Edward Trelawny - Un Cadet de Famille, v. 1/3
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Je me rappelle que le lendemain, pendant qu'on déchargeait le vaisseau, ces effrontées pécheresses enlevèrent les trois canons de 32, et je pense qu'il y en avait bien trois ou quatre cents qui viraient le cabestan.
Aussitôt notre débarquement opéré, le capitaine Morris écrivit à mon père pour lui demander ce qu'il fallait faire de moi, puisque son vaisseau, hors de service, était obligé de rester en rade.
Mon père répondit que, bien déterminé à ne pas me recevoir dans sa maison, il priait le capitaine de m'envoyer de suite dans l'école de navigation du docteur Burney.
Je fus épouvanté à l'annonce de cette nouvelle; je pensais en avoir fini avec les pensions; car, pour moi, elles ressemblaient toutes à celles du collége Sayers. Je pressentis donc une vie de pénitences imméritées et d'impitoyables tortures.
Le capitaine Morris, qui souffrait d'une cruelle blessure, fut obligé de quitter le vaisseau, et il me plaça, avec deux autres enfants de mon âge, sous la surveillance d'un contre-maître qui nous amena avec lui à Gaspart. Ce marin avait reçu l'ordre du capitaine de nous conduire dans la maison du docteur Burney.
VII
Le vieux Noé et sa famille hétérogène, en mettant le pied in terra firma , ne ressentirent point, bien certainement, un plaisir plus vif que celui qui nous remplit le cœur lorsque nous quittâmes le vaisseau. Le visage du contre-maître, qu'une longue habitude d'obéissance et à la fois d'autorité avait rendu impassible et grave comme une figurine de bois, venait de s'épanouir et ressemblait à celui d'un joyeux bouffon.
Il regardait autour de lui avec autant de majesté que s'il eût été conquérant et possesseur de l'île entière. Comme le vieux brave traitait de trahison et de blasphème l'expression pensive ou morose d'un débarqué, il se tourna brusquement vers moi, et me dit d'une voix grave:
– Holà! mon garçon, qu'avez-vous? Votre physionomie est aussi renfrognée que si nous étions en un jour de dimanche, et que la cloche sonnât pour annoncer l'heure des prières. Vous ne me prenez pas sans doute pour cet idiot de curé que nous avions à bord?
Le contre-maître avait deviné juste, en pressentant qu'une idée attristante absorbait ma joie. C'était le souvenir des ordres donnés par mon père et que le marin devait exécuter.
– N'allez jamais à l'église sur terre, mon fils, reprit vivement le contre-maître; sur mer on ne peut pas toujours en éviter l'obligation; mais là, les prières se comprennent, il y a quelque chose à demander à Dieu: le beau temps et de riches butins; mais à terre, garçon, il n'y a rien du tout à souhaiter. Allons, mes enfants, marchez la tête haute et cherchons la taverne de la Couronne et l'Ancre ; elle doit être quelque part dans ces latitudes, si elle n'a pas échappé à son amarrage.
Ces paroles du contre-maître me firent bondir de joie.
Un répit! m'écriai-je en mon âme; il a oublié la pension et nous allons à la taverne!
Je doublai le pas, marchant de l'allure impatiente et décidée d'un cheval sans frein, quand j'aperçus (car je dévorais les enseignes du regard) une brillante couronne suspendue au-dessus de l'auvent d'une porte; je la montrai à notre gardien, qui nous y entraîna rapidement.
Au moment de franchir le seuil de l'entrée, le marin s'arrêta, et, passant la main sur son front, il nous dit d'un air effaré:
– Arrière, mes garçons, arrière, voyons! Voyons, le capitaine m'a dit de… de vous conduire à… au… où diable est-ce? Dites donc, garçons, où faut-il que vous alliez?
– Aller? répétâmes-nous d'un commun accord et de l'air le plus surpris.
– Certainement, le capitaine m'a ordonné de vous conduire quelque part; c'est très-drôle que vous ne le sachiez pas, et plus drôle encore qu'il me soit impossible de le rappeler à ma satanée mémoire. Bon, j'y suis… au docteur; quelqu'un de Gaspart, enfin… Oui, oui, j'ai entendu parler du bonhomme; je me souviens que dans le temps mon père voulait me faire nager dans son sillage; mais j'étais rusé comme un jeune marsouin, et je n'ai point voulu entrer dans sa maudite frégate. Pour vous, garçons, c'est différent, il faut obéir; j'en suis responsable. Voyons, je suis libre, loin du drapeau, et je puis agir à ma guise; eh bien, mes petits hommes, que pensez-vous? qu'allez-vous dire? Vous sentez-vous entraînés par le courant sur le sable de l'école? Diable! vous regardez autour de vous comme si vous aviez envie de prendre le large et d'échapper à ma surveillance (Nous songions en effet à nous évader). Allons, allons, enfants, suivez-moi; nous parlerons raison le verre en main; j'ai trois jours de bombances à faire, et il suffit à ma conscience de voir vos noms inscrits sur les registres du docteur un quart d'heure avant de me présenter devant le capitaine. Alerte, mes gaillards; filez votre nœud vers la taverne.
Un garçon s'empressa de nous faire entrer dans une chambre, et pendant qu'il arrangeait le feu en attendant des ordres, notre commodore criait de toute sa force:
– Eh! là-bas, vous autres, vous ne faites pas mal de poussière comme ça avec votre fourneau d'enfer, et si vous ne vous dépêchez pas de nous apporter du grog afin de nettoyer notre gorge, je verrai si une application de tapes sur votre poupe ne vous fera pas agir avec plus de vitesse. – Arrêtez, continua-t-il en rappelant le garçon qui se hâtait de courir pour chercher la consommation demandée. – Enfants, et il se tourna vers nous, ne sentez-vous pas le vent entrer dans votre tillac? Quelle heure est-il, garçon?
– Monsieur, il est dix heures.
– Fort bien, apportez-nous quelque chose à manger.
– Que désirez-vous, monsieur; nous avons du bœuf et du jambon froids?
– Je ne désire ni l'un ni l'autre, gronda le contre-maître; voulez-vous donc nous donner le scorbut, affreux coquin?
– Nous avons aussi des côtelettes et des biftecks.
– C'est cela, apportez-en et faites mouvoir vos jambes un peu plus vite que cela, imbécile que vous êtes… Attendez… serait-il possible d'avoir des poulets?
– Oui, monsieur, oui, nous en avons un superbe dans le garde-manger, répondit le garçon ahuri, et se tenant prudemment à distance du maître d'équipage.
– Un poulet! stupide animal; je vous dis de faire rôtir tout le poulailler et de vous dépêcher, encore; car s'ils ne sont pas sur la table dans cinq minutes, dites à la mère… je ne sais pas son nom… à l'hôtesse, que je l'embrocherai elle-même. Eh bien! pourquoi ne bougez-vous pas? Mais allons donc, butor! Arrêtez… Comment!.. Mais où diable est donc le grog que j'ai demandé il y a une heure?
– Mais, monsieur… balbutia le garçon, de plus en plus effrayé.
– Taisez-vous, belître, dit le marin en lançant au travers de la chambre son chapeau orné de dentelles d'or; taisez-vous et filez sous le vent, ou sinon…
Le garçon, à qui cette manière claire et précise de commander donnait des ailes, se baissa sous la table, et se levant avec l'élasticité d'un diable de tabatière, il s'élança vers la cuisine et disparut comme l'éclair sous les yeux du vieux loup de mer.
Celui-ci, à qui cette rapidité exagérée dans l'exécution de ses ordres était loin de déplaire, jeta sur nous un regard de triomphante satisfaction; puis, élevant la main droite jusqu'à la hauteur de sa bouche, il en retira, avec une délicatesse suprême, une chique qui y était toujours emprisonnée et qui faisait croire aux étrangers que le vieux marin avait sous une de ses joues un incurable abcès. Après avoir, par une seconde manœuvre, transporté de la main droite au creux de la main gauche ce morceau de tabac, à qui il ne donnait de répit qu'aux heures solennelles des repas, notre homme saisit son verre avec la ferme assurance d'un homme habitué à cet exercice, et en avala d'un trait le contenu.
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