Edward Trelawny - Un Cadet de Famille, v. 2/3
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Je suivis la jeune fille, en pensant qu'elle avait fait une très-jolie description de la tribu des mouches.
Tout le monde mit pied à terre sous une verandah, et nous fûmes conduits par de Ruyter dans l'intérieur de la maison. Une double rangée de persiennes protégeait les appartements contre les ardeurs du soleil, et laissait l'air et le vent circuler par les ouvertures en toute liberté. La salle d'entrée occupait le tiers de la maison: elle était pavée en grands carreaux de marbre blanc, et un bassin d'une forme ovale, rempli d'eau, jetait dans l'air la fraîcheur la plus suave.
En visitant le jardin, je découvris une citerne dont l'eau, après avoir arrosé la terre, formait une cascade et allait sauter de rocher en rocher, jusqu'à ce qu'elle eût atteint la rivière, dont on voyait, des hautes fenêtres de la maison, la nappe calme et argentée.
De Ruyter avait fait creuser la montagne jusqu'à la source d'une de ces fontaines, dont il dirigeait le cours dans ses terres.
Autour de la salle dans laquelle nous étions entrés s'étendait un large divan garni de coussins; les murs étaient ornés d'armes indiennes et européennes pour la chasse, mêlées à des dessins et à des gravures de prix.
Zéla et ses femmes furent conduites dans une aile de la maison, et sur la porte d'entrée de l'appartement qui s'y trouvait était écrit ce mot en caractères persans: Le Zennanah .
– Cette désignation, nous dit de Ruyter, est une fantaisie de l'artiste qui a peint l'intérieur de la maison; car votre Zéla est la première femme qui entre ici.
Après avoir montré à Aston la chambre qui lui était destinée, de Ruyter se tourna vers moi et me dit:
– Je crois, mon Trelawnay, qu'une chambre entourée de murailles ne pourrait convenir à votre esprit errant: nous vous laisserons aller çà et là; du reste, je sais que vous le feriez sans ou avec ma permission. Si vous avez besoin de quelque chose, frappez dans vos mains, et si ces besoins sont des besoins réels, ils seront à l'instant satisfaits. Quant aux choses luxueuses, j'évite ce luxe du climat; mais il n'est pas défendu. La défense n'atteint jamais son but et met une valeur sur des ombres. Quand la cloche sonnera une heure, le déjeuner sera servi dans la salle.
LVI
Quand de Ruyter nous eut quittés, Aston s'écria d'un ton surpris:
– Que veut-il dire? Quel est le sens réel de sa phrase? Parle-t-il bien sérieusement du luxe intérieur de sa maison, de ce luxe dont la grandiose simplicité surpasse les splendeurs les plus raffinées et les plus exquises de la civilisation?
– Je crois, répondis-je en riant, que de Ruyter se moque de nous, ou qu'il cherche à se mettre en garde contre les excès complimenteurs de notre juste admiration.
– Vous avez peut-être raison, mon cher Trelawnay, reprit mon ami; mais une chose dont je suis bien certain, c'est qu'un long séjour dans cette royale résidence du désert nous rendra fort difficiles sur le choix d'une habitation, en les faisant toutes paraître à nos yeux plus laides et plus sales qu'une hutte irlandaise.
Tout en causant, nous nous promenions autour de la salle, et j'allais proposer à Aston de m'accompagner dans le jardin, lorsque la cloche dont nous avait parlé de Ruyter annonça que le déjeuner était servi.
Nous nous mîmes à table.
– Je crains fort, mon cher Trelawnay, me dit de Ruyter en riant, que vous ne soyez un triste convive, si la reine des abeilles ne daigne pas abandonner en votre faveur les coutumes de son pays pour se conformer à celles du nôtre.
Une femme fut appelée, et je lui donnai l'ordre d'aller chercher lady Zéla. Après d'assez longues hésitations entremêlées de pourparlers, la jeune fille se décida à se rendre à nos prières.
Une couche disposée à la hâte reçut la belle Arabe, qui ne s'était jamais assise sur une chaise.
Les jolis petits doigts de Zéla essayèrent vainement de se servir pour manger d'une vilaine fourchette de fer: leurs gracieux et impuissants efforts donnaient à tous les gestes de la jeune fille une si adorable gaucherie, qu'après avoir contemplé un instant son léger embarras, je lui ôtai la fourchette des mains en la priant de m'apprendre à me servir de mes doigts pour ramasser les grains de riz servis sur mon assiette et les porter à mes lèvres; mais la leçon, rieusement donnée, fut très-peu profitable, car l'impatience me faisait avaler ensemble et le riz et la chair du poulet.
Zéla sortit de table avant la fin du déjeuner, et nous promit gracieusement que sa présence charmerait notre promenade du soir.
Quand les débris du repas eurent été remplacés par le café et les pipes, nous nous couchâmes sur les divans qui entouraient la salle, et nos yeux, alanguis par la fatigue, se reposèrent doucement dans la contemplation de l'eau limpide du bassin, qui ressemblait à une glace entourée d'un cadre de marbre. Trop heureux pour analyser nos jouissances et nous faire part mutuellement des sensations de bien-être qui remplissaient nos cœurs, nous restions silencieux, et cet engourdissement moral se répandit peu à peu sur la nature physique; car nous tombâmes, sans nous en apercevoir, dans le repos d'un profond sommeil.
Deux heures après nous sortions du bain, et on nous apportait des rafraîchissements avec une corbeille remplie de fruits et de confitures. Quand nous eûmes savouré le jus acide de la grenade et celui de l'orange mêlé à de l'eau glacée, nous rentrâmes dans la salle, où du café brûlant et nos pipes nous aidèrent à attendre sans impatience la disparition du soleil derrière les montagnes. À la chute du jour, Zéla se rendit à notre appel, et nous visitâmes les terres cultivées qui entouraient la maison de de Ruyter.
Un sentier sablonneux, ombragé d'arbres touffus, nous conduisit par une montée facile dans une chambre d'été, dont la construction extérieure, aussi bien que la couleur des murs, ressemblaient exactement aux draperies d'une tente. Des fenêtres de cette chambre on découvrait un panorama magnifique, car toutes les mystérieuses beautés de l'île se montraient sans voile: d'un côté, les plaines laissaient pleinement voir leur robe de pourpre et d'émeraude; de l'autre, la mer et le port entier de Bourbon s'offraient aux regards.
– Je vois le vaisseau! s'écria Zéla en frappant joyeusement ses petites mains l'une contre l'autre; regardez, mon frère, ne dirait-on pas qu'il est tout près de nous?
Armé d'un télescope, je vis si distinctement le grab, que mon imagination me montra aussitôt Louis-le-Grand, l'air empressé, égorgeant des tortues sous la banne du pont.
Je sortis avec Zéla de la chambre d'été, et j'allai m'asseoir sur un morceau de rocher, qui formait un dôme arrondi au-dessus d'un profond abîme. Des hauteurs de ce trône improvisé je pus, sans être importun, suivre des regards les mouvements légers et souples de Zéla, qui voltigeait, comme une abeille, de fleurs en fleurs, d'arbres en arbres, effleurant tout du bout de ses jolis doigts, penchant sur chaque arbuste ou sur chaque buisson sa jolie tête et ses beaux yeux rayonnants de plaisir.
Les mouvements gracieux et élégants du corps, l'adresse modeste et dégagée des gestes atteignent dans l'Est une réelle perfection. Comme si elle redoutait la rivalité de l'art, comme si elle s'en indignait, tout en dédaignant de le combattre, la nature a jeté là ses dons les plus rares, les plus précieux et les plus recherchés. Innés chez ce peuple, ils sont défigurés sous la laide forme de l'affectation dans les pays qu'on appelle civilisés; la beauté du corps, la majesté simple et naturelle des gestes, la grâce des mouvements, cet ensemble des qualités extérieures qui ont un charme si séduisant, a déserté les villes populeuses pour se jeter dans les déserts et dans les montagnes. La beauté vit là; elle joue avec les enfants, elle pare le front des jeunes filles, elle flotte sur l'aile du pigeon ramier, elle étincelle dans le brillant et doux regard de la sauvage gazelle.
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