Alexandre Dumas - Les Quarante-Cinq — Tome 1
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Le compère Friard, qui avait réussi à retrouver sa femme et qui, protégé par elle, paraissait ne plus rien craindre, le compère Friard contait à son auguste moitié les nouvelles du jour, enrichies de commentaires de sa façon.
Enfin les cavaliers, dont l'un avait été nommé Mayneville par le petit page, tenaient conseil pour savoir s'ils ne devaient pas tourner le mur d'enceinte, dans l'espérance assez bien fondée d'y trouver une brèche, d'entrer dans Paris sans avoir besoin de se présenter plus longtemps à la porte Saint-Antoine ou à aucune autre.
Robert Briquet, en philosophe qui analyse, et en savant qui extrait la quintessence, Robert Briquet, disons-nous, s'aperçut que tout ce dénoûment de la scène que nous venons de raconter allait se faire près de la porte, et que les conversations particulières des cavaliers, des bourgeois et des paysans ne lui apprendraient plus rien.
Il s'approcha donc le plus qu'il put d'une petite baraque qui servait de loge au portier et qui était éclairée par deux fenêtres, l'une s'ouvrant sur Paris, l'autre sur la campagne.
A peine était-il installé à ce nouveau poste qu'un homme, accourant de l'intérieur de Paris au grand galop de son cheval, sauta à bas de sa monture, et, entrant dans la loge, apparut à la fenêtre.
— Ah! ah! fit Loignac.
— Me voici, monsieur de Loignac, dit cet homme.
— Bien, d'où venez-vous?
— De la porte Saint-Victor.
— Votre bordereau?
— Cinq.
— Les cartes?
— Les voici.
Loignac prit les cartes, les vérifia, et écrivit sur une ardoise qui paraissait avoir été préparée à cet effet, le chiffre 5.
Le messager partit.
Cinq minutes ne s'étaient point écoulées que deux autres messagers arrivaient.
Loignac les interrogea successivement; et toujours à travers son guichet.
L'un venait de la porte Bourdelle, et apportait le chiffre 4.
L'autre de la porte du Temple, et annonçait le chiffre 6.
Loignac écrivit avec soin ces chiffres sur son ardoise.
Ces messagers disparurent comme les premiers et furent successivement remplacés par quatre autres, lesquels arrivaient:
Le premier, de la porte Saint-Denis, avec le chiffre 5;
Le second, de la porte Saint-Jacques, avec le chiffre 3;
Le troisième, de la porte Saint-Honoré, avec le chiffre 8;
Le quatrième, de la porte Montmartre, avec le chiffre 4.
Un dernier apparut enfin, venant de la porte Bussy, et apportant le chiffre 4.
Alors Loignac aligna avec attention, et tout bas, les lieux et les chiffres suivants:
Porte Saint-Victor 5
Porte Bourdelle 4
Porte du Temple 6
Porte Saint-Denis 5
Porte Saint-Jacques 3
Porte Saint-Honoré 8
Porte Montmartre 4
Porte Bussy 4
Enfin porte Saint-Antoine 6
__
Total, quarante-cinq, ci 45
— C'est bien.
— Maintenant, cria Loignac d'une voix forte, ouvrez les portes, et entre qui veut!
Les portes s'ouvrirent.
Aussitôt chevaux, mules, femmes, enfants, charrettes, se ruèrent dans Paris, au risque de s'étouffer dans l'étranglement des deux piliers du pont-levis.
En un quart d'heure s'écoula, par cette vaste artère qu'on appelait la rue Saint-Antoine, tout l'amas du flot populaire qui, depuis le matin, séjournait autour de cette digue momentanée.
Les bruits s'éloignèrent peu à peu.
M. de Loignac remonta à cheval avec ses gens. Robert Briquet, demeuré le dernier, après avoir été le premier, enjamba flegmatiquement la chaîne du pont en disant:
— Tous ces gens-là voulaient voir quelque chose, et ils n'ont rien vu, même dans leurs affaires; moi je ne voulais rien voir, et je suis le seul qui ait vu quelque chose. C'est engageant, continuons; mais à quoi bon continuer? j'en sais, pardieu! bien assez. Cela me sera-t-il bien avantageux de voir déchirer M. de Salcède en quatre morceaux? Non, pardieu! D'ailleurs j'ai renoncé à la politique.
Allons dîner; le soleil marquerait midi s'il y avait du soleil; il est temps.
Il dit, et rentra dans Paris avec son tranquille et malicieux sourire.
IV
LA LOGE EN GRÈVE DE S.M. LE ROI HENRI III
Si nous suivions maintenant jusqu'à la place de Grève, où elle aboutit, cette voie populeuse du quartier Saint-Antoine, nous retrouverions dans la foule beaucoup de nos connaissances; mais tandis que tous ces pauvres citadins, moins sages que Robert Briquet, s'en vont, heurtés, coudoyés, meurtris, les uns derrière les autres, nous préférons, grâce au privilège que nous donnent nos ailes d'historien, nous transporter sur la place elle-même, et quand nous aurons embrassé tout le spectacle d'un coup d'oeil, nous retourner un instant vers le passé, afin d'approfondir la cause après avoir contemplé l'effet.
On peut dire que maître Friard avait raison en portant à cent mille hommes au moins le chiffre des spectateurs qui devaient s'entasser sur la place de Grève et aux environs pour jouir du spectacle qui s'y préparait. Paris tout entier s'était donné rendez-vous à l'Hôtel-de-Ville, et Paris est fort exact; Paris ne manque pas une fête, et c'est une fête, et même une fête extraordinaire, que la mort d'un homme, lorsqu'il a su soulever tant de passions, que les uns le maudissent et que les autres le louent, tandis que le plus grand nombre le plaint.
Le spectateur qui réussissait à déboucher sur la place soit par le quai, près du cabaret de l'Image Notre Dame, soit par le porche même de la place Beaudoyer, apercevait tout d'abord, au milieu de la Grève, les archers du lieutenant de robe courte, Tanchon, et bon nombre de Suisses et de chevau- légers entourant un petit échafaud élevé de quatre pieds environ.
Cet échafaud, si bas qu'il n'était visible que pour ceux qui l'entouraient, ou pour ceux qui avaient le bonheur d'avoir place a quelque fenêtre, attendait le patient dont les moines s'étaient emparés depuis le matin, et que, suivant l'énergique expression du peuple, ses chevaux attendaient pour lui faire faire le grand voyage.
En effet, sous un auvent de la première maison après la rue du Mouton, sur la place, quatre vigoureux chevaux du Perche, aux crins blancs, aux pieds chevelus, battaient le pavé avec impatience et se mordaient les uns les autres, en hennissant, au grand effroi des femmes qui avaient choisi cette place de leur bonne volonté, ou qui avaient été poussées de ce côté par la foule.
Ces chevaux étaient neufs; à peine quelquefois, par hasard, avaient-ils, dans les plaines herbeuses de leur pays natal, supporté sur leur large échine l'enfant joufflu de quelque paysan attardé au retour des champs, lorsque le soleil se couche.
Mais après l'échafaud vide, après les chevaux hennissants, ce qui attirait d'une façon plus constante les regards de la foule, c'était la principale fenêtre de l'Hôtel-de-Ville, tendue de velours rouge et or, et au balcon de laquelle pendait un tapis de velours, orné de l'écusson royal.
C'est qu'en effet cette fenêtre était la loge du roi.
Une heure et demie sonnait à Saint-Jean en Grève, lorsque cette fenêtre, pareille à la bordure d'un tableau, s'emplit de personnages qui venaient poser dans leur cadre.
Ce fut d'abord le roi Henri III, pâle, presque chauve, quoiqu'il n'eût à cette époque que trente-quatre à trente-cinq ans; l'oeil enfoncé dans son orbite bistrée, et la bouche toute frémissante de contractions nerveuses.
Il entra, morne, le regard fixe, à la fois majestueux et chancelant, étrange dans sa tenue, étrange dans sa démarche, ombre plutôt que vivant, spectre plutôt que roi; mystère toujours incompréhensible et toujours incompris pour ses sujets, qui, en le voyant paraître, ne savaient jamais s'ils devaient crier: Vive le roi! ou prier pour son âme.
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