Émile Zola - La Terre
Здесь есть возможность читать онлайн «Émile Zola - La Terre» — ознакомительный отрывок электронной книги совершенно бесплатно, а после прочтения отрывка купить полную версию. В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: literature_19, foreign_antique, foreign_prose, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.
- Название:La Terre
- Автор:
- Жанр:
- Год:неизвестен
- ISBN:нет данных
- Рейтинг книги:4 / 5. Голосов: 1
-
Избранное:Добавить в избранное
- Отзывы:
-
Ваша оценка:
- 80
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
La Terre: краткое содержание, описание и аннотация
Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «La Terre»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.
La Terre — читать онлайн ознакомительный отрывок
Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «La Terre», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.
Интервал:
Закладка:
– Faut tout partager en trois, finit par dire Buteau.
Grosbois hocha la tête, et une discussion s'engagea. Lui, acquis au progrès par ses rapports avec les grandes fermes, se permettait parfois de contrecarrer ses clients de la petite propriété, en se déclarant contre le morcellement à outrance. Est-ce que les déplacements et les charrois ne devenaient pas ruineux, avec des lopins larges comme des mouchoirs? est-ce que c'était une culture, ces jardinets où l'on ne pouvait améliorer les assolements, ni employer les machines? Non, la seule chose raisonnable était de s'entendre, de ne pas découper un champ ainsi qu'une galette, un vrai meurtre! Si l'un se contentait des terres de labour, l'autre s'arrangeait des prairies: enfin, on arrivait à égaliser les lots, et le sort décidait.
Buteau, dont la jeunesse riait volontiers encore, le prit sur un ton de farce.
– Et si je n'ai que du pré, moi, qu'est-ce que je mangerai? de l'herbe alors!.. Non, non, je veux de tout, du foin pour la vache et le cheval, du blé et de la vigne pour moi.
Fouan qui écoutait approuva d'un signe. De père en fils, on avait partagé ainsi; et les acquisitions, les mariages venaient ensuite arrondir de nouveau les pièces.
Riche de ses vingt-cinq hectares, Delhomme avait des idées plus larges; mais il se montrait conciliant, il n'était venu, au nom de sa femme, que pour n'être pas volé sur les mesures. Et, quant à Jésus-Christ, il avait lâché les autres, à la poursuite d'un vol d'alouettes, des cailloux plein les mains. Lorsqu'une d'elles, contrariée par le vent, restait deux secondes en l'air, immobile, les ailes frémissantes, il l'abattait avec une adresse de sauvage. Trois tombèrent, il les mit saignantes dans sa poche.
– Allons, assez causé, coupe-nous ça en trois! dit gaiement Buteau, tutoyant l'arpenteur; et pas en six, car tu m'as l'air, ce matin, de voir à la fois Chartres et Orléans!
Grosbois, vexé, se redressa, très digne.
– Mon petit, tâche d'être aussi soûl que moi et d'ouvrir l'oeil… Quel est le malin qui veut prendre ma place à l'équerre?
Personne n'osant relever le défi, il triompha, il appela rudement le gamin que la chasse au caillou de Jésus-Christ stupéfiait d'admiration; et l'équerre était déjà installée sur son pied, on plantait des jalons, lorsque la façon de diviser la pièce souleva une nouvelle dispute. L'arpenteur, appuyé par Fouan et Delhomme, voulait la partager en trois bandes parallèles au vallon de l'Aigre; tandis que Buteau exigeait que les bandes fussent prises perpendiculairement à ce vallon, sous le prétexte que la couche arable s'amincissait de plus en plus, en allant vers la pente. De cette manière, chacun aurait sa part du mauvais bout; au lieu que, dans l'autre cas, le troisième lot serait tout entier de qualité inférieure. Mais Fouan se fâchait, jurait que le fond était partout le même, rappelait que l'ancien partage entre lui, Mouche et la Grande, avait eu lieu dans le sens qu'il indiquait; et la preuve, c'était que les deux hectares de Mouche borderaient ce troisième lot. Delhomme, de son côté, fit une remarque décisive: en admettant même que le lot fût moins bon, le propriétaire en serait avantagé, le jour où l'on ouvrirait le chemin qui devait longer le champ, à cet endroit.
– Ah! oui, cria Buteau, le fameux chemin direct de Rognes à Châteaudun, par la Borderie! En voilà un que vous attendrez longtemps!
Puis, comme, malgré son insistance, on passait outre, il protesta, les dents serrées.
Jésus-Christ lui-même s'était rapproché, tous s'absorbèrent, à regarder Grosbois tracer les lignes de partage; et ils le surveillaient d'un oeil aigu, comme s'ils l'avaient soupçonné de vouloir tricher d'un centimètre, en faveur d'une des parts. Trois fois, Delhomme vint mettre son oeil à la fente de l'équerre, pour être bien sûr que le fil coupait nettement le jalon. Jésus-Christ jurait contre le sacré galopin, parce qu'il tendait mal la chaîne. Mais Buteau surtout suivait l'opération pas à pas, comptant les mètres, refaisant les calculs, à sa manière, les lèvres tremblantes. Et, dans ce désir de la possession, dans la joie qu'il éprouvait de mordre enfin à la terre, grandissaient l'amertume, la sourde rage de ne pas tout garder. C'était si beau, cette pièce, ces deux hectares d'un seul tenant! Il avait exigé la division, pour que personne ne l'eût, puisqu'il ne pouvait l'avoir, lui; et ce massacre, maintenant, le désespérait.
Fouan, les bras ballants, avait regardé dépecer son bien, sans une parole.
– C'est fait, dit Grosbois. Allez, celle-ci ou celles-là, on n'y trouverait pas une livre de plus!
Il y avait encore, sur le plateau, quatre hectares de terre de labour, mais divisés en une dizaine de pièces, ayant chacune moins d'un arpent; même une parcelle ne comptait que douze ares, et l'arpenteur ayant demandé en ricanant s'il fallait aussi la détailler, la discussion recommença.
Buteau avait eu son geste instinctif, se baissant, prenant une poignée de terre, qu'il approchait de son visage, comme pour la goûter. Puis, d'un froncement béat du nez, il sembla la déclarer la meilleure de toutes; et, l'ayant laissé couler doucement de ses doigts, il dit que c'était bien, si on lui abandonnait la parcelle; autrement, il exigeait la division. Delhomme et Jésus-Christ, agacés, refusèrent, voulurent également leur part. Oui, oui! quatre ares à chacun, il n'y avait que ça de juste. Et l'on partagea toutes les pièces, ils furent certains de la sorte qu'un des trois ne pouvait avoir de quelque chose dont les deux autres n'avaient point.
– Allons à la vigne, dit Fouan.
Mais, comme on revenait vers l'église, il jeta un dernier regard vers la plaine immense, il s'arrêta un instant aux bâtiments lointains de la Borderie. Puis, dans un cri de regret inconsolable, faisant allusion à l'occasion manquée des biens nationaux, autrefois:
– Ah! si le père avait voulu, c'est tout ça, Grosbois, que vous auriez à mesurer!
Les deux fils et le gendre se retournèrent d'un mouvement brusque, et il y eut une nouvelle halte, un lent coup d'oeil sur les deux cents hectares de la ferme, épars devant eux.
– Bah! grogna sourdement Buteau, en se remettant à marcher, ça nous fait une belle jambe, cette histoire! Est-ce qu'il ne faut pas que les bourgeois nous mangent toujours!
Dix heures sonnaient. Ils pressèrent le pas, car le vent avait faibli, un gros nuage noir venait de lâcher une première averse. Les quelques vignes de Rognes se trouvaient au delà de l'église, sur le coteau qui descendait jusqu'à l'Aigre. Jadis, le château se dressait à cette place, avec son parc; et il n'y avait guère plus d'un demi-siècle que les paysans, encouragés par le succès des vignobles de Montigny, près de Cloyes, s'étaient avisés de planter en vignes ce coteau, que son exposition au midi et sa pente raide désignaient. Le vin en fut pauvre, mais d'une aigreur agréable, rappelant les petits vins de l'Orléanais. Du reste, chaque habitant en récoltait à peine quelques pièces; le plus riche, Delhomme, possédait six arpents de vignes; et la culture du pays était toute aux céréales et aux plantes fourragères.
Ils tournèrent derrière l'église, filèrent le long de l'ancien presbytère; puis, ils descendirent parmi les plants étroits, découpés en damier. Comme ils traversaient un terrain rocheux, couvert d'arbustes, une voix aiguë, montant d'un trou, cria:
– Père, v'là la pluie, je sors mes oies!
C'était la Trouille, la fille à Jésus-Christ, une gamine de douze ans, maigre et nerveuse comme une branche de houx, aux cheveux blonds embroussaillés. Sa bouche grande se tordait à gauche, ses yeux verts avaient une fixité hardie, si bien qu'on l'aurait prise pour un garçon, vêtue, en guise de robe, d'une vieille blouse à son père, serrée autour de la taille par une ficelle. Et, si tout le monde l'appelait la Trouille, quoiqu'elle portât le beau nom d'Olympe, cela venait de ce que Jésus-Christ, qui gueulait contre elle du matin au soir, ne pouvait lui adresser la parole, sans ajouter: «Attends, attends! je vas te régaler, sale trouille!»
Читать дальшеИнтервал:
Закладка:
Похожие книги на «La Terre»
Представляем Вашему вниманию похожие книги на «La Terre» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.
Обсуждение, отзывы о книге «La Terre» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.