Émile Zola - La Terre
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Il avait eu ce sauvageon d'une rouleuse de routes, ramassée sur le revers d'un fossé, à la suite d'une foire, et qu'il avait installée dans son trou, au grand scandale de Rognes. Pendant près de trois ans, le ménage s'était massacré; puis, un soir de moisson, la gueuse s'en était allée comme elle était venue, emmenée par un autre homme. L'enfant, à peine sevrée, avait poussé dru, en mauvaise herbe; et, depuis qu'elle marchait, elle faisait la soupe à son père, qu'elle redoutait et adorait. Mais sa passion était ses oies. D'abord, elle n'en avait eu que deux, un mâle et une femelle, volés tout petits, derrière la haie d'une ferme. Puis, grâce à des soins maternels, le troupeau s'était multiplié, et elle possédait vingt bêtes à cette heure, qu'elle nourrissait de maraude.
Quand la Trouille parut, avec son museau effronté de chèvre, chassant devant elle les oies à coup de baguette, Jésus-Christ s'emporta.
– Tu sais, rentre pour la soupe, ou gare!.. Et puis, sale trouille, veux-tu bien fermer la maison, à cause des voleurs!
Buteau ricana, Delhomme et les autres ne purent également s'empêcher de rire, tant cette idée de Jésus-Christ volé leur sembla drôle. Il fallait voir la maison, une ancienne cave, trois murs retrouvés en terre, un vrai terrier à renard, entre des écroulements de cailloux, sous un bouquet de vieux tilleuls. C'était tout ce qu'il restait du château; et, quand le braconnier, à la suite d'une querelle avec son père, s'était réfugié dans ce coin rocheux qui appartenait à la commune, il avait dû construire en pierres sèches, pour fermer la cave, une quatrième muraille, où il avait laissé deux ouvertures, une fenêtre et la porte. Des ronces retombaient, un grand églantier masquait la fenêtre. Dans le pays, on appelait ça le Château.
Une nouvelle ondée creva. Heureusement, l'arpent de vignes se trouvait voisin, et la division en trois lots fut rondement menée, sans provoquer de contestation. Il n'y avait plus à partager que trois hectares de pré, en bas, au bord de l'Aigre; mais, à ce moment, la pluie devint si forte, un tel déluge tomba, que l'arpenteur, en passant devant la grille d'une propriété, proposa d'entrer.
– Hein! si l'on s'abritait une minute chez M. Charles?
Fouan s'était arrêté, hésitant, plein de respect pour son beau-frère et sa soeur, qui, après fortune faite, vivaient retirés, dans cette propriété de bourgeois.
– Non, non, murmura-t-il, ils déjeunent à midi, ça les dérangerait. Mais M. Charles apparut en haut du perron, sous la marquise, intéressé par l'averse; et, les ayant reconnus, il les appela.
– Entrez, entrez donc!
Puis, comme tous ruisselaient, il leur cria de faire le tour et d'aller dans la cuisine, où il les rejoignit. C'était un bel homme de soixante-cinq ans, rasé, aux lourdes paupières sur des yeux éteints, à la face digne et jaune de magistrat retiré. Vêtu de molleton gros bleu, il avait des chaussons fourrés et une calotte ecclésiastique, qu'il portait dignement, en gaillard dont la vie s'était passée dans des fonctions délicates, remplies avec autorité.
Lorsque Laure Fouan, alors couturière à Châteaudun, avait épousé Charles Badeuil, celui-ci tenait un petit café rue d'Angoulême. De là, le jeune ménage, ambitieux, travaillé d'un désir de fortune prompte, était parti pour Chartres. Mais, d'abord, rien ne leur y avait réussi, tout périclitait entre leurs mains; ils tentèrent vainement d'un autre cabaret, d'un restaurant, même d'un commerce de poissons salés; et ils désespéraient d'avoir jamais deux sous à eux, lorsque M. Charles, de caractère très entreprenant, eut l'idée d'acheter une des maisons publiques de la rue aux Juifs, tombée en déconfiture, par suite de personnel défectueux et de saleté notoire. D'un coup d'oeil, il avait jugé la situation, les besoins de Chartres, la lacune à combler dans un chef-lieu qui manquait d'un établissement honorable, où la sécurité et le confort fussent à la hauteur du progrès moderne. Dès la seconde année, en effet, le 19, restauré, orné de rideau et de glaces, pourvu d'un personnel choisi avec goût, se fit si avantageusement connaître, qu'il fallut porter à six le nombre des femmes. Messieurs les officiers, messieurs les fonctionnaires, enfin toute la société n'alla plus autre part. Et ce succès se maintint, grâce au bras d'acier de M. Charles, à son administration paternelle et forte; tandis que Mme Charles se montrait d'une activité extraordinaire, l'oeil ouvert partout, ne laissant rien se perdre, tout en sachant tolérer, quand il le fallait, les petits vols des clients riches.
En moins de vingt-cinq années, les Badeuil économisèrent trois cent mille francs; et ils songèrent alors à contenter le rêve de leur vie, une vieillesse idyllique en pleine nature, avec des arbres, des fleurs, des oiseaux. Mais ce qui les retint deux ans encore, ce fut de ne pas trouver d'acheteur pour le 19, au prix élevé qu'ils l'estimaient. N'était-ce pas à déchirer le coeur, un établissement fait du meilleur d'eux-mêmes, qui rapportait plus gros qu'une ferme, et qu'il fallait abandonner entre des mains inconnues, où il dégénérerait peut-être? Dès son arrivée à Chartres, M. Charles avait eu une fille, Estelle, qu'il mit chez les soeurs de la Visitation, à Châteaudun, lorsqu'il s'installa rue aux Juifs. C'était un pensionnat dévot, d'une moralité rigide, dans lequel il laissa la jeune fille jusqu'à dix-huit ans, pour raffiner sur son innocence, l'envoyant passer ses vacances au loin, ignorante du métier qui l'enrichissait. Et il ne l'en retira que le jour où il la maria à un jeune employé de l'octroi, Hector Vaucogne, un joli garçon qui gâtait de belles qualités par une extraordinaire paresse. Et elle touchait à la trentaine déjà, elle avait une fillette de sept ans, Élodie, lorsque, instruite à la fin, en apprenant que son père voulait céder son commerce, elle vint d'elle-même lui demander la préférence. Pourquoi l'affaire serait-elle sortie de la famille, puisqu'elle était si sûre et si belle? Tout fut réglé, les Vaucogne reprirent l'établissement, et les Badeuil, dès le premier mois, eurent la satisfaction attendrie de constater que leur fille, élevée pourtant dans d'autres idées, se révélait comme une maîtresse de maison supérieure, ce qui compensait heureusement la mollesse de leur gendre, dépourvue de sens administratif. Eux s'étaient retirés depuis cinq ans à Rognes, d'où ils veillaient sur leur petite-fille Élodie, qu'on avait mise à son tour au pensionnat de Châteaudun, chez les soeurs de la Visitation, pour y être élevée religieusement, selon les principes les plus stricts de la morale.
Lorsque M. Charles entra dans la cuisine, où une jeune bonne battait une omelette, en surveillant une poêlée d'alouettes sautées au beurre, tous, même le vieux Fouan et Delhomme, se découvrirent et parurent extrêmement flattés de serrer la main qu'il leur tendait.
– Ah! bon sang! dit Grosbois pour lui être agréable, quelle charmante propriété vous avez là, monsieur Charles!.. Et quand on pense que vous avez payé ça rien du tout! Oui, oui, vous êtes un malin, un vrai!
L'autre se rengorgea.
– Une occasion, une trouvaille, ça nous a plu, et puis Mme Charles tenait absolument à finir ses jours dans son pays natal… Moi, devant les choses du coeur, je me suis toujours incliné.
Roseblanche, comme on nommait la propriété, était la folie d'un bourgeois de Cloyes, qui venait d'y dépenser près de cinquante mille francs, lorsqu'une apoplexie l'y avait foudroyé, avant que les peintures fussent sèches. La maison, très coquette, posée à mi-côte, était entourée d'un jardin de trois hectares, qui descendait jusqu'à l'Aigre. Au fond de ce trou perdu, à la lisière de la triste Beauce, pas un acheteur ne s'était présenté, et M. Charles l'avait eue pour vingt mille francs. Il y contentait béatement tous ses goûts, des truites et des anguilles superbes, pêchées dans la rivière, des collections de rosiers et d'oeillets cultivées avec amour, des oiseaux enfin, une grande volière pleine des espèces chanteuses de nos bois, que personne autre que lui ne soignait. Le ménage, vieilli et tendre, mangeait là ses douze mille francs de rente, dans un bonheur absolu, qu'il regardait comme la récompense légitime de ses trente années de travail.
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