Edward Trelawny - Un Cadet de Famille, v. 1/3
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J'avais pris depuis longtemps la détermination de quitter le collége; l'invincible effroi que m'inspirait mon père avait toujours mis un sérieux obstacle à ce projet. Mais en me promenant dans la cour du pensionnat, je résolus de ne jamais y remettre les pieds, et de m'évader le soir même. Depuis deux ans que duraient mes souffrances, elles avaient tellement accablé ma patience, qu'il était impossible de songer à la mettre plus longtemps à l'épreuve. J'étais désespéré, et par conséquent sans espoir de résignation et sans peur de personne.
Vers la nuit tombante, je reçus l'ordre par un domestique de rentrer dans la maison; l'impossibilité d'un départ subit me contraignait forcément à l'obéissance, et, après quelques minutes d'hésitation, je le suivis sans réplique.
Un des professeurs m'enferma sans mot dire dans une chambre élevée de la maison, et, à l'heure du souper, on me donna un morceau de pain. C'était un pauvre repas, mais celui que nous faisions ordinairement n'était pas meilleur.
Le lendemain, je ne vis que la servante; elle m'apporta encore la maigre pitance du régime des prisonniers.
Le soir de ce même jour, on me laissa, sans doute par inadvertance, un bout de chandelle pour me coucher.
Une idée affreuse me vint à l'esprit; mais elle ne fut point dictée par un désir de vengeance: ce fut plutôt l'espoir de conquérir ma liberté.
Je pris cette chandelle, et j'enflammai les rideaux de mon lit: le feu se propagea rapidement, et sans même avoir la pensée de m'enfuir, je regardais les progrès avec un plaisir joyeux et enfantin.
Après avoir consumé les rideaux, le feu gagna le lit, la boiserie, les meubles, et la chambre devint le centre d'un violent incendie.
Je commençais à suffoquer de chaleur et d'étourdissement, car une épaisse fumée obscurcissait par intervalles la brillante clarté des flammes. Le domestique vint reprendre sa chandelle; à son entrée, le vent s'engouffra par la porte et augmenta rapidement l'intensité du feu.
– Georges, criai-je au domestique, dont la peur avait paralysé les mouvements, vous m'avez dit que, malgré le froid, je me passerais de feu; eh bien, j'en ai allumé un moi-même.
Le valet me prit sans doute pour un démon, car il s'enfuit en jetant des rugissements d'épouvante et d'alarme. On accourut; l'incendie fut rapidement éteint, mais il avait entièrement dévoré les meubles. Je fus transporté dans un autre appartement, et un homme resta toute la nuit pour me surveiller. Cette précaution me rendit extrêmement fier, et doubla, à mes yeux, la terrible crainte que j'inspirais. Cependant, lorsque j'entendais appeler mon action sacrilége, blasphème, frénésie, j'en restais un peu surpris, car je n'en comprenais pas le sens. On me laissa entièrement seul pendant toute la journée, et, à mon grand étonnement, je ne vis point mon révérend professeur; sans doute, il se ressentait encore de sa chute sur la tête. Mes maîtres défendirent expressément aux élèves de pénétrer jusqu'à moi, et cette recommandation se montra encore plus sévère à l'égard de mon frère, auquel on assura que j'étais un être maudit, et que mon contact serait sa perdition.
Le lendemain de cette mémorable journée, je fus reconduit sous bonne garde au domicile paternel. Fort heureusement pour mes épaules, mon père était absent, car une fortune imprévue et considérable venait de lui être léguée.
À son retour au logis, il feignit d'ignorer la cause de mon renvoi du collége; soit parce que son humeur morose s'était adoucie dans son enchantement d'hériter, soit par mesure politique; toujours est-il qu'il ne me parla nullement de mon aventure.
Un jour, en sortant de table, il dit à ma mère:
– Je crois, madame, que vous avez un peu d'influence sur l'indomptable caractère de votre fils. Donnez-lui vos soins, je vous prie, car je suis fermement résolu à ne jamais m'occuper de lui. S'il veut se conduire raisonnablement, gardez-le ici, sinon il faut songer à lui trouver un autre domicile. J'avais à cette époque à peu près onze ans.
Après une assez vive discussion sur le prix fabuleux qu'avaient coûté mes deux années de collége, mon père finit par conclure qu'il avait eu bien tort de sacrifier tant d'argent, parce qu'il eût été tout aussi bien de m'envoyer à l'école de la paroisse, à laquelle il était obligé de contribuer. Et pour connaître le bénéfice que cet onéreux déboursé de pension avait pu rapporter en savoir, il se tourna vers moi et me dit brusquement:
– Eh bien! monsieur, qu'avez-vous appris?
– Appris? répondis-je en hésitant, car je craignais les suites de sa question.
– Est-ce la manière de répondre à votre père, lourdaud? Parlez plus fort, et dites monsieur . Me prenez-vous pour un laquais? continua-t-il en élevant sa voix jusqu'à un rugissement.
Cette expression furibonde chassa de ma tête le peu de science que le maître m'avait enseignée avec des coups et des punitions abominables.
– Qu'avez-vous appris, canaille? redit mon père, que savez-vous, imbécile?
– Pas grand'chose, monsieur.
– Parlez-vous latin?
– Latin? monsieur, je ne sais pas le latin.
– Vous ne savez pas le latin, idiot? comment, vous ne le savez pas? mais je croyais que vos professeurs ne vous enseignaient que cela.
– Autre chose encore, monsieur, le calcul.
– Eh bien! quels progrès avez-vous faits en arithmétique?
– Je n'ai pas appris l'arithmétique, monsieur, mais le calcul et l'écriture.
Mon père avait l'air encore plus stupéfait que grave. Cependant, malgré l'étrangeté de ma réponse, il continua son interrogatoire.
– Pouvez-vous faire la règle de trois, sot que vous êtes?
– La règle de trois, monsieur?
– Connaissez-vous la soustraction, nigaud? répondez-moi: ôtez cinq de quinze, combien reste-t-il?
– Cinq et quinze, monsieur; et, comptant sur mes doigts, en oubliant le pouce, je dis: cela fait… dix-neuf.
– Comment, sot incorrigible, s'écria furieusement mon père, comment! Voyons, reprit-il avec un calme contraint, savez-vous votre table de multiplication?
– Quelle table, monsieur?
Mon père se tourna vers sa femme et lui dit:
– Votre fils est complétement idiot, madame; il est fort possible qu'il ne sache seulement pas son nom; écrivez votre nom, imbécile.
– Écrire, monsieur; je ne puis pas écrire avec cette plume, car ce n'est pas la mienne.
– Alors, épelez votre nom, ignorant, sauvage!
– Épeler, monsieur?
J'étais si étourdi, si confondu, que je déplaçai les voyelles.
Mon père se leva, exaspéré de colère; il renversa la table, et se meurtrit les jambes en essayant de me donner un coup de pied.
Mais j'évitai cette récompense de mon savoir en me précipitant hors de l'appartement.
V
Malgré son augmentation de fortune, mon père n'augmenta pas ses dépenses. Bien au contraire, il établit un système d'économie plus sévère encore que celui qui régissait sa maison à l'époque de ses désastres. Il éprouvait plus de bonheur dans la sourde accumulation de ses richesses qu'il n'en avait jamais ressenti dans le cours de son existence, dont la jeunesse avait été pourtant si joyeusement occupée. L'unique symptôme de vivacité d'esprit et d'imagination que montra encore mon père, au milieu des soucis abrutissants de l'avarice, était dans l'élévation fabuleuse de ses châteaux en Espagne; mais, heureusement pour lui, ses chimères étaient posées sur un piédestal plus solide que celles de la généralité des visionnaires. Les lingots, l'argent monnayé, les terres, les maisons, enfin tout ce qui a une valeur positive et réelle, étaient les objets de ses rêves, l'unique espoir de son ambition.
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