Alexandre Dumas - Les Quarante-Cinq — Tome 1
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Henri était vêtu d'un pourpoint noir passementé de noir; il n'avait ni ordre ni pierreries; un seul diamant brillait à son toquet, servant d'agrafe à trois plumes courtes et frisées. Il portait dans sa main gauche un petit chien noir que sa belle-soeur, Marie Stuart, lui avait envoyé de sa prison, et sur la robe soyeuse duquel brillaient ses doigts fins et blancs comme des doigts d'albâtre.
Derrière lui venait Catherine de Médicis, déjà voûtée par l'âge, car la reine-mère pouvait avoir à cette époque de soixante-six à soixante-sept ans, mais pourtant encore la tête ferme et droite, lançant sous son sourcil froncé par l'habitude un regard acéré, et, malgré ce regard, toujours mate et froide comme une statue de cire sous ses habits de deuil éternel.
Sur la même ligne apparaissait la figure mélancolique et douce de la reine Louise de Lorraine, femme de Henri III, compagne insignifiante en apparence, mais fidèle en réalité, de sa vie bruyante et infortunée.
La reine Catherine de Médicis marchait à un triomphe.
La reine Louise assistait à un supplice.
Le roi Henri traitait là une affaire.
Triple nuance qui se lisait sur le front hautain de la première, sur le front résigné de la seconde, et sur le front nuageux et ennuyé du troisième.
Derrière les illustres personnages que le peuple admirait, si pâles et si muets, venaient deux beaux jeunes gens: l'un de vingt ans à peine, l'autre de vingt-cinq ans au plus.
Ils se tenaient par le bras, malgré l'étiquette qui défend devant les rois, — comme à l'église devant Dieu, — que les hommes paraissent s'attacher à quelque chose.
Ils souriaient:
Le plus jeune avec une tristesse ineffable, l'aîné avec une grâce enchanteresse: ils étaient beaux, ils étaient grands, ils étaient frères.
Le plus jeune s'appelait Henri de Joyeuse, comte de Bouchage; l'autre, le duc Anne de Joyeuse. Récemment encore il n'était connu que sous le nom d'Arques; mais le roi Henri, qui l'aimait par-dessus toutes choses, l'avait fait, depuis un an, pair de France, en érigeant en duché-pairie la vicomte de Joyeuse.
Le peuple n'avait pas pour ce favori la haine qu'il portait autrefois à Maugiron, à Quélus et à Schomberg, haine dont d'Épernon seul avait hérité.
Le peuple accueillit donc le prince et les deux frères par de discrètes, mais flatteuses acclamations.
Henri salua la foule gravement et sans sourire, puis il baisa son chien sur la tète.
Alors, se retournant vers les jeunes gens:
— Adossez-vous à la tapisserie, Anne, dit-il à l'aîné; ne vous fatiguez pas à demeurer debout: ce sera long peut-être.
— Je l'espère bien, interrompit Catherine, — long et bon, sire.
— Vous croyez donc que Salcède parlera, ma mère? demanda Henri.
— Dieu donnera, je l'espère, cette confusion à nos ennemis. Je dis nos ennemis, car ce sont vos ennemis aussi, ma fille, ajouta-t-elle en se tournant vers la reine, qui pâlit et baissa son doux regard.
Le roi hocha la tête en signe de doute.
Puis, se retournant une seconde fois vers Joyeuse, et voyant que celui-ci se tenait debout malgré son invitation:
— Voyons, Anne, dit-il, faites ce que j'ai dit; adossez-vous au mur, ou accoudez-vous sur mon fauteuil.
— Votre Majesté est en vérité trop bonne, dit le jeune duc, et je ne profiterai de la permission que quand je serai véritablement fatigué.
— En nous n'attendrons pas que vous le soyez, n'est-ce pas, mon frère? dit tout bas Henri.
— Sois tranquille, répondit Anne des yeux plutôt que de la voix.
— Mon fils, dit Catherine, ne vois-je pas du tumulte là-bas, au coin du quai?
-Quelle vue perçante! ma mère; — oui, en effet, je crois que vous avez raison. Oh! les mauvais yeux que j'ai, moi, qui ne suis pas vieux pourtant!
— Sire, interrompit librement Joyeuse, ce tumulte vient du refoulement du peuple sur la place par la compagnie des archers. C'est le condamné qui arrive, bien certainement.
— Comme c'est flatteur pour des rois, dit Catherine, de voir écarteler un homme qui a dans les veines une goutte de sang royal!
Et en disant ces paroles, son regard pesait sur Louise.
— Oh! Madame, pardonnez-moi, épargnez-moi, dit la jeune reine avec un désespoir qu'elle essayait en vain de dissimuler; non, ce monstre n'est point de ma famille, et vous n'avez point voulu dire qu'il en était.
— Certes, non, dit le roi; — et je suis bien certain que ma mère n'a point voulu dire cela.
— Eh! mais, fit aigrement Catherine, il tient aux Lorrains, et les Lorrains sont vôtres, madame; je le pense, du moins. Ce Salcède vous touche donc, et même d'assez près.
— C'est-à-dire, interrompit Joyeuse avec une honnête indignation qui était le trait distinctif de son caractère, et qui se faisait jour en toute circonstance contre celui qui l'avait excitée, quel qu'il fût, c'est-à-dire qu'il touche à M. de Guise peut-être, mais point à la reine de France.
— Ah! vous êtes là, monsieur de Joyeuse, dit Catherine avec une hauteur indéfinissable, et rendant une humiliation pour une contrariété. Ah! vous êtes là? Je ne vous avais point vu.
— J'y suis, non-seulement de l'aveu, mais encore par l'ordre, du roi, madame, répondit Joyeuse en interrogeant Henri du regard. Ce n'est pas une chose si récréative que de voir écarteler un homme, pour que je vienne à un pareil spectacle si je n'y étais forcé.
— Joyeuse a raison, madame, dit Henri; il ne s'agit ici ni de Lorrains, ni de Guise, ni surtout de la reine; il s'agit de voir séparer en quatre morceaux M. de Salcède, c'est-à-dire un assassin qui voulait tuer mon frère.
— Je suis mal en fortune aujourd'hui, dit Catherine en pliant tout à coup, ce qui était sa tactique la plus habile, je fais pleurer ma fille, et, Dieu me pardonne! je crois que je fais rire M. de Joyeuse.
— Ah! madame, s'écria Louise en saisissant les mains de Catherine, est-il possible que Votre Majesté se méprenne à ma douleur?
— Et à mon respect profond, ajouta Anne de Joyeuse, en s'inclinant sur le bras du fauteuil royal.
— C'est vrai, c'est vrai, répliqua Catherine, enfonçant un dernier trait dans le coeur de sa belle-fille. Je devrais savoir combien il vous est pénible, ma chère enfant, de voir dévoiler les complots de vos alliés de Lorraine; et, bien que vous n'y puissiez mais, vous ne souffrez pas moins de cette parenté.
— Ah! quant à cela, ma mère, c'est un peu vrai, dit le roi, cherchant à mettre tout le monde d'accord; car enfin, cette fois, nous savons à quoi nous en tenir sur la participation de MM. de Guise à ce complot.
— Mais, sire, interrompit plus hardiment qu'elle n'avait fait encore Louise de Lorraine, — Votre Majesté sait bien qu'en devenant reine de France, j'ai laissé mes parents tout en bas du trône.
— Oh! s'écria Anne de Joyeuse, vous voyez que je ne me trompais pas, sire; voici le patient qui paraît sur la place. Corbleu! la vilaine figure!
— Il a peur, dit Catherine; il parlera.
— S'il en a la force, dit le roi. Voyez donc, ma mère, sa tête vacille comme celle d'un cadavre.
— Je ne m'en dédis pas, sire, dit Joyeuse, il est affreux.
— Comment voudriez-vous que ce fût beau, un homme dont la pensée est si laide? Ne vous ai-je point expliqué, Anne, les rapports secrets du physique et du moral, comme Hippocrate et Galenus les comprenaient et les ont expliqués eux-mêmes?
— Je ne dis pas non, sire; mais je ne suis pas un élève de votre force, moi, et j'ai vu quelquefois de fort laids hommes être de très braves soldats. N'est-ce pas, Henri?
Joyeuse se retourna vers son frère, comme pour appeler son approbation à son aide; mais Henri regardait sans voir, écoutait sans entendre; il était plongé dans une profonde rêverie; ce fut donc le roi qui répondit pour lui.
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