Edward Trelawny - Un Cadet de Famille, v. 1/3
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Comme mon temps de pension a été, depuis le premier jusqu'au dernier jour, une horrible souffrance, je suis obligé d'en raconter les détails, non-seulement parce qu'elle a cruellement influé sur mon caractère, mais encore parce que ces rigueurs des maisons d'enseignement, quoique bien modérées aujourd'hui, sont cependant encore commises à la sourdine sur les enfants pauvres, ou qu'un motif de haine particulière livre à la tenace rancune d'un professeur.
Pour suivre à la lettre les ordres de mon père, on me fouettait tous les jours, et à toutes les heures une volée de coups de canne m'était administrée. Je m'étais habitué si bien à ces horribles traitements que j'y étais devenu insensible, et que les heureuses améliorations qu'ils apportèrent dans mon caractère furent de le rendre entêté, violent et fourbe.
Mon professeur proclama enfin que j'étais l'être le plus sot, le plus ignare et le plus incorrigible de la classe. Sa conduite à mon égard prouvait et motivait la vérité de ses paroles. Car ses plus terribles punitions ne faisaient naître en moi qu'un âcre ressentiment, sans même m'inspirer le désir de m'y soustraire par un peu d'obéissance. J'étais devenu non-seulement insensible aux coups, mais à la honte, mais à toutes les privations. Si mes maîtres se fussent adressés à mon cœur, si le sentiment de ma dégradation intellectuelle m'eût été représenté avec les images du désespoir que je pouvais répandre dans la vie de ma mère, mon esprit se fût plié à des ordres amicalement grondeurs; mais la bonté, la tendresse étaient bien inconnues à des êtres qui martyrisaient sans pitié un misérable enfant. Et, sous le joug du despotisme sauvage qui me courbait comme un esclave exécré, j'ajoutai à tous les mauvais instincts de ma nature, si indignement asservie, une obstination contre laquelle se brisaient toutes les volontés.
Je devins encore vindicatif, et, par d'injustes représailles, brutal et méchant envers mes camarades, sur lesquels je déchargeais ma colère… La peur me gagna non leur amitié, mais leur respect, et si je n'étais pas supérieur à tous par mon application ou mes progrès dans l'étude, je l'étais du moins par la force corporelle et par l'énergie de ma volonté. J'appris ainsi ma première leçon, de la nécessité de savoir se défendre et ne compter que sur soi-même. À cette rigide école mon esprit gagna une force d'indépendance que rien ne put ni comprimer ni affaiblir. Je grandissais en courage, en vigueur d'âme et de corps, dans mon étroite prison, comme grandit, malgré le vent destructeur des tempêtes, un pin sauvage dans la fente d'un rocher de granit.
IV
En augmentant de vigueur, mes forces corporelles me rendirent adroit et leste dans tous les jeux et dans tous les exercices de la gymnastique. J'acquis en même temps la malice, la finesse et la rouerie d'un singe. Résolu à ne jamais rien apprendre, je réservais pour le plaisir toute la vivacité, toute la fougue de mon esprit; je dominais si entièrement mes camarades, qu'ils me choisirent pour chef dans tous leurs complots de rébellion. Lorsque je fus certain de l'ascendant que j'avais sur eux, je songeai à la possibilité de me venger de M. Sayers; mais, avant d'arriver à lui, je voulus essayer ma puissance sur le sous-maître. Après avoir fait un choix parmi les élèves les plus forts et les plus intrépides, je leur communiquai mon intention, à laquelle ils applaudirent avec des transports de joie et de reconnaissance.
Tout bien projeté, discuté, arrangé, nous attendîmes la première sortie.
Une fois par semaine, on nous faisait faire dans la campagne une longue promenade, et le pédagogue désigné pour être le support de notre colère était d'ordinaire le surveillant qui nous accompagnait.
Le jour de sortie arriva le surlendemain, à la grande satisfaction de notre impatience. Nous partîmes joyeusement pour la campagne, et le maître arrêta notre course sous l'ombre d'un grand bois de chênes et de noisetiers. Les élèves qui ignoraient le complot se dispersèrent dans le taillis, tandis que ceux qui étaient initiés à la préparation de la bastonnade attendirent le signal en armant leurs mains du bouleau vengeur. Le sous-maître s'était solitairement assis, un livre à la main, sous l'ombre d'un arbre. Nous approchâmes de lui en silence, et lorsque la position de la bande en révolte m'eut assuré la victoire, je sautai sur notre ennemi, que je maintins immobile en le saisissant par les bouts de sa cravate nouée en corde. Au cri d'effroi et au geste violent qu'il fit pour se dégager de ma furieuse étreinte, mes compagnons tombèrent les uns sur ses jambes, les autres sur ses bras, et nous réussîmes, après de prodigieux efforts, à le jeter sans défense sur le gazon. Nous eûmes alors l'indicible plaisir de lui rendre largement les coups que nous en avions reçus, entre autres un échantillon du fouet dont il garda longtemps le visible souvenir.
Je fus aussi insensible à ses cris, à ses prières et à ses plaintes, qu'il l'avait été aux sanglots de mes souffrances et je laissai à demi mort de rage, de honte, d'indignation et de douleur.
À notre retour au collége, notre maître et pasteur (car M. Sayers était ecclésiastique) resta stupéfait en entendant la narration de notre conduite: il commença à comprendre jusqu'à quel point nous étions irrités contre les règlements de sa maison, et de quels emportements la colère nous rendait capables. L'idée terrible que le sous-maître lui donna de ma violence éveilla la crainte que la sainteté de sa vocation et de sa robe sacerdotale ne fût pas plus respectée que ne l'avait été le grade de premier maître d'étude. M. Sayers comprit qu'ayant une fois goûté les douceurs de la victoire, nous serions assez présomptueux pour refuser nettement d'obéir à ses ordres, que le mauvais exemple de ma rébellion et mon influence pernicieuse, en encourageant les élèves dans l'indiscipline, nuiraient à son autorité, qui deviendrait alors de jour en jour plus faible et plus chimérique.
Ce châtiment si durement infligé au professeur confondit son esprit en lui ouvrant les yeux sur la nécessité de prendre, pour préserver l'avenir, des mesures fermes et décisives: il lui conseilla de faire un exemple en me punissant sévèrement avant que je devinsse assez audacieux pour comploter quelque méchanceté contre lui. Sa prévoyance et ses précautions étaient trop tardives.
À la classe du soir, le lendemain, M. Sayers entra, et s'assit sur l'estrade à la place du maître. Quand il eut promené sur nous son œil de faucon, redressé ses lunettes, il m'appela d'une voix dure. Comme de jeunes chevaux qui viennent d'apprendre tout nouvellement leur force et leur pouvoir, les élèves bondissaient sur leurs siéges, et les énergiques soufflets appliqués par les professeurs n'arrêtaient pas leur turbulente agitation. J'escaladai mon banc, et je parus devant M. Sayers, non pas comme autrefois, pâle, tremblant, mais le regard hautain, le pied ferme, le front calme, et, par moquerie de la tenue de mon juge, audacieusement renversé en arrière. L'air sévère du prêtre ne me fit pas rougir. Mon œil se fixa hardiment sur le sien, et j'attendis son accusation avec arrogance.
Après avoir froidement écouté le récit de ma faute, je répondis en énumérant les griefs que j'avais à venger, et je plaidai, non pas ma cause, mais celle de mes camarades. Sans attendre la fin de ma défense, M. Sayers me frappa à la figure, et cela si violemment, que mes dents s'entrechoquèrent. Je devins furieux, et par un effort soudain, plutôt irréfléchi que calculé, je saisis le féroce directeur par les jambes, je le renversai en arrière, et il tomba lourdement sur la tête. Les professeurs accoururent à son secours, mais les élèves ne firent pas un geste; ils ricanaient entre eux, attendant avec anxiété le résultat de ma brusque revanche. Peu désireux d'être saisi par le sous-maître déjà bâtonné, qui, entre la peur que je lui inspirais et ses devoirs envers son chef, demeurait irrésolu, je m'élançai hors de la classe.
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