Edward Trelawny - Un Cadet de Famille, v. 1/3
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Nous marchâmes ainsi pendant une heure et sans échanger la moindre parole. Moi, je suivis mon père d'un air bourru, tandis que le pauvre James, ivre de peur, trébuchait à chaque pas, et, sans ma main qui saisit la sienne, il serait infailliblement tombé de faiblesse et d'épouvante.
Arrivés à l'extrémité de la ville, mon père questionna un marchand assis devant sa porte, et d'après la réponse qui lui fut faite, il se dirigea d'un air superbe vers un sombre édifice entouré de hautes murailles. Nous suivîmes automatiquement notre majestueux conducteur dans un long passage, au bout duquel se trouvait une porte massive, lourde et chargée de serrures comme celle d'une prison. Mon père frappa, le domestique qui ouvrit nous fit traverser d'abord une immense salle remplie d'ombre et d'une atmosphère glaciale, puis enfin il nous laissa dans un petit parloir sévèrement et tristement meublé de quelques chaises.
Après dix minutes d'une silencieuse attente, minutes dont l'anxieuse longueur me parut éternelle, un petit homme parut. La tête de cet homme, renversée en arrière, soit dans le dessein de relever par la fierté de cette pose la médiocre apparence de sa frêle personne, soit par l'habitude de regarder du haut en bas son interlocuteur en le toisant comme une bête de somme, donnait à sa physionomie, à demi cachée sous de grandes lunettes bleues, quelque chose de faux, de lâche et de servilement bas. Les grandes boucles d'argent qui reluisaient sur ses souliers, le col étroit qui emprisonnait son cou comme un carcan de fer, ajoutaient à la première impression produite par son aspect un air précis, froid et terriblement méthodique pour l'imagination d'un enfant.
Le regard rapide de ses yeux de faucon, sous ses lunettes relevées, tomba d'abord sur mon père, et, quand il nous eut également examinés, il comprit sans doute le but de notre visite, car il avança une chaise à mon père, et d'un signe brusque et impératif il nous engagea tous deux à nous asseoir.
– Monsieur, dit mon père après avoir répondu à la profonde salutation du petit homme, vous êtes, je crois, monsieur Sayers?
– Oui, monsieur.
– Pouvez-vous disposer de deux places dans votre pension?
– Certainement, monsieur.
– Eh bien! répliqua mon père, maintenant, monsieur, voulez-vous vous charger de ces indomptables vagabonds qui me rendent fort malheureux, car il m'est impossible d'en obtenir respect et obéissance? Celui-ci, continua mon père en me désignant, fait plus de mal, cause plus de tourments et de discorde dans ma maison que ne le font ici, bien certainement, vos soixante pensionnaires.
En entendant ces paroles, le pédagogue remit ses lunettes sur le bout pointu de son nez, et me regarda en dessous. Ses deux mains se joignirent comme rapprochées par l'étreinte d'un bouleau correcteur, et il jeta à mon père un coup d'œil oblique.
– Ce mauvais garçon, ajouta mon père, qui comprit l'éloquente réponse de son interlocuteur, a un naturel féroce, sauvage; je le crois incorrigible.
Un petit ricanement déplissa les lèvres froncées du maître.
– Incorrigible! s'écria-t-il en faisant un pas vers moi.
– Oui, et tout à fait. Il montera un jour sur l'échafaud si vous ne fouettez énergiquement le diable qu'il a dans le corps. Je l'ai vu commettre ce matin un acte de déloyauté, d'insubordination, de félonie, pour lequel il mérite la corde. Mais je me contente de satisfaire ma juste fureur par son exil, et c'est, je vous assure, trop d'indulgence. Mon fils aîné, que voici, est déjà gâté par les insinuations de ce vaurien, dont il a eu la faiblesse de se faire le complice. Cependant il y a plus à espérer de sa nature, qui est douce, tranquille, et que le travail polira complétement.
Quand mon père eut enfin achevé la longue énumération de nos crimes, dont je supprime les trois quarts, il prit avec M. Sayers les arrangements indispensables, nous recommanda encore chaleureusement à toutes les rigueurs de sa domination et sortit du parloir sans même nous regarder.
Je souffris mortellement de cet insensible abandon, et je restai bouche béante, immobile, terrifié, ne comprenant que trop la cruauté de la conduite de mon père, qui nous arrachait sans commisération du lieu de notre enfance, des bras de notre mère, dont il ne nous avait même pas été permis de rencontrer le regard. Cet exil, ce pouvoir étranger, cette maison à l'extérieur horrible, me causaient une si vive impression, que je ne m'aperçus pas que j'étais poussé par M. Sayers dans une vaste et triste cour, au milieu d'une quarantaine d'enfants. En les voyant tous, grands et petits, se grouper autour de moi, en entendant leurs questions déplacées, leurs rires moqueurs, je repris mes sens, et je souhaitai de toutes les puissances de mon âme que la terre s'entr'ouvrît pour me dérober à leur insolente inspection et à la misérable existence qui m'était promise.
Le cœur gonflé par les larmes que je n'osais répandre, je demandai intérieurement au ciel, avec une énergie bien au-dessus de mon âge, la fin de ma vie, et je venais d'atteindre à peine ma neuvième année!
Eh bien! si à cette époque il m'eût été permis d'apercevoir l'avenir qui m'attendait, je me serais brisé la cervelle contre le mur auquel je m'appuyai, morne, stupide de chagrin, sans voix et sans regard.
Le caractère tranquille et doux de mon frère le rendait capable de supporter patiemment sa destinée; mais sa figure pâle et triste, mais l'imperceptible tremblement de ses mains, la lourdeur de ses paupières, la faiblesse de sa voix, montraient que, si nos souffrances étaient dissemblables dans l'expression, elles avaient la même force et nous oppressaient également le cœur. Quoique je me sois constamment trouvé malheureux pendant mes deux années de collége, les douleurs qui marquèrent le premier jour de mon installation se sont plus fortement encore que les autres gravées dans mon souvenir. Je me rappelle que le soir, au souper, il me fut impossible de porter jusqu'à mes lèvres, tremblantes de fièvre, l'immonde nourriture qui nous fut servie en portions d'une cruelle mesquinerie.
Je ne trouvai un peu de soulagement que dans le misérable grabat qui me fut assigné loin de mon frère, car déjà on nous séparait.
Lorsque les lumières furent éteintes, et que les ronflements de mes nouveaux camarades m'eurent laissé en pleine liberté, je me pris à pleurer amèrement, et mon oreiller se mouilla de mes larmes. Si le frôlement d'une couverture ou la respiration d'un dormeur éveillé troublait le silence, j'étouffais vivement le bruit de mes sanglots; et la nuit s'écoula dans l'épanchement de cette surabondante douleur.
Je m'endormis vers le matin; mais cette heure de repos fut courte, car au point du jour on m'éveilla brusquement, et sitôt habillé il fallut descendre dans les salles d'étude.
Les enfants élevés sous l'oppression brutale, cruelle et absolue d'un maître sans cœur, perdent complétement les bons instincts qui gisent au fond des natures en apparence les plus mauvaises. La brutalité leur révèle leurs forces, les décuple pour le mal, en comprimant les efforts généreux qu'elles pourraient leur faire entreprendre si elles étaient doucement dirigées vers le bien. Mais la parole sans réplique d'une volonté supérieure par ordre, et non par mérite, mais la froide cruauté des punitions, souvent injustes, en aigrissant le caractère à peine formé d'un enfant, étouffe ses bonnes dispositions, en donnant naissance à la ruse, à l'égoïsme et au mensonge, car ce sont alors les seuls moyens de défense qu'il puisse opposer à d'indignes traitements.
Après le sonore appel de la cloche qui nous réunissait dans la salle, le professeur parut, sa férule à la main. C'était encore, comme le maître de la maison, un pédagogue du vieux temps, à l'air dur, à la physionomie froide, revêche, ennuyée. Il avait aussi une croyance absolue dans l'efficacité des coups, et la prouvait continuellement en les employant dans toutes les circonstances où la sagesse de l'élève paraissait douteuse. Cette pension, dans laquelle on n'entendait depuis le matin jusqu'au soir que des cris, des pleurs, des murmures de rébellion et des sanglots d'épouvante, ressemblait bien plus à une maison de correction qu'à une académie de sciences; et quand je songeais aux recommandations qu'avait faites mon père de ne point m'épargner la verge, je sentais dans tout mon corps un vif tressaillement, et mon cœur palpitait d'effroi.
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