp et les généraux qui se pressent dans la galerie. Vendredi, dit-il, il passera les troupes en revue. Il quittera Strasbourg samedi afin d'être à Paris le dimanche 26 janvier. Il a hâte de retrouver son bureau des Tuileries, les papiers classés par ministères et enfermés dans des boîtes dont il porte sur lui la clé.

- Je suis né et construit pour le travail, dit-il à Méneval, qui, dans la chambre du palais, lui présente quelques dépêches arrivées de Paris.

D'un signe, Napoléon invite son secrétaire à les lire, et, cependant que Méneval les décachette, il s'installe devant la cheminée.

Il écoute un rapport du ministre des Finances, Barbé-Marbois, qui fait état de difficultés financières. Napoléon s'emporte, sort de sa poche une feuille étroite sur laquelle il inscrit les chiffres de ce qu'il appelle « la fortune de la France », la trésorerie publique et privée.

- Qu'est-ce que cela ? s'exclame-t-il.

Il faut pouvoir payer quinze jours de solde à la garde impériale. Il faut que la Grande Armée, en Allemagne, reçoive elle aussi l'argent nécessaire. Voilà ce qui compte d'abord. Qu'ont donc fait ces Négociants réunis, les Ouvrard, les Desprez, les Vanlerberghe qui devaient approvisionner l'armée, qui ont encaissé les fonds nécessaires et n'ont pas fait face à leurs obligations ?

- Qu'est-ce que ce Barbé-Marbois ? La friponnerie a des bornes, la bêtise n'en a point.

Napoléon s'impatiente, presse Méneval. Dès lundi, à Paris, dit-il, il présidera une séance du Conseil d'État et réglera cette question des finances.

- Il faut, martèle-t-il, que messieurs Desprez, Vanlerberghe et Ouvrard m'abandonnent tout ce qu'ils possèdent, ou je mettrai ces messieurs à Vincennes.

Il renvoie Méneval, qui, avant de sortir, lit la lettre que Le Coz, archevêque de Besançon, adresse à l'Empereur : « Vous êtes jusqu'ici, écrit le prélat, le plus parfait des héros, sorti des mains de Dieu. »

Napoléon retient Méneval.

- A-t-on bien exécuté mes ordres ? demande-t-il.

Il avait, à Schönbrunn, demandé que les drapeaux pris à l'ennemi soient envoyés à Paris, afin d'être présentés au peuple, puis suspendus à la voûte de Notre-Dame.

Méneval compulse les dépêches. Le peuple, commence-t-il, a salué les drapeaux avec des manifestations de joie délirante, indiquent les informateurs de police.

L'archevêque de Paris a déclaré que ces drapeaux attestaient « la protection du ciel sur la France, les succès prodigieux de notre invincible Empereur et l'hommage qu'il fait à Dieu de ses victoires ».

Roustam et Constant sont entrés dans la chambre pendant cette lecture. Ils annoncent que le bain de l'Empereur est prêt Ils l'aident à se dévêtir. Napoléon les houspille, leur pince l'oreille.

Il est heureux. Paris l'attend.

À 22 heures, ce dimanche 26 janvier 1806, la berline de l'Empereur s'arrête dans la cour des Tuileries. La Garde présente les armes, le grand maréchal du palais, Duroc, s'avance. Tout en montant les marches de l'escalier, Napoléon lance les ordres. Il veut voir l'archichancelier Cambacérès, réunir le Conseil d'État, recevoir le ministre des Finances et s'entretenir avec le conseiller d'État Mollien.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Napoléon. L'empereur des rois»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Napoléon. L'empereur des rois» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Napoléon. L'empereur des rois»

Обсуждение, отзывы о книге «Napoléon. L'empereur des rois» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x