Alexandre Dumas - Le Chevalier De Maison-Rouge

Здесь есть возможность читать онлайн «Alexandre Dumas - Le Chevalier De Maison-Rouge» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Историческая проза, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

Le Chevalier De Maison-Rouge: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «Le Chevalier De Maison-Rouge»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Un des livres consacrés par Dumas à la Révolution Française. L'action se passe en 1793. Le jacobin Maurice Lindey, officier dans la garde civique, sauve des investigations d'une patrouille une jeune et belle inconnue, qui garde l'anonymat. Prisonnière au Temple, où règne le cordonnier Simon, geôlier du dauphin, Marie-Antoinette reçoit un billet lui annonçant que le chevalier de Maison-Rouge prépare son enlèvement…

Le Chevalier De Maison-Rouge — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «Le Chevalier De Maison-Rouge», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

– Eh bien, mais si elle ne le veut pas, pourquoi le voudrais-je, moi? Tu crois donc que j’ai moins de courage qu’une femme?

– Non, mon ami, je sais, au contraire, que tu es le plus brave des hommes; mais rien au monde ne saurait excuser ton entêtement en pareil cas. Allons, Lorin, profite du moment et donne-nous cette joie suprême de te savoir libre et heureux!

– Heureux! s’écria Lorin, est-ce que tu plaisantes? heureux sans vous?… Eh! que diable veux-tu que je fasse en ce monde, sans vous, à Paris, hors de mes habitudes? Ne plus vous voir, ne plus vous ennuyer de mes bouts-rimés? Ah! pardieu, non!

– Lorin, mon ami!…

– Justement, c’est parce que je suis ton ami que j’insiste; avec la perspective de vous retrouver tous deux, si j’étais prisonnier comme je le suis, je renverserais des murailles; mais, pour me sauver d’ici tout seul, pour m’en aller dans les rues le front courbé avec quelque chose comme un remords qui criera incessamment à mon oreille: «Maurice! Geneviève!»; pour passer dans certains quartiers et devant certaines maisons où j’ai vu vos personnes et où je ne verrai plus que vos ombres; pour en arriver enfin à exécrer ce cher Paris que j’aimais tant, ah! ma foi non, et je trouve qu’on a eu raison de proscrire les rois, ne fût-ce qu’à cause du roi Dagobert.

– Et en quoi le roi Dagobert a-t-il rapport à ce qui se passe entre nous?

– En quoi? Cet affreux tyran ne disait-il pas au grand Éloi: «Il n’est si bonne compagnie qu’il ne faille quitter?» Eh bien, moi je suis un républicain! et je dis: Rien ne doit nous faire quitter la bonne compagnie, même la guillotine; je me sens bien ici, et j’y reste.

– Pauvre ami! pauvre ami! dit Maurice.

Geneviève ne disait rien, mais elle le regardait avec des yeux baignés de larmes.

– Tu regrettes la vie, toi! dit Lorin.

– Oui, à cause d’elle!

– Et moi, je ne la regrette à cause de rien; pas même à cause de la déesse Raison, laquelle – j’ai oublié de te faire part de cette circonstance – a eu dernièrement les torts les plus graves envers moi, ce qui ne lui donnera pas même la peine de se consoler comme l’autre Arthémise, l’ancienne; je m’en irai donc très calme et très facétieux; j’amuserai tous ces gredins qui courent après la charrette; je dirai un joli quatrain à M. Sanson, et bonsoir la compagnie… c’est-à-dire… attends donc.

Lorin s’interrompit.

– Ah! si fait, si fait, dit-il, si fait, je veux sortir; je savais bien que je n’aimais personne; mais j’oubliais que je haïssais quelqu’un; ta montre, Maurice, ta montre!

– Trois heures et demie.

– J’ai le temps, mordieu! j’ai le temps.

– Certainement, s’écria Maurice; il reste neuf accusés aujourd’hui, cela ne finira pas avant cinq heures; nous avons donc près de deux heures devant nous.

– C’est tout ce qu’il me faut; donne-moi ta carte et prête-moi vingt sous.

– Oh! mon Dieu! qu’allez-vous faire? murmura Geneviève.

Maurice lui serra la main; l’important pour lui, c’était que Lorin sortît.

– J’ai mon idée, dit Lorin.

Maurice tira sa bourse de sa poche et la mit dans la main de son ami.

– Maintenant, la carte, pour l’amour de Dieu! Je veux dire pour l’amour de l’Être éternel.

Maurice lui remit la carte.

Lorin baisa la main de Geneviève, et, profitant du moment où l’on amenait dans le greffe une fournée de condamnés, il enjamba les bancs de bois et se présenta à la grande porte.

– Eh! dit un gendarme, en voilà un qui se sauve, il me semble.

Lorin se redressa et présenta sa carte.

– Tiens, dit-il, citoyen gendarme, apprends à mieux connaître les gens.

Le gendarme reconnut la signature du greffier; mais il appartenait à cette catégorie de fonctionnaires qui manquent généralement de confiance, et, comme, juste en ce moment, le greffier descendait du tribunal avec un frisson qui ne l’avait point quitté depuis qu’il avait si imprudemment hasardé sa signature:

– Citoyen greffier, dit-il, voici un papier à l’aide duquel un particulier veut sortir de la salle des Morts; est-il bon, le papier?

Le greffier blêmit de frayeur, et, convaincu, s’il regardait, qu’il allait apercevoir la terrible figure de Dixmer, il se hâta de répondre en s’emparant de la carte:

– Oui, oui, c’est bien ma signature.

– Alors, dit Lorin, si c’est ta signature, rends-la-moi.

– Non pas, dit le greffier en la déchirant en mille morceaux, non pas! ces sortes de cartes ne peuvent servir qu’une fois.

Lorin resta un moment irrésolu.

– Ah! tant pis, dit-il; mais, avant tout, il faut que je le tue.

Et il s’élança hors du greffe.

Maurice avait suivi Lorin avec une émotion facile à comprendre; dès que Lorin eut disparu:

– Il est sauvé! dit-il à Geneviève avec une exaltation qui ressemblait à la joie; on a déchiré sa carte, il ne pourra plus rentrer; puis, d’ailleurs, pût-il rentrer, la séance du tribunal va finir: à cinq heures, il reviendra, nous serons morts.

Geneviève poussa un soupir et frissonna.

– Oh! presse-moi dans tes bras, dit-elle, et ne nous quittons plus… Pourquoi n’est-il pas possible, mon Dieu! qu’un même coup nous frappe, pour que nous exhalions ensemble notre dernier soupir!

Alors ils se retirèrent au plus profond de la salle obscure, Geneviève s’assit tout près de Maurice et lui passa ses deux bras autour du cou; ainsi enlacés respirant le même souffle, éteignant d’avance en eux-mêmes le bruit et la pensée, ils s’engourdirent, à force d’amour, aux approches de la mort.

Une demi-heure se passa.

LV Pourquoi Lorin était sorti

Tout à coup un grand bruit se fit entendre, les gendarmes débouchèrent de la porte basse; derrière eux venaient Sanson et ses aides, qui portaient des paquets de cordes.

– Oh! mon ami, mon ami! dit Geneviève, voilà le moment fatal, je me sens défaillir.

– Et vous avez tort, dit la voix éclatante de Lorin:

Vous avez tort, en vérité,

Car la mort, c’est la liberté!

– Lorin! s’écria Maurice au désespoir.

– Ils ne sont pas bons, n’est-ce pas? Je suis de ton avis; depuis hier, je n’en fais que de pitoyables…

– Ah! il s’agit bien de cela. Tu es revenu, malheureux!… tu es revenu!…

– C’étaient nos conventions, je pense? Écoute, car, aussi bien, ce que j’ai à dire t’intéresse ainsi que madame.

– Mon Dieu! mon Dieu!

– Laisse-moi donc parler, ou je n’aurai pas le temps de conter la chose. Je voulais sortir pour acheter un couteau rue de la Barillerie.

– Que voulais-tu faire d’un couteau?

– J’en voulais tuer ce bon M. Dixmer.

Geneviève frissonna.

– Ah! fit Maurice, je comprends.

– Je l’ai acheté. Voici ce que je me disais, et tu vas comprendre combien ton ami a l’esprit logique. Je commence à croire que j’aurais dû me faire mathématicien au lieu de me faire poète. Malheureusement il est trop tard maintenant. Voici donc ce que je me disais; suis mon raisonnement: «M. Dixmer a compromis sa femme; M. Dixmer est venu la voir juger; M. Dixmer ne se privera pas du plaisir de la voir passer en charrette, surtout nous l’accompagnant. Je vais donc le trouver au premier rang des spectateurs: je me glisserai près de lui; je lui dirai: «Bonjour, monsieur Dixmer», et je lui planterai mon couteau dans le flanc.

– Lorin! s’écria Geneviève.

– Rassurez-vous, chère amie, la Providence y avait mis bon ordre. Imaginez-vous que les spectateurs, au lieu de se tenir en face du Palais, comme c’est leur habitude, avaient fait demi-tour à droite et bordaient le quai. «Tiens, me dis-je, c’est sans doute un chien qui se noie, pourquoi Dixmer ne serait-il pas là.» Un chien qui se noie ça fait toujours passer le temps. Je m’approche du parapet, et je vois tout le long de la berge un tas de gens qui levaient les bras en l’air et qui se baissaient pour regarder quelque chose à terre, en poussant des hélas! à faire déborder la Seine. Je m’approche… Ce quelque chose… devine qui c’était…

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «Le Chevalier De Maison-Rouge»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «Le Chevalier De Maison-Rouge» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Отзывы о книге «Le Chevalier De Maison-Rouge»

Обсуждение, отзывы о книге «Le Chevalier De Maison-Rouge» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x