Par exemple, si nous allons dans un parc et que nous y voyons de magnifiques fleurs, l’attachement peut apparaître. Nous exagérons les qualités de ces fleurs et cherchant à nous faire plaisir nous nous attachons à notre conception déformée. Cependant, nous pouvons renoncer à l’attachement sans avoir à renoncer au plaisir, simplement en offrant immédiatement aux Bouddhas tout ce qui nous semble attrayant. De cette manière, l’esprit égoïste d’attachement ne peut plus se manifester et nous sommes capables de voir les fleurs avec relativement peu de conceptions erronées. Ces deux états d’esprit ont en commun une attirance, mais l’attachement est perverti et entraîne des conséquences fâcheuses alors que l’amour et la compassion sont réalistes et causes de bonheur.
La colère est, quant à elle, sans détour. Lorsque nous sommes sous l’influence de ce facteur mental, nous sommes immédiatement agités et nous éprouvons des souffrances mentales, voire physiques, ainsi qu’un certain malaise. L’esprit, sous cette influence, se trompe également sur la nature de l’objet. Que cet objet soit plaisant ou déplaisant, il le saisit comme étant totalement déplaisant, comme une chose haïssable.
L’attachement et la colère sont comme une paire d’amis, malhonnêtes et rusés. Ils troublent en permanence notre esprit provoquant l’apparition de facteurs mentaux négatifs qui entraînent des actions erronées.
Reconnaître notre véritable ennemi
Nous recherchons toujours notre ennemi, la cause de nos souffrances, à l’extérieur de nous. Mais nos ennemis réels ne sont ni les autres, ni les conditions. La nocivité de nos ennemis est variable : ils peuvent même devenir nos meilleurs amis et nous prodiguer de grands bienfaits. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’il n’y ait nulle cause réelle à tous nos problèmes. Ce sont ces mêmes conceptions perturbatrices qui sont nos vrais ennemis. Tant qu’elles existent, elles nous nuisent concrètement et ne changent jamais de nature. Quiconque souhaite s’engager dans une pratique religieuse identifie au préalable ces conceptions perturbatrices. Après avoir réalisé que ce sont là des ennemis implacables, il consacre toutes ses forces et son énergie à leur totale destruction.
Idées étranges et conceptions erronées fréquentes
Aujourd’hui, certains pensent que ces conceptions perturbatrices ne doivent être ni combattues, ni détruites mais qu’il faut les considérer avec gentillesse et passivité. Cependant, en examinant la situation, nous verrons que si ces perturbations sont toujours présentes en nous, toujours avec la même force, c’est parce que nous leur avons toujours été soumis et avons accepté qu’elles nous dirigent. Le résultat c’est que nous demeurons enchaînés au cycle des existences, éprouvant constamment des souffrances. En suivant les conseils de ces personnes, nous serions comme un alcoolique qui écoute celui qui lui recommande de continuer à boire. Etant donné que ces raisonnements sont dénués de fondement, nous pouvons nous demander pourquoi certains les soutiennent. Ceci est dû à notre penchant naturel pour la facilité. Combattre les conceptions perturbatrices est un travail difficile et déplaisant alors que les suivre peut sembler bien plus confortable. Cependant, après avoir clairement vu ce qu’étaient ces conceptions perturbatrices, nous pouvons les identifier comme étant le vrai grand problème. Mais il n’est pas facile de les éliminer. Ce travail demande beaucoup d’efforts. En fait, pour pouvoir réaliser notre but, nous devons apprendre à cultiver et à utiliser nos états de conscience les plus puissants.
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