Émile Zola - La Terre
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– Dites, monsieur le curé, demanda Coelina de sa voix aigre, en l'arrêtant, vous nous en voulez, que vous nous expédiez comme un vrai paquet de guenilles?
– Ah! dame! répondit-il, les miens m'attendent… Je ne puis pas être à Bazoches et à Rognes… Ayez un curé à vous, si vous désirez des grand'messes.
C'était l'éternelle querelle entre Rognes et l'abbé, les habitants exigeant des égards, lui s'en tenant à son devoir strict, pour une commune qui refusait de réparer l'église, et où, d'ailleurs, de perpétuels scandales le décourageaient. Il continua, en désignant les filles de la Vierge, qui partaient ensemble:
– Et puis, est-ce que c'est propre, des cérémonies avec des jeunesses sans aucun respect pour les commandements de Dieu?
– Vous ne dites pas ça pour ma fille, j'espère? demanda Coelina, les dents serrées.
– Ni pour la mienne, bien sûr? ajouta Flore.
Alors, il s'emporta, excédé.
– Je le dis pour qui je dois le dire… Ça crève les yeux. Voyez-vous ça avec des robes blanches! Je n'ai pas une procession ici, sans qu'il y en ait une d'enceinte… Non, non, vous lasseriez le bon Dieu lui-même!
Il les quitta, et la Bécu, restée muette, dut mettre la paix entre les deux mères, qui, excitées, se jetaient leurs filles à la tête; mais elle la mettait avec des insinuations si fielleuses, que la querelle s'aggrava. Berthe, ah! oui, on verrait comment elle tournerait, avec ses corsages de velours et son piano! Et Suzanne, fameuse idée de l'envoyer chez la couturière de Châteaudun, pour qu'elle fît la culbute?
L'abbé Godard, libre enfin, s'élançait, lorsqu'il se trouva en face des Charles. Son visage s'épanouit d'un large sourire aimable, il lança un grand coup de tricorne. Monsieur, majestueux salua, madame fit sa belle révérence. Mais il était dit que le curé ne partirait point, car il n'était pas au bout de la place, qu'une nouvelle rencontre l'arrêta. C'était une grande femme d'une trentaine d'années, qui en paraissait bien cinquante, les cheveux rares, la face plate, molle, jaune de son; et, cassée, épuisée par des travaux trop rudes, elle chancelait sous un fagot de menu bois.
– Palmyre, demanda-t-il, pourquoi n'êtes-vous pas venue à la messe, un jour de Toussaint? C'est très mal.
Elle eut un gémissement.
– Sans doute, monsieur le curé, mais comment faire?.. Mon frère a froid, nous gelons chez nous. Alors, je suis allée ramasser ça, le long des haies.
– La Grande est donc toujours aussi dure?
– Ah bien! elle crèverait plutôt que de nous jeter un pain ou une bûche.
Et, de sa voix dolente, elle répéta leur histoire, comment leur grand'mère les chassait, comment elle avait dû se loger avec son frère dans une ancienne écurie abandonnée. Ce pauvre Hilarion, bancal, la bouche tordue par un bec-de-lièvre, était sans malice, malgré ses vingt-quatre ans, si bête, que personne ne voulait le faire travailler. Elle travaillait donc pour lui, à se tuer, elle avait pour cet infirme des soins passionnés, une tendresse vaillante de mère.
En l'écoutant, la face épaisse et suante de l'abbé Godard se transfigurait d'une bonté exquise, ses petits yeux colères s'embellissaient de charité, sa bouche grande prenait une grâce douloureuse. Le terrible grognon, toujours emporté dans un vent de violence, avait la passion des misérables, leur donnait tout, son argent, son linge, ses habits, à ce point qu'on aurait pas trouvé, en Beauce, un prêtre ayant une soutane plus rouge et plus reprisée.
Il se fouilla d'un air inquiet, il glissa à Palmyre une pièce de cent sous.
– Tenez! cachez ça, je n'en ai pas pour les autres… Et il faudra que je parle encore à la Grande, puisqu'elle est si mauvaise.
Cette fois, il se sauva. Heureusement, comme il suffoquait, en remontant la côte, de l'autre côté de l'Aigre, le boucher de Bazoches-le-Doyen, qui rentrait, le prit dans sa carriole; et il disparut au ras de la plaine, secoué, avec la silhouette dansante de son tricorne, sur le ciel livide.
Pendant ce temps, la place de l'Église s'était vidée, Fouan et Rose venaient de redescendre chez eux, où Grosbois se trouvait déjà. Un peu avant dix heures, Delhomme et Jésus-Christ arrivèrent à leur tour; mais on attendit en vain Buteau jusqu'à midi, jamais ce sacré original ne pouvait être exact. Sans doute il s'était arrêté en chemin, à déjeuner quelque part. On voulut passer outre; puis, la sourde peur qu'il inspirait, avec sa mauvaise tête, fit décider qu'on tirerait les lots après le déjeuner, vers deux heures seulement. Grosbois, qui accepta des Fouan un morceau de lard et un verre de vin, acheva la bouteille, en entama une autre, retombé dans son état d'ivresse habituel.
A deux heures, toujours pas de Buteau. Alors, Jésus-Christ, dans le besoin de godaille qui alanguissait le village, par ce dimanche de fête, vint passer devant chez Macqueron, en allongeant le cou; et cela réussit, la porte fut brusquement ouverte, Bécu se montra et cria:
– Arrive, mauvaise troupe, que je te paye un canon!
Il s'était raidi encore, de plus en plus digne à mesure qu'il se grisait. Une fraternité d'ancien militaire ivrogne, une tendresse secrète le portait vers le braconnier; mais il évitait de le reconnaître quand il était en fonction, sa plaque au bras, toujours sur le point de le prendre en flagrant délit, combattu entre son devoir et son coeur. Au cabaret, dès qu'il était soûl, il le régalait en frère.
– Un écarté, hein, veux-tu? Et, nom de Dieu? si les Bédouins nous embêtent, nous leur couperons les oreilles!
Ils s'installèrent à une table, jouèrent aux cartes en criant fort, tandis que les litres, un à un, se succédaient.
Macqueron, dans un coin, tassé, avec sa grosse face moustachue, tournait ses pouces. Depuis qu'il avait gagné des rentes, en spéculant sur les petits vins de Montigny, il était tombé à la paresse, chassant, péchant, faisant le bourgeois; et il restait très sale, vêtu de loques, pendant que sa fille Berthe trimballait autour de lui des robes de soie. Si sa femme l'avait écouté, ils auraient fermé boutique, et l'épicerie, et le cabaret, car il devenait vaniteux, avec de sourdes ambitions, inconscientes encore; mais elle était d'une âpreté féroce au lucre, et lui-même, tout en ne s'occupant de rien, la laissait continuer à verser des canons, pour ennuyer son voisin Lengaigne, qui tenait le bureau de tabac et donnait aussi à boire. C'était une rivalité ancienne, jamais éteinte, toujours près de flamber.
Cependant, il y avait des semaines où l'on vivait en paix; et, justement, Lengaigne entra avec son fils Victor, un grand garçon gauche, qui devait bientôt tirer au sort. Lui, très long, l'air figé, ayant une petite tête de chouette sur de larges épaules osseuses, cultivait ses terres, pendant que sa femme pesait le tabac et descendait à la cave. Ce qui lui donnait une importance, c'était qu'il rasait le village et coupait les cheveux, un métier rapporté du régiment, qu'il exerçait chez lui, au milieu des consommateurs, ou encore à domicile, à la volonté des clients.
– Eh bien! cette barbe, est-ce pour aujourd'hui, compère? demanda-t-il, dès la porte.
– Tiens, c'est vrai, je t'ai dit de venir, s'écria Macqueron. Ma foi, tout de suite, si ça te plaît.
Il décrocha un vieux plat à barbe, prit un savon et de l'eau tiède, pendant que l'autre tirait de sa poche un rasoir grand comme un coutelas, qu'il se mit à repasser sur un cuir fixé à l'étui. Mais une voix glapissante vint de l'épicerie voisine.
– Dites donc, criait Coelina, est-ce que vous allez faire vos saletés sur les tables?.. Ah! non, je ne veux pas, chez moi, qu'on trouve du poil dans les verres!
C'était une attaque à la propreté du cabaret voisin, où l'on mangeait plus de cheveux qu'on ne buvait de vrai vin, disait-elle.
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